Incendies en Grèce: les pompiers espèrent maîtriser un feu important près d'Athènes

La fumée se dégageant du lieu de l'incendie, vue depuis les hauteurs d'Athènes, le 4 août 2021. Photo fournie Arab News en français
La fumée se dégageant du lieu de l'incendie, vue depuis les hauteurs d'Athènes, le 4 août 2021. Photo fournie Arab News en français
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Publié le Mercredi 04 août 2021

Incendies en Grèce: les pompiers espèrent maîtriser un feu important près d'Athènes

  • Athènes s'est réveillée mercredi dans des fumées épaisses et l'odeur âcre de l'incendie qui s'est déclaré la veille au nord de la capitale grecque, au pied du mont Parnès, que les pompiers espéraient maîtriser «dans les prochaines heures»
  • Une dizaine de maisons ont brûlé et des dizaines d'entreprises, tavernes et habitations ont subi d'importants dégâts mardi après-midi et dans la nuit à Varympompi, à 30 km au nord-ouest d'Athènes, selon les premières estimations des autorités

Athènes s'est réveillée mercredi dans des fumées épaisses et l'odeur âcre de l'incendie qui s'est déclaré la veille au nord de la capitale grecque, au pied du mont Parnès, que les pompiers espéraient maîtriser "dans les prochaines heures".

Une dizaine de maisons ont brûlé et des dizaines d'entreprises, tavernes et habitations ont subi d'importants dégâts mardi après-midi et dans la nuit à Varympompi, à 30 km au nord-ouest d'Athènes, selon les premières estimations des autorités.

Varympompi, où s'est rendu le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis mercredi matin, ne ressemblait plus qu'à un village fantôme vidé de ses habitants, a constaté un vidéaste de l'AFP. Plus de 300 personnes avaient été évacuées de cette localité et de deux autres villages voisins.

Mercredi matin, "la situation est meilleure et nous espérons que le feu sera mis sous contrôle dans les prochaines heures", a annoncé le service de presse des pompiers.

Plus de 500 pompiers avec cinq hélicoptères et une dizaines des bombardiers d'eau étaient toujours à pied d'oeuvre mercredi matin. Le feu s'était déclaré mardi après-midi alors que la Grèce est frappée depuis une semaine par une canicule exceptionnelle, avec des températures dépassant les 43 degrés Celsius par endroits.

Après le mont Penteli la semaine dernière, c'est le mont Parnès, la deuxième des trois collines qui encadrent Athènes, qui était en feu mardi, répandant des cendres et des fumées sur la capitale grecque. Près de 200 chevaux qui se trouvaient dans les centres équestres du secteur ont été déplacés sains et saufs, selon la confédération grecque d'équitation.

La police a indiqué avoir aidé près de 70 personnes qui étaient coincées chez elles, dans des localités entourées par les flammes. Varympompi se trouve proche de l'ancien palais royal de Tatoï, d'où des oeuvres précieuses ont été mises à l'abri par précaution.

Mardi, la Grèce avait été confrontée à près de 80 feux, dont 40 encore actifs, selon le ministre adjoint à la Protection civile, Nikos Hardalias. Au moins deux autres feux de forêt, sur la péninsule du Péloponnèse et sur l'île d'Eubée, n'étaient pas encore circonscrits mercredi, selon les pompiers.

 

Afflux touristique, rebond épidémique: la Grèce devant une équation difficile

Les files d'attente devant les musées et les bateaux bondés en partance pour les îles témoignent de la reprise du tourisme en Grèce, après la morne saison estivale de 2020. Mais la propagation de la souche Delta inquiète autorités et professionnels.

Le nombre de visiteurs en juillet en Crète, qui sert de baromètre touristique, "a presque doublé par rapport à l'année dernière", se réjouit Michalis Vlatakis, président de l'union des opérateurs touristiques crétois. L'an dernier, la plus grande île de Grèce avait perdu 70% de ses touristes par rapport à 2019, avant le déclenchement de la pandémie de coronavirus.

Moteur de l'économie grecque, l'industrie du tourisme, qui dépend traditionnellement des visiteurs du nord de l'Europe, a été frappée de plein fouet en 2020, comme l'Espagne ou l'Italie, par les confinements et la fermeture des frontières. Mais cette année, l'ouverture officielle de la saison touristique à la mi-mai, avec un mois d'avance sur 2020, a donné un coup de pouce au secteur. 

Et la Grèce semble avoir retrouvé ses marchés traditionnels: en août, les Allemands figurent en tête de réservations, suivis des Britanniques, des Italiens et des Français, selon les prévisions de l'Institut de l'Union des entreprises touristiques (Insete). Toutefois, cet optimisme est tempéré par la multiplication des cas de Covid-19, en particulier des infections au variant Delta, qui "va prédominer en Grèce, comme dans le monde entier", ont prévenu les autorités sanitaires. 

"L'élan positif pourrait à tout moment être suivi d'insécurité", a prévenu Yannis Retsos, président de l'Union des opérateurs du tourisme. "Pour la première fois depuis des années, on ne peut pas prévoir les recettes touristiques", a-t-il tweeté en juillet, estimant qu'"une seule chose est certaine: la pandémie requiert des conditions sûres de voyage".

Mykonos en rouge

La Crète figure d'ailleurs en rouge sur la carte épidémiologique de la Grèce. A l'instar d'autres destinations touristiques, comme Athènes et l'emblématique Mykonos, en mer Egée.  Après deux mois d'affluence, la Crète a connu en juillet une forte progression des contaminations au coronavirus. Le nombre quotidien de cas est passé de quelques centaines en juin à plus de 1.500 ces dernières semaines.

La sonnette d'alarme avait été tirée à la mi-juillet à Mykonos, l'île de la jet-set internationale, quand le nombre d'infections avait quadruplé en une semaine, dépassant les 300.  La multiplication des fêtes clandestines avait été pointée du doigt par les autorités sanitaires qui avaient alors imposé, au grand dam des professionnels, un couvre-feu nocturne d'une semaine, accompagné d'autres restrictions et de peines d'amendes allant jusqu'à 200.000 euros en cas d'infraction.

La plus festive des îles cycladiques a quasiment fait le plein à la mi-juillet, avec 90% de la fréquentation de 2019, "ce qui prouve qu'il y aura encore plus de touristes les prochaines semaines", a estimé Konstantinos Koukas, le maire de Mykonos, en appelant au "respect des protocoles sanitaires". Pour l'heure, les autorités grecques ont renforcé les contrôles aux ports et aéroports, ont imposé le masque dans les espaces fermés et l'ont recommandé en plein air en cas de grosse fréquentation.

Canicule, incendies

Autre sujet d'inquiétude pour la fréquentation touristique en Grèce, la vague de chaleur qui frappe la Grèce depuis une semaine: "la pire canicule depuis 1987", selon le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. Elle s'accompagne de nombreux incendies, qui s'ils n'ont fait que des dégâts matériels, empoisonnent les vacances des touristes.

Venu en Grèce avec un groupe d'amis, le Français Laurent Courrèges avait été contraint de passer la nuit samedi à l'aéroport d'Athènes, après avoir raté son avion retour. Coincé dans un immense bouchon à cause d'un incendie près de Patras, il avait mis plus de six heures pour regagner Athènes. 

En outre, tous les sites archéologiques de Grèce ont été fermés à partir de mardi aux heures les plus chaudes. Mais l'impact de la canicule sur le secteur touristique reste minime, s'accordent les experts, qui rappellent que chaleur et incendies sont récurrents en été en Grèce.

D'ailleurs, le Suédois Peter Zralek ne se décourage pas devant les grilles closes de l'Acropole d'Athènes. "De toute façon, on vient en Grèce pour ça: la chaleur, le soleil et la convivialité", tempère-t-il.


Ormuz: l'armée américaine dit avoir détruit des missiles, des drones et six petits bâteaux iraniens

Les forces armées américaines ont abattu des missiles et des drones iraniens qui visaient les bâtiments de l'US Navy et des navires commerciaux, et ont détruit six petits bateaux iraniens, a annoncé lundi l'amiral américain chargé du Moyen-Orient. (AFP)
Les forces armées américaines ont abattu des missiles et des drones iraniens qui visaient les bâtiments de l'US Navy et des navires commerciaux, et ont détruit six petits bateaux iraniens, a annoncé lundi l'amiral américain chargé du Moyen-Orient. (AFP)
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  • Les forces américaines ont "neutralisé efficacement" l'ensemble des "missiles et drones tirés contre nos forces et contre la navigation commerciale ", a déclaré à la presse l'amiral Brad Cooper, à la tête du CENTCOM
  • Téhéran avait affirmé plus tôt avoir tiré des "missiles de croisière, roquettes et drones de combat" vers des bâtiments américains

WASHINGTON: Les forces armées américaines ont abattu des missiles et des drones iraniens qui visaient les bâtiments de l'US Navy et des navires commerciaux, et ont détruit six petits bateaux iraniens, a annoncé lundi l'amiral américain chargé du Moyen-Orient.

Ces hostilités surviennent au premier jour d'une opération américaine destinée à porter assistance à des navires bloqués dans la région du Golfe et du détroit d'Ormuz, Donald Trump affirmant qu'il s'agit là d'un "geste humanitaire" pour aider les équipages.

D'une part, les forces américaines ont "neutralisé efficacement" l'ensemble des "missiles et drones tirés contre nos forces et contre la navigation commerciale ", a déclaré à la presse l'amiral Brad Cooper, à la tête du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Téhéran avait affirmé plus tôt avoir tiré des "missiles de croisière, roquettes et drones de combat" vers des bâtiments américains.

L'amiral a affirmé que la plus grande partie de ces attaques iraniennes ciblaient des navires commerciaux, et qu'une minorité avaient visé des bâtiments militaires américains.

D'autre part, des hélicoptères d'attaque Apache et Seahawk ont visé et détruit "six bateaux iraniens qui représentaient une menace pour la navigation commerciale ", a ajouté l'amiral Brad Cooper.

Donald Trump a affirmé de son côté que "sept petits bateaux" avaient été visés par les tirs américains.

Un haut responsable militaire iranien, cité par la télévision d'Etat, a démenti la destruction des navires iraniens.

"Ensemble défensif" 

Après ces tirs, l'armée israélienne a affirmé être en "état d'alerte élevé".

Selon Donald Trump, "il n'y a pas eu, pour le moment, de dégâts dans le détroit", à part des tirs contre un navire sud-coréen à propos desquels il n'a pas donné de détail.

L'armée américaine affirme que deux destroyers, d'imposants bâtiments qui peuvent tirer des missiles, ont traversé le détroit d'Hormuz dans le cadre de l'opération "Freedom project", annoncée dimanche, tandis que deux navires commerciaux battant pavillon américain ont fait le chemin inverse et "poursuivent leur route en sécurité".

Selon l'amiral Cooper, les forces armées américaines n'escortent pas directement les navires à travers le détroit mais ont déployé "plusieurs couches qui incluent des navires, des hélicoptères, des avions, des avertissements aériens et des attaques électroniques". Le tout constitue selon lui "un ensemble défensif bien plus large" qu'une "simple escorte".

Il a assuré qu'"au final, il y aura une voie de passage dans les deux sens", mais que pour l'instant, "la chose la plus importante (...) est que les navires puissent partir."

Il n'a pas explicitement cité le détroit d'Hormuz, voie stratégique par laquelle transite d'ordinaire un cinquième de la consommation mondiale de pétrole contrôlée par Téhéran depuis le début des hostilités lancées par les Etats-Unis et Israël le 28 février.

 


Russie: un immeuble endommagé à Moscou dans une frappe de drone ukrainienne

Un immeuble résidentiel a été endommagé à Moscou dans la nuit de dimanche à lundi dans une rare frappe de drone ukrainienne, a indiqué le maire de la capitale russe Sergueï Sobianine. (AFP)
Un immeuble résidentiel a été endommagé à Moscou dans la nuit de dimanche à lundi dans une rare frappe de drone ukrainienne, a indiqué le maire de la capitale russe Sergueï Sobianine. (AFP)
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  • "Le drone a visé un immeuble" dans la rue Mosfilmovskaïa, dans l'ouest de Moscou, a écrit sur Telegram Sergueï Sobianine le maire de la capitale russe
  • Pour sa part, la chaîne de télévision russe Vesti a diffusé des images sur lesquelles on voit un appartement endommagé, avec des murs effondrés et des portes brisées

MOSCOU: Un immeuble résidentiel a été endommagé à Moscou dans la nuit de dimanche à lundi dans une rare frappe de drone ukrainienne, a indiqué le maire de la capitale russe Sergueï Sobianine.

Cette attaque intervient à quelques jours des célébrations le 9 mai de la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie, à l'occasion desquelles la Russie ne déploiera pas cette année de matériel militaire pour le traditionnel défilé sur la place Rouge - pour des raisons de sécurité, selon le Kremlin.

"Le drone a visé un immeuble" dans la rue Mosfilmovskaïa, dans l'ouest de Moscou, a écrit sur Telegram Sergueï Sobianine. "Personne n'a été blessé", a-t-il précisé.

Pour sa part, la chaîne de télévision russe Vesti a diffusé des images sur lesquelles on voit un appartement endommagé, avec des murs effondrés et des portes brisées.

Selon M. Sobianine, deux autres drones visant Moscou ont été abattus dans la nuit par les systèmes de défense aérienne et un autre appareil sans pilote a été neutralisé lundi matin.

Depuis le début de son offensive en Ukraine en février 2022, conflit le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, la Russie bombarde régulièrement l'ensemble du territoire ukrainien et notamment ses infrastructures essentielles.

En représailles, Kiev frappe des cibles en Russie, assurant viser des sites militaires mais aussi des infrastructures d'hydrocarbures afin de réduire la possibilité pour Moscou de financer son effort de guerre.

Si la région moscovite fait régulièrement l'objet d'attaques de drones ukrainiennes, Moscou elle-même est plus rarement visée.

L'Ukraine, qui tente de repousser l'offensive contre son territoire, avait cherché à perturber le défilé du 9 mai l'an dernier avec des attaques de drones visant Moscou les jours précédents.

Le Kremlin a annoncé que l'armée russe ne déploierait pas de matériel militaire lors du défilé sur la place Rouge samedi prochain en raison de la "menace terroriste" posée par Kiev.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé lundi que la Russie ne pouvait "se permettre" actuellement de faire défiler des équipements militaires à Moscou et avait "peur" que des drones ukrainiens ne perturbent les commémorations. "Cela montre qu'ils ne sont pas forts", a-t-il affirmé lors d'un sommet en Arménie.


Trump lance une opération pour débloquer le détroit d'Ormuz, mise en garde de l'Iran

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  • A partir de lundi matin heure locale, la marine américaine escortera au travers du détroit d'Ormuz des navires de pays "qui n'ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient", a annoncé M. Trump
  • Il a toutefois averti que si cette opération, baptisée Project Freedom ("Projet Liberté"), devait être entravée par l'Iran, cela "devrait malheureusement être traité par la force", en saluant des discussions "très positives" avec Téhéran

TEHERAN: Donald Trump a annoncé une opération à partir de lundi pour débloquer des navires bloqués depuis deux mois dans le Golfe, mais le commandement militaire iranien a prévenu qu'il attaquerait dans ce cas l'armée américaine.

Le président américain, qui a déclenché les hostilités contre l'Iran le 28 février avec Israël, a évoqué dimanche soir "un geste humanitaire" et de "bonne volonté" en faveur des marins bloqués par la fermeture du détroit d'Ormuz.

A partir de lundi matin heure locale, la marine américaine escortera au travers du détroit d'Ormuz des navires de pays "qui n'ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient", a annoncé M. Trump.

Il a toutefois averti que si cette opération, baptisée Project Freedom ("Projet Liberté"), devait être entravée par l'Iran, cela "devrait malheureusement être traité par la force", en saluant dans le même temps des discussions "très positives" avec Téhéran par l'intermédiaire du Pakistan.

L'Iran a rétorqué lundi en menaçant l'armée américaine.

"Nous mettons en garde toute force armée étrangère, en particulier l'agressive armée américaine: s'ils ont l'intention de s'approcher du détroit d'Ormuz ou d'y pénétrer, ils seront ciblés et attaqués", a affirmé le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées.

"Toute intervention américaine dans le nouveau régime maritime du détroit d'Ormuz sera considérée comme une violation du cessez-le-feu" entré en vigueur le 8 avril, avait auparavant averti président de la commission du Parlement iranien sur la sécurité nationale, Ebrahim Azizi.

Dans un communiqué, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que l'opération annoncée par Donald Trump impliquerait des destroyers lance-missiles, plus d'une centaine d'aéronefs et 15.000 soldats.

"Pénuries" 

Depuis le début des hostilités, l'Iran bloque le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Washington a répliqué début avril en bloquant à son tour les ports iraniens.

Le président français Emmanuel Macron a appelé lundi à une réouverture du détroit d'Ormuz "concertée" entre "l'Iran et les Etats-Unis". Il s'est montré sceptique quant à la nouvelle opération lancée par Donald Trump, jugeant son cadre "pas clair".

"La fermeture effective du détroit d'Ormuz a des répercussions énormes sur l'Indo-Pacifique", a souligné pour sa part la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, la région étant très dépendante du Moyen-Orient pour son énergie.

Le blocage du détroit a fait flamber les cours du pétrole au plus haut depuis 2022 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Les prix se sont stabilisés lundi sur les marchés asiatiques, avec un baril de Brent, la référence mondiale, grappillant 0,39% à 108,59 dollars, bien loin des 126 dollars dépassés jeudi.

Le nombre de navires commerciaux présents dans le Golfe s'élevait à 913 le 29 avril, dont 270 pétroliers et une cinquantaine de navires gaziers, a indiqué jeudi l'entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine. Quelque 20.000 marins seraient concernés, selon un haut responsable de l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

"Beaucoup de ces navires subissent des pénuries de nourriture et de tout ce qui est nécessaire pour permettre aux équipages de rester à bord de façon saine", a souligné Donald Trump.

"Au cimetière" 

Depuis le début de la guerre, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, Téhéran a instauré de facto des droits de passage pour franchir le détroit.

La situation est bloquée depuis le cessez-le-feu du 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes israélo-américaines sur l'Iran et de représailles de Téhéran dans la région.

Entre le détroit d'Ormuz et le volet nucléaire, les points de discorde restent importants et les efforts pour relancer les négociations ont échoué, malgré une première rencontre directe au Pakistan le 11 avril.

Pour redonner une chance aux discussions, Téhéran a soumis une nouvelle proposition à Washington, qui y a répondu, a indiqué dimanche la diplomatie iranienne.

Selon l'agence Tasnim, Téhéran réclame dans ce plan une liste de mesures: le retrait des forces américaines des zones proches de l'Iran, la levée du blocus des ports iraniens et du gel des avoirs du pays, le financement de réparations, la levée des sanctions, un "mécanisme" concernant le détroit d'Ormuz et "la fin de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban".

Le dossier nucléaire ne figure apparemment pas dans le plan, or il s'agit d'une question centrale pour les Etats-Unis et Israël, qui accusent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique - ce que la République islamique dément.