Aux États-Unis, les vaccinés exaspérés par les récalcitrants

Un portier d'Oasis informe un client qu'une carte de vaccination est requise pour entrer dans le club le 29 juillet 2021 à San Francisco, Californie. (Justin Sullivan/Getty Images/AFP)
Un portier d'Oasis informe un client qu'une carte de vaccination est requise pour entrer dans le club le 29 juillet 2021 à San Francisco, Californie. (Justin Sullivan/Getty Images/AFP)
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Publié le Vendredi 30 juillet 2021

Aux États-Unis, les vaccinés exaspérés par les récalcitrants

  • Quelque 60% des adultes américains sont vaccinés, ce qui est très loin des 85 à 90% nécessaires pour contenir le virus selon les épidémiologistes
  • Des théories du complot à la méfiance envers le système de santé découlant d'un racisme historique, les raisons de l'hésitation sont nombreuses

WASHINGTON, États-Unis : La nouvelle vague de Covid-19, portée par le contagieux variant Delta, provoque la colère des Américains vaccinés, qui accusent les récalcitrants de gâcher l'été insouciant qu'on leur avait promis et qui sera finalement plus masqué que prévu.

"C'est presque comme s’ils ne se souciaient pas du reste du monde. Ils ont un comportement égoïste et égocentrique", s'agace auprès de l'AFP Alethea Reed, 58 ans, qui travaille dans la santé à Washington.

"En tant que personne considérée à risque, et ayant un conjoint qui appartient à une catégorie très à risque, c'est vraiment frustrant", déclare Anne Hamon, assistante sociale de 64 ans, qui regrette de n'avoir pas pu convaincre son propre frère de recevoir une injection.

En recommandant cette semaine le retour au port du masque en intérieur pour les vaccinés, les autorités sanitaires n'ont pas allégé l'humeur de beaucoup d'entre eux, qui considèrent que leurs vies sont bouleversées par les choix des autres.

Quelque 60% des adultes américains sont vaccinés, ce qui est très loin des 85 à 90% nécessaires pour contenir le virus selon les épidémiologistes, et ce même si les piqûres sont disponibles depuis des mois.

D'autant que cette moyenne nationale cache de grandes disparités régionales, indissociables des couleurs politiques. Les Etats républicains du Sud sont les moins vaccinés, les fiefs démocrates du Nord-Est étant bien mieux immunisés.

Jusqu'à récemment, le débat sur les récalcitrants insistait sur l'importance d'apaiser leurs inquiétudes, de faciliter l'accessibilité aux vaccins et les convaincre en proposant des loteries ou des cadeaux.

Aujourd'hui, "on passe de la compréhension à l'impatience, et des incitations aux conséquences", affirme à l'AFP David Frum, ancienne plume du président George W. Bush et auteur de l'éditorial "L'Amérique vaccinée en a assez" dans The Atlantic.

De plus en plus de grandes entreprises, comme Facebook ou Google, annoncent qu'elles exigeront de leurs employés qu'ils soient vaccinés, contribuant à alimenter une dynamique en faveur de l'obligation de vaccination.

Jeudi, le président Joe Biden a annoncé que les millions d'employés fédéraux devront soit être vaccinés, soit porter le masque et se soumettre à des tests réguliers, des mesures similaires à celles déjà prises par la Californie et New York.

Professionnels de la santé épuisés

Des théories du complot à la méfiance envers le système de santé découlant d'un racisme historique, les raisons de l'hésitation sont nombreuses, mais ne suffisent plus à calmer l'impatience.

"Il arrive un moment où, quand vous êtes témoin d'une action nocive, le fait d'en connaître la raison devient moins important", estime David Frum.

"Derrière chaque accident de la route lié à l'alcool, il y a une terrible histoire d'addiction. Mais quelle qu'elle soit, vous ne devez pas conduire."

Dans un discours télévisé, Joe Biden a reconnu que "beaucoup d'entre vous, dans la majorité (à être vaccinés, NDLR), sont frustrés par les conséquences de la non-vaccination d'une minorité".

Des docteurs traumatisés qui pensaient avoir laissé derrière eux les hospitalisations de patients Covid lancent des appels émouvants.

Dans une publication Facebook devenue virale, la docteure Brytney Cobia, qui exerce dans l'Etat durement touché de l'Alabama, explique que tous ses patients, sauf un, n'étaient pas vaccinés.

"L'une des dernières choses qu'ils font avant d'être intubés est de me supplier de les vacciner. Je tiens leur main et leur dit que je suis désolée, mais que c'est trop tard", dit-elle.

Matthew Heinz, médecin dans l'Arizona, observe que même si le nombre de cas dans son hôpital est bien inférieur au pic de l'année dernière, "les gens ont l'air de croire que c'est terminé, et ce n'est pas le cas".

M. Heinz, également élu démocrate local, et certains de ses collègues bataillent pour obtenir une vaccination obligatoire pour les employés publics du comté de Pima - ce qui promet un conflit juridique avec le gouverneur républicain Doug Ducey qui a, dans un décret, interdit toute mesure de ce type.

Mais quelques signes montrent que même chez les conservateurs, une évolution est à l'oeuvre.

Geraldo Rivera, pilier de la chaîne conservatrice Fox News, a déclaré à l'antenne cette semaine que les non-vaccinés étaient "arrogants" et "égoïstes", ajoutant que s'opposer au passeport vaccinal était "digne des hommes des cavernes".

Quelques jours avant, la gouverneure de l'Alabama Kay Ivey avait critiqué le manque de "bon sens" des récalcitrants.

Pour Richard Carpiano, de l'université de Californie à Riverside, l'agacement perceptible est un signe rassurant que, malgré toute l'attention accordée aux anti-vaccins, la majorité "croit en la science, et sait ce qu'elle a à faire".

"Ce genre d'inquiétude ou d'indignation, selon la façon dont elle est canalisée, peut être efficace notamment pour mobiliser les élus", dit-il.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.