Le Royaume-Uni préconise de «répondre sévèrement» après la mort d'un Britannique sur un navire israélien

Ethan Tews, technicien en neutralisation des explosifs et munitions de 3e classe, traverse le pont d'envol du porte-avions USS Ronald Reagan (CVN 76) en réponse à un appel à l'aide de Mercer Street dans la mer d'Oman, le 30 juillet 2021. (Reuters)
Ethan Tews, technicien en neutralisation des explosifs et munitions de 3e classe, traverse le pont d'envol du porte-avions USS Ronald Reagan (CVN 76) en réponse à un appel à l'aide de Mercer Street dans la mer d'Oman, le 30 juillet 2021. (Reuters)
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Publié le Samedi 31 juillet 2021

Le Royaume-Uni préconise de «répondre sévèrement» après la mort d'un Britannique sur un navire israélien

  • Le ministre israélien des AE impute à l'Iran une attaque de drones au large d'Oman
  • Le porte-parole du gouvernement britannique : « Les vaisseaux doivent être autorisés à naviguer librement conformément au droit international »

LONDRES : Israël a demandé au Royaume-Uni de « réagir sévèrement » suite à la mort d’un citoyen britannique dans une attaque de drone contre un navire dans le golfe Persique.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Yair Lapid, condamne l'Iran pour l'attaque. Selon des responsables américains, plusieurs drones chargés d'explosifs ont été lances contre le pétrolier Mercer Street, dont l'un a touché les logements de l'équipage.

L'assaut contre le navire, exploité par la société israélienne Zodiac Maritime, s'est produit vendredi au large des côtes d'Oman, tuant le Britannique – qui aurait travaillé comme agent de sécurité à bord – et un citoyen roumain.

Le gouvernement britannique n'a pas encore dit qui il considère responsable de l'attaque ni identifié la victime.

« Nos pensées vont aux proches d'un ressortissant britannique décédé à la suite d'un incident sur un pétrolier au large d'Oman », déclare un porte-parole du gouvernement britannique.

« Les navires doivent être autorisés à naviguer librement conformément au droit international. Nous travaillons avec nos partenaires internationaux pour établir les faits de toute urgence. »

Les tensions entre l'Iran et Israël se sont intensifiées ces derniers mois en pleins pourparlers entre Téhéran et les pays occidentaux à Vienne pour relancer le plan d'action global conjoint, également connu sous le nom d'accord nucléaire iranien.

Israël serait à l'origine d'une série de frappes contre les infrastructures iraniennes liées à son programme d'enrichissement d'uranium.

Les deux parties auraient lancé des cyberattaques l'une contre l'autre et ciblé leurs liaisons maritimes respectives, y compris les navires et les ports.

« L’Iran répand la violence et la destruction dans tous les coins de la région », déclare un responsable israélien au Daily Telegraph. « En raison de leur empressement à attaquer une cible israélienne, ils se sont retrouvés impliqués dans la mort de citoyens étrangers. »

Le réseau d'information iranien Al-Alam affirme que l'attaque sur le Mercer Street intervient en représailles aux frappes aériennes israéliennes en Syrie sur des cibles iraniennes la semaine dernière qui ont tué deux « combattants de la résistance ». Téhéran, cependant, n'a pas encore commenté l'accusation de Lapid.

Behnam Ben Taleblu, chercheur principal à la Fondation américaine pour la défense des démocraties, déclare : « Ce ne serait pas une surprise pour moi que l'Iran utilise un drone pour mener son combat contre Israël et les navires maritimes. L'Iran a montré une escalade progressive dans le domaine maritime.

Il ajoute : « Ce genre d'escalade du tac au tac va se poursuivre et l'Iran est susceptible d'intensifier ces attaques … pour signaler qu'il ne subira aucun cyber-sabotage. »

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.