La Tunisie réitère son engagement à lutter contre l’immigration clandestine

Une fois identifiés, les migrants sont envoyés dans des centres provisoires d’hébergement sur la terre ferme ou demeurent en quarantaine sur les navires amarrés devant le port de la petite île. (AFP)
Une fois identifiés, les migrants sont envoyés dans des centres provisoires d’hébergement sur la terre ferme ou demeurent en quarantaine sur les navires amarrés devant le port de la petite île. (AFP)
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Publié le Lundi 02 août 2021

La Tunisie réitère son engagement à lutter contre l’immigration clandestine

  • Lundi, la garde côtière tunisienne a déclaré avoir mené 11 opérations pour combattre l’immigration clandestine pendant le week-end. 188 migrants ont été arrêtés à bord de différents bateaux dans plusieurs régions du pays
  • Pourtant, l’arrivée des migrants sur l’île de Lampedusa se poursuit en raison de conditions maritimes favorables

ROME: Le président tunisien Kaïs Saïed a réitéré l’engagement de son pays à combattre l’immigration clandestine. Il a également remercié l’Italie qui a fourni à la Tunisie 1,5 million de doses de vaccin contre la Covid-19, en plus de cinq conteneurs d’équipement médical pour aider le pays à lutter contre la pandémie.

Dimanche soir, M. Saïed a symboliquement reçu le don de vaccins lors d’une cérémonie en présence de l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Lorenzo Fanara. Le président a salué les relations entre les deux pays et a renouvelé l’engagement de la Tunisie à lutter contre le fléau de l’immigration clandestine.

Le président a fait part de sa volonté de «protéger les droits et les libertés, tout en renforçant les piliers de la stabilité et de la sécurité», dans un communiqué publié par le bureau présidentiel. De plus, il a exposé clairement la position de son pays contre l’immigration illégale, dénonçant aussi le trafic et la traite d’êtres humains. Il a également mis en garde contre l’exploitation politique de ce problème en cette période particulièrement «délicate» que le pays traverse.

Dans un entretien accordé à Arab News, des sources proches de l’ambassade d’Italie en Tunisie affirment que M. Saïed «demeure disposé à poursuivre la collaboration bilatérale conformément à tous les accords conclus des deux côtés sur la question de l’immigration au cours des quelques dernières années».

Pourtant, l’arrivée des migrants sur l’île de Lampedusa se poursuit en raison de conditions maritimes favorables.

Lundi, la garde côtière tunisienne a déclaré avoir mené 11 opérations pour combattre l’immigration clandestine pendant le week-end. 188 migrants ont été arrêtés à bord de différents bateaux dans plusieurs régions du pays.

Dans un communiqué de presse publié à l’issue de la cérémonie, le ministère tunisien de l’Intérieur a rapporté que 56 des personnes arrêtées proviennent de pays africains. Il n’a cependant pas précisé leur nationalité.

Onze d’entre elles sont déjà recherchées pour avoir tenté à plusieurs reprises d’atteindre illégalement les côtes italiennes et européennes.

 «Ils pourront dire ce que bon leur semble, mais la plupart sont des Tunisiens en provenance de la Tunisie», confie à Arab News le révérend père Michele Giordano de Caritas en Sicile.

«La lutte des forces de sécurité tunisiennes contre l’immigration clandestine vient sans doute en réaction à l’entretien accordé samedi par le leader d’Ennahdha et président du Parlement tunisien, Rached Ghannouchi, au quotidien italien Corriere della Sera. Selon lui, les pays européens feraient face à un flux migratoire sans précédent s’ils ne venaient pas en aide à son mouvement», déclare Andrea Delmastro Delle Vedove, membre de la Commission des affaires étrangères de la Chambre italienne des députés, dans un entretien à Arab News.

«Je ne vois aucune autre raison qui les pousserait à répéter à tout le monde que la garde côtière tunisienne a empêché des centaines de personnes de franchir illégalement les frontières. Ce genre d’information semble contredire le nombre croissant de migrants tunisiens sur l’île de Lampedusa et les rives sud de la Sardaigne», ajoute-t-il.

Dimanche, près de 200 personnes sont arrivées à Lampedusa. Une fois identifiés, les migrants sont envoyés dans des centres provisoires d’hébergement sur la terre ferme ou demeurent en quarantaine sur les navires amarrés devant le port de la petite île. Plus de 1 200 migrants séjournent toujours au centre de rétention de Lampedusa – conçu pour n’en accueillir que 250.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.


Le Liban fait état de huit morts dans une frappe israélienne à Saïda

Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
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  • Une frappe israélienne à Saïda, au Liban, a fait au moins 8 morts et 22 blessés parmi les civils, causant d’importants dégâts sur le front de mer
  • L’attaque survient malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, dont l’application au Liban reste floue et contestée

BEYROUTH: Une frappe israélienne a fait huit morts dans la ville libanaise de Saïda, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé, alors que Washington et ses alliés se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu avec l'Iran.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Saïda, dans le sud du Liban, a fait, selon un bilan provisoire, huit morts parmi la population civile et 22 blessés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Un photographe de l'AFP présent sur les lieux de l'attaque, qui a touché le front de mer de cette ville côtière, a vu des flammes s'élever d'un café aux vitres brisées qui jonchaient la chaussée.

Les pompiers s'efforçaient d'éteindre l'incendie tandis que l'armée bouclait le secteur. Des voitures stationnées à proximité ont également été endommagées.

"Nous avons été informés d'une frappe sur la route du front de mer à Saïda. Nous avons envoyé deux équipes, mais celles-ci ont demandé des renforts en raison du nombre élevé de victimes", a indiqué à l'AFP Louay Sabeh, secouriste au sein d'une association locale.

Les équipes de secours ont transporté au moins six blessés depuis les lieux de l'attaque, a-t-il précisé.

Cette frappe est survenue peu avant que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu de deux semaines "partout", y compris au Liban.

Le Pakistan a joué le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.