En Thaïlande, les moines en première ligne face à la flambée de coronavirus

Dans la province de Pathum Thani, à quelques dizaines de kilomètres au nord de Bangkok, le moine Supornchaithammo, aide, lui, à transporter les corps au crématorium de son temple. (Photo, AFP)
Dans la province de Pathum Thani, à quelques dizaines de kilomètres au nord de Bangkok, le moine Supornchaithammo, aide, lui, à transporter les corps au crématorium de son temple. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 01 août 2021

En Thaïlande, les moines en première ligne face à la flambée de coronavirus

  • Le déploiement des vaccins progresse très lentement dans le royaume. Moins de 6% des 70 millions de Thaïlandais sont entièrement vaccinés
  • Des files d'attente interminables pour se faire tester ou inoculer, ont suscité de vives critiques sur la gestion de la crise par les autorités

BANGKOK: Distribuer de l'oxygène, effectuer des prélèvements nasaux, transporter les corps des victimes: en Thaïlande, les moines sont en première ligne pour tenter d'endiguer la vague de coronavirus sans précédent dans le royaume où la campagne vaccinale se déploie lentement.


Mahapromphong enfile par dessus sa robe orange une combinaison de protection, une double paire de gants et quitte le temple Suthi Wararam au cœur de Bangkok. 


Il gagne un quartier pauvre de la capitale thaïlandaise où les cas de Covid-19 ont explosé ces derniers jours, sort son kit de test antigénique, enfonce un écouvillon dans le nez d'une habitante et attend le résultat. Négatif. 


"Beaucoup de Thaïlandais sont délaissés par le système de santé publique, alors on a monté une équipe de volontaires pour aller à la rencontre des communautés les plus défavorisées", explique à l'AFP le moine de 33 ans.


Son temple est devenu un centre d'isolement pour les personnes atteintes du virus et il s'est formé auprès des soignants déployés dans l'édifice.


Les quelque 200 000 moines du royaume, majoritairement bouddhiste, sont très respectés dans le pays et les dons (fournitures médicales, bouteilles d'oxygène, nourriture, couvertures...) affluent.


"La population a toujours compté sur nous, c'est notre devoir" de lui venir en aide, relève Mahapromphong après avoir mesuré le niveau d'oxygène d'un malade.


Dans la province de Pathum Thani, à quelques dizaines de kilomètres au nord de Bangkok, le moine Supornchaithammo, aide, lui, à transporter les corps au crématorium de son temple.


"Quand j'ai été ordonné, je n'avais pas en tête que je ferai quelque chose comme ça (...), mais je suis fier d'être ici, de pouvoir aider", affirme-t-il.

Crématorium surchargé 
La tâche est difficile et, certains jours, le nombre de victimes est trop important par rapport à la capacité du crématorium.


La Thaïlande est confrontée à la plus forte flambée épidémique depuis le début de la crise l'année dernière (près de 600 000 cas et près de 5 000 morts recensés, essentiellement depuis fin avril) et le système de santé est sous pression.


Le pays a lancé une nouvelle campagne de vaccination des moines: entre 3 et 4 000 doivent être inoculés ce dimanche.


Mais le déploiement des vaccins progresse très lentement dans le royaume. Moins de 6% des 70 millions de Thaïlandais sont entièrement vaccinés.


Et, dans certains endroits de la capitale, des files d'attente interminables pour se faire tester ou inoculer, ont suscité de vives critiques sur la gestion de la crise par les autorités.


Ces dernières ont publié vendredi un décret d'urgence interdisant la diffusion de "faux messages" critiques pouvant porter atteinte à la sécurité, une mesure condamnée par plusieurs médias.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.