FBI: La quantité de nitrate explosée à Beyrouth était une fraction de la cargaison d'origine

Une vue au coucher du soleil, montre le silo à grains qui a été endommagé lors de l'explosion du port de Beyrouth l'année dernière, à Beyrouth, au Liban, le 29 juillet 2021. (Photo, Reuters)
Une vue au coucher du soleil, montre le silo à grains qui a été endommagé lors de l'explosion du port de Beyrouth l'année dernière, à Beyrouth, au Liban, le 29 juillet 2021. (Photo, Reuters)
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Publié le Samedi 31 juillet 2021

FBI: La quantité de nitrate explosée à Beyrouth était une fraction de la cargaison d'origine

  • Des questions restent sans réponse, notamment comment une énorme quantité de nitrate d'ammonium a été stockée de manière dangereuse dans la capitale pendant des années
  • L'explosion a été l'une des plus grandes explosions non nucléaires jamais enregistrées, tuant plus de 200 personnes

WASHINGTON : La quantité de nitrate d'ammonium qui a explosé dans le port de Beyrouth l'année dernière représentait un cinquième de la cargaison déchargée en 2013, a conclu le FBI après l'explosion, ajoutant aux soupçons qu'une grande partie de la cargaison avait disparu.

À l'approche du premier anniversaire le 4 août, des questions importantes restent sans réponse, notamment comment une énorme quantité de nitrate d'ammonium, qui peut être utilisée pour fabriquer des engrais ou des bombes, a été stockée de manière dangereuse dans la capitale libanaise pendant des années.

L'explosion a été l'une des plus grandes explosions non nucléaires jamais enregistrées, tuant plus de 200 personnes, en blessant des milliers et dévastant des zones entières de Beyrouth.

Le rapport du FBI du 7 octobre 2020, qui a été consulté par Reuters cette semaine, estime qu'environ 552 tonnes de nitrate d'ammonium ont explosé ce jour-là, bien moins que les 2 754 tonnes arrivées sur un cargo Russe loué en 2013.

Le rapport du FBI ne donne aucune explication sur la façon dont l'écart est survenu ou sur l'endroit où le reste de l'expédition a pu être acheminé.

En réponse à une demande détaillée de commentaires, un porte-parole du FBI a renvoyé Reuters aux autorités libanaises.

Les enquêteurs du FBI sont venus à Beyrouth après l'explosion à la demande des autorités Libanaises.

Un haut responsable libanais qui était au courant du rapport du FBI et de ses conclusions a révélé que les autorités libanaises étaient d'accord avec le Bureau sur la quantité qui a explosé.

De nombreux responsables libanais ont auparavant reconnu en privé qu'ils pensaient qu'une grande partie de la cargaison avait été volée.

Le nitrate d'ammonium se rendait de Géorgie au Mozambique sur un cargo Russe loué lorsque le capitaine a avisé qu'il avait reçu l'ordre de faire une escale imprévue à Beyrouth afin d'embarquer une cargaison supplémentaire.

Le navire est arrivé à Beyrouth en novembre 2013, mais n'est jamais reparti, s'empêtrant dans un différend juridique concernant les frais de port impayés et les défauts du navire. Personne ne s'est jamais présenté pour réclamer l'expédition.

Un haut responsable libanais a affirmé qu'il n'y avait pas de conclusions fermes quant aux raisons pour lesquelles la quantité qui a explosé était inférieure à l'expédition d'origine. Une théorie était qu'une partie avait été volée. Une deuxième théorie était que seule une partie de la cargaison a explosé, le reste a été projeté en mer, a précisé le responsable.

Selon le rapport du FBI, «une quantité approximative d’environ 552 tonnes métriques de nitrate d'ammonium a explosé dans l'entrepôt 12».

Le haut responsable libanais a constaté que l'entrepôt était assez grand pour stocker 2754 tonnes, qui était conservée dans des sacs d'une tonne, mais il a ajouté «qu'il n'est pas logique que toute la totalité du nitrate d'ammonium soit présente au moment de l'explosion».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com