Le président tunisien limoge l’ambassadeur de Tunisie à Washington

Poing levé, le président tunisien salue les passants le long de l’avenue Bourguiba à Tunis. Mardi, il a limogé l’ambassadeur de Tunisie à Washington. (AP)
Poing levé, le président tunisien salue les passants le long de l’avenue Bourguiba à Tunis. Mardi, il a limogé l’ambassadeur de Tunisie à Washington. (AP)
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Publié le Mercredi 04 août 2021

Le président tunisien limoge l’ambassadeur de Tunisie à Washington

  • Kaïs Saïed n’a toujours pas nommé de nouveau Premier ministre pour remplacer celui qu’il a limogé il y a deux semaines
  • Selon des sondages locaux, les actions controversées de Kaïs Saïed – dont le gel des activités du Parlement tunisien – bénéficient d’un large soutien populaire

TUNIS, Tunisie: Un jour après avoir nommé un nouveau ministre de l’Économie, le président, Kaïs Saïed, a limogé l’ambassadeur de Tunisie à Washington. 

M. Saïed n’a toujours pas nommé de nouveau Premier ministre pour remplacer celui qu’il a limogé il y a deux semaines.

Le président tunisien s’est octroyé le pouvoir exécutif le 25 juillet, précisant que ses décisions seraient désormais publiées sous forme de décret. Il a également entamé une série de consultations à l’échelle internationale. Mardi, il a rencontré le ministre égyptien des Affaires étrangères, un allié de taille au Moyen-Orient.

Selon des sondages locaux, les actions controversées de Kaïs Saïed – dont le gel des activités du Parlement tunisien – bénéficient d’un large soutien populaire.

Le pays nord-africain tente de renforcer sa démocratie depuis que le peuple a chassé son ancien dirigeant autocrate il y a une décennie, déclenchant les événements connus sous le nom du «Printemps arabe». La Tunisie est le seul pays qui a réussi à surmonter cette période chaotique alors que ses alliés – des États-Unis au Moyen-Orient en passant par l’Europe – s’inquiètent de la suite des événements.

La Tunisie est actuellement en proie à une crise économique, sociale et sanitaire. Les hôpitaux sont submergés par la vague de Covid-19. M. Saïed, qui s’est servi d’un article de la Constitution permettant au président d’intervenir face à une situation grave, déclare avoir agi ainsi afin de sauver le pays.

Lors de sa rencontre avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choucri, le président tunisien a affirmé que «la sécurité et la stabilité des deux pays sont étroitement liées», déclare l’agence de presse Tunis Afrique Presse (TAP). 

Le ministre égyptien a fait part du soutien du président Abdel Fattah al-Sissi aux «actions historiques» entreprises par le dirigeant tunisien, ajoute la TAP. «L’Égypte et la Tunisie travaillent de concert afin d’assurer la stabilité non seulement dans les deux pays, mais aussi à l’échelle régionale», selon la TAP qui cite le ministre égyptien après la rencontre.

Un ministre par intérim a été nommé lundi à la tête de l’important ministère de l’Économie, après qu’Ali Kooli a été limogé; le ministre des Technologies de communication a également été démis de ses fonctions.

La vague de limogeages commencée lorsque le président s’est arrogé le pouvoir exécutif s’est poursuivie mardi.

L’ambassadeur de Tunisie à Washington, Nejmeddine Lakhal, est le dernier de la liste à avoir été limogé, selon la TAP. Aucune explication n’a été donnée. Mardi, le président a également démis de ses fonctions le gouverneur de la ville de Sfax, une région particulièrement importante située à l’est de la Tunisie. 

Certains députés n’ont également pas été épargnés, piégés par les autorités judiciaires dans le cadre de poursuites pénales qui n’ont pu être engagées plus tôt. Le président tunisien a levé l’immunité parlementaire des députés lorsqu’il a pris les pleins pouvoirs. Plusieurs d’entre eux ont été convoqués afin de répondre à des accusations auxquelles ils avaient échappé.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.