Un été marqué par une série de catastrophes naturelles

Alimentés par la sécheresse et la chaleur, des incendies ravagent l'ouest du Canada et des Etats-Unis, en particulier la Californie où le feu a déjà détruit trois fois plus de végétation cette année par rapport à 2020. Photo prise le 2 juillet 2021, au sud-ouest du lac Deka, au Canada. (Photo, AFP)
Alimentés par la sécheresse et la chaleur, des incendies ravagent l'ouest du Canada et des Etats-Unis, en particulier la Californie où le feu a déjà détruit trois fois plus de végétation cette année par rapport à 2020. Photo prise le 2 juillet 2021, au sud-ouest du lac Deka, au Canada. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 03 août 2021

Un été marqué par une série de catastrophes naturelles

  • Les 14 et 15 juillet, de fortes inondations font au moins 224 morts en Allemagne et en Belgique. Les cours d'eau sortent brutalement de leur lit sous l'effet de pluies diluviennes, envahissant des dizaines de zones habitées
  • En Grèce et Turquie, de nombreux incendies font rage, début août, attisés là aussi par le manque d'eau et les fortes chaleurs, en particulier dans le sud de la Turquie et sur l'île grecque de Rhodes

PARIS: Dôme de chaleur et canicules, inondations et incendies: l'été boréal a été marqué par des catastrophes naturelles en cascade, dont l'ampleur et la fréquence pourraient avoir été aggravées par le réchauffement climatique, selon les climatologues.

Dôme de chaleur au Canada, canicule en Grèce

Fin juin, l'ouest du Canada est pris sous un "dôme de chaleur" provoqué par de fortes pressions emprisonnant l'air chaud. Le pays bat plusieurs fois son record absolu de température, qui s'établit finalement à 49,6°C dans le village de Lytton, le 30 juin. Les Etats américains de Washington et de l'Oregon sont aussi touchés.

Le nombre de décès provoqué par cette première vague est évalué à plusieurs centaines.

Cette vague de chaleur aurait été "presque impossible" sans le réchauffement climatique causé par les humains, selon les scientifiques du World Weather Attribution, une initiative regroupant des experts de divers instituts de recherche dans le monde. 

Selon eux, le changement climatique a rendu cet événement au minimum 150 fois plus susceptible de se produire.

En juillet, une deuxième vague de chaleur frappe l'ouest des Etats-Unis et du Canada. Le 10 juillet, la ville de Las Vegas égale son record historique de température, à 47,2° C.

Depuis le 29 juillet, la Grèce traverse une vague de chaleur intense. C'est la "pire canicule depuis 1987" a déclaré lundi le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. Le mercure a grimpé jusqu'à 43°C à Athènes ce 2 août. 

Inondations en Europe, en Chine et Inde

Les 14 et 15 juillet, de fortes inondations font au moins 224 morts en Allemagne et en Belgique. Les cours d'eau sortent brutalement de leur lit sous l'effet de pluies diluviennes, envahissant des dizaines de zones habitées. Les crues causent également des dégâts au Luxembourg, aux Pays-Bas ou en Suisse.

Les précipitations ont atteint en deux jours l'équivalent de deux mois de pluies, selon l'Organisation météorologique mondiale. 

"Pour le moment, on ne peut pas dire avec certitude que cet événement est lié au dérèglement climatique", mais de tels phénomènes extrêmes deviennent "plus fréquents et plus probables" à cause du réchauffement, selon Kai Schröter, hydrologue à l'Université de Postdam.

En Chine, le centre du pays est touché autour du 20 juillet par d'importantes inondations qui font 302  morts selon les autorités de la province du Henan.

En trois jours, tombe l'équivalent de près d'une année de précipitations à Zhengzhou -- du jamais vu en six décennies de relevés météorologiques.

Des pluies torrentielles de mousson en Inde font plus de 230 morts à la suite d'inondations et glissements de terrain dans la seconde moitié de juillet.

Les experts estiment que l'intensité et la fréquence des pluies de mousson, annuelles en Inde de juin à septembre, sont renforcées par le changement climatique.

Incendies dans l'ouest américain et en Europe

Alimentés par la sécheresse et la chaleur, des incendies ravagent l'ouest du Canada et des Etats-Unis, en particulier la Californie où le feu a déjà détruit trois fois plus de végétation cette année par rapport à 2020.

L'un des incendies les plus impressionnants dans cette région en juillet, le "Bootleg Fire" dans l'Oregon, a brûlé en deux semaines l'équivalent de la ville de Los Angeles en végétation et forêts.

En Grèce et Turquie, de nombreux incendies font rage, début août, attisés là aussi par le manque d'eau et les fortes chaleurs, en particulier dans le sud de la Turquie et sur l'île grecque de Rhodes. 

130 incendies se sont déclarés en six jours sur l'ensemble de la Turquie. Ils ont fait au moins huit morts et entraîné l'évacuation de centaines de touristes et habitants en particulier des villes touristiques d'Antalya, Bodrum et Marmaris (sud).


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.