Renault retrouve les bénéfices au premier semestre

Une Renault 4L électrique, portant le logo de la présidence française, exposée lors de la visite du président français Emmanuel Macron à Douai. (AFP.)
Une Renault 4L électrique, portant le logo de la présidence française, exposée lors de la visite du président français Emmanuel Macron à Douai. (AFP.)
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Publié le Vendredi 30 juillet 2021

Renault retrouve les bénéfices au premier semestre

  • Renault avait perdu 7,39 milliards d'euros au premier semestre 2020
  • Le groupe Renault a rebondi au premier semestre avec un bénéfice net de 368 millions d'euros

PARIS: Le groupe Renault a rebondi au premier semestre avec un bénéfice net de 368 millions d'euros, son plan d'économies étant "en avance" sur son objectif, après une année 2020 très difficile.


Le groupe a annoncé vendredi une marge opérationnelle de 654 millions d'euros sur les six premiers mois de l'année, soit 2,8% du chiffre d'affaires. Celui-ci s'établit à 23,4 milliards d'euros, en hausse de 26,8% sur un an.


Renault avait perdu 7,39 milliards d'euros au premier semestre 2020.


Le groupe a souligné qu'il devrait atteindre les objectifs de son plan d'économies de 2 milliards d'euros "avec un an d'avance": 1,8 milliard d'euros a déjà été réalisé, dont plus de 600 millions d'euros sur ce premier semestre, par rapport à 2019.


La crise des semi-conducteurs continue de freiner l'assemblage et pourrait conduire à une perte de production de l'ordre de 200.000 véhicules sur l"année, prévient Renault.


Les flux de trésorerie de l'automobile sont cependant négatifs à hauteur de 70 millions d’euros.


"Nous avons franchi une étape importante dans la restauration de nos équilibres financiers", a déclaré Clotilde Delbos, directrice financière de Renault Group.

Les syndicats soulignent l'effort des salariés

Les syndicats CFDT, CGT et FO de Renault ont souligné vendredi les efforts réalisés par les salariés du groupe, alors que le constructeur automobile a renoué avec les bénéfices au premier semestre.


"Les efforts de tous les salariés portent les fruits du redressement", estime la CFDT dans un communiqué. "Avec un résultat net de 368 millions d'euros" annoncé vendredi, "l'entreprise montre un autre visage que les 7,4 milliards de perte il y a juste un an", se félicite le deuxième syndicat du groupe.


Renault "démontre, encore une fois, une capacité de rebond, grâce aux talents des femmes et des hommes de l'entreprise", poursuit la CFDT, "rassurée" mais qui relève "des points d'inquiétude" pour la suite "au-delà des menaces conjoncturelles".


Le syndicat rappelle "l'impact social non négligeable" de la "mutation" de Renault démarrée au printemps 2020, avec la suppression sur trois ans de 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France. Il dénonce des "passages en force", particulièrement dans l'ingénierie, qui "ont installé la défiance durablement".


Pour la CGT, si Renault est revenu dans le vert au premier semestre, c'est parce que le groupe a "fait payer l'addition aux clients, aux salariés et à la collectivité". 


Sa "politique de prix de vente des véhicules sans concession pour les clients" a permis d'"améliorer sa marge sur chaque unité vendue", note le troisième syndicat du constructeur. En parallèle, "le plan de réduction des coûts fixes est supporté pour l'essentiel par les salariés et la collectivité", avec du chômage partiel sur "tous les sites" financé "à 60% par les pouvoirs publics", ajoute-t-il.


Les salariés "assistent impuissants aux réductions d'effectifs, aux investissements sacrifiés", qui "mettent en péril l'avenir du groupe", tandis que "la direction générale poursuit son train de vie somptueux", proteste la CGT.


De son côté, FO note que si Renault engrange de bons résultats semestriels, c'est "certainement parce que les salariés ont été là". "Ils ont tous consenti des efforts et ont été plus que contributeurs et résilients. On peut saluer les résultats collectivement", a déclaré à l'AFP Mariette Rih, déléguée syndicale centrale du quatrième syndicat du groupe.


"C'est une belle progression. Le plan d'économies produit ses effets. On peut dire aujourd'hui que Renault est sorti de la salle des urgences, mais on est toujours convalescents", a jugé Mme Rih.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.