Une société saoudienne de paiement différé reçoit le plus grand financement

Tamara a réussi à lever 110 millions de dollars américains (93 millions d’euros) en série A. Il s’agit du financement le plus important dans la région Mena. (Photo fournie)
Tamara a réussi à lever 110 millions de dollars américains (93 millions d’euros) en série A. Il s’agit du financement le plus important dans la région Mena. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 06 août 2021

Une société saoudienne de paiement différé reçoit le plus grand financement

  • L’entreprise, spécialisée dans le paiement différé (Buy Now Pay Later – BNPL), a levé 110 millions de dollars américains, soit 93 millions d’euros en avril en série A auprès du fournisseur mondial de solutions de paiement Checkout.com
  • Sary, marché électronique qui cible les épiceries, se trouve en deuxième position

RIYAD: Tamara, une société de technologie financière qui permet aux consommateurs de payer leurs achats en plusieurs fois, a reçu le plus grand financement parmi toutes les start-ups saoudiennes cette année, selon un rapport publié par Magnitt.

L’entreprise, spécialisée dans le paiement différé (Buy Now Pay Later – BNPL), a levé 110 millions de dollars américains, soit 93 millions d’euros en avril en série A (une fois qu’une entreprise est lancée, elle peut décider d'une levée de fonds pour accélérer son développement. On parle alors de série A) auprès du fournisseur mondial de solutions de paiement Checkout.com. Cette somme vient s’ajouter aux six millions de dollars américains (5 millions d’euros) levés plus tôt cette année.

Sary se trouve en deuxième position. Il s’agit d’un marché électronique ciblant les épiceries qui a réussi à lever 30,5 millions de dollars (soit 26 millions d’euros) en mai. La série B (après une série A réussie, le tour B consiste à lever des capitaux afin de poursuivre l'expansion) était dirigée par Rocketship.vc, une entreprise implantée dans la Silicon Valley; STV, la plus grande société de capital-risque d’Arabie saoudite et les investisseurs Raed Ventures, MSA Capital et Derayah VC. Sary a levé 37 millions de dollars américains (31 millions d’euros) en tout.

Foodics est la troisième start-up saoudienne la mieux financée cette année. Elle est spécialisée dans les systèmes de gestion des restaurants. L’entreprise, basée à Riyad, a reçu 20 millions de dollars américains (17 millions d’euros) en série B en février dernier, lors d’un cycle de financement codirigé par Sanabil Investments (une filiale du Public Investment Fund – PIF) et STV.

Endeavor Catalyst, Elm et Derayah Venture ont également participé au cycle, ce qui porte la valeur totale des investissements à 28 millions de dollars (près de 24 millions d’euros).

La quatrième start-up sur la liste de Magnitt est Azom, développeur de logiciels informatiques qui a levé 9,5 millions de dollars (8 millions d’euros) en février. La série A, financée par la société de distribution Assr AlJawal et un investisseur individuel dont le nom n’a pas été divulgué, porte le financement total de l’entreprise à 10,7 millions de dollars (9 millions d’euros).

Lendo, une plate-forme de prêts offrant des solutions instantanées de financement sur facture à court terme pour les petites et moyennes entreprises (PME), est en cinquième position. Elle a réussi à lever 7,2 millions de dollars (6 millions d’euros) grâce à un cycle d’investissements dirigé par Derayah Ventures et comprenant Seedra Ventures, Shorooq Partners, 500 Startups et Impact46.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.