L'Arabie saoudite va rouvrir ses frontières aux pèlerins étrangers vaccinés

Un employé saoudien travaille sur un robot stérilisateur intelligent à la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque en Arabie saoudite, lors du pèlerinage annuel du hajj au milieu de la pandémie de COVID-19 le 20 juillet 2021. (Fayez Nureldine /AFP)
Un employé saoudien travaille sur un robot stérilisateur intelligent à la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque en Arabie saoudite, lors du pèlerinage annuel du hajj au milieu de la pandémie de COVID-19 le 20 juillet 2021. (Fayez Nureldine /AFP)
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Publié le Dimanche 08 août 2021

L'Arabie saoudite va rouvrir ses frontières aux pèlerins étrangers vaccinés

  • Les autorités saoudiennes commenceront à accepter les demandes d'entrée dans le pays à partir de lundi
  • Les autorités sont en train d'établir une liste des pays autorisés, et de se pencher sur des mesures à mettre en place pays par pays

RYAD, Arabie saoudite : L'Arabie saoudite va permettre aux pèlerins vaccinés contre le coronavirus venant de l'étranger d'effectuer la Omra, le petit pèlerinage musulman, 18 mois après la fermeture des frontières du royaume, gardien des deux villes saintes de l'islam.

Les autorités saoudiennes commenceront à accepter les demandes d'entrée dans le pays à partir de lundi, a précisé dimanche l'agence de presse saoudienne officielle SPA.

Les pèlerins étrangers désireux de se rendre à la Mecque devront être vaccinés, avec un vaccin reconnu par l'Arabie saoudite (Pfizer, AstraZeneca, Moderna et Johnson & Johnson), et se soumettre aux règles de quarantaine, a ajouté l'agence, citant le ministère chargé des pèlerinages.

Chaque mois, jusqu'à deux millions de pèlerins pourront effectuer la Omra, réservée jusqu'alors aux seuls pèlerins vaccinés résidant en Arabie saoudite.

Les autorités sont en train d'établir une liste des pays autorisés, et de se pencher sur des mesures à mettre en place pays par pays, toujours selon SPA.

L'épidémie de Covid-19 a fortement perturbé les pèlerinages du hajj -- grand pèlerinage annuel -- et de la Omra, sources importantes de revenus pour le royaume.

- "Soulagement" -

Le mois dernier, les autorités saoudiennes ont organisé le hajj pour la deuxième année de suite dans un contexte de pandémie, limitant les pèlerins à 60.000 Saoudiens et étrangers résidents vaccinés, une hausse par rapport au chiffre de 10.000 de l'année précédente. En 2019, 2,5 millions de personnes avaient effectué le hajj.

Le petit pèlerinage, qui contrairement au hajj peut être accompli tout au long de l'année, attire en temps normal des millions de visiteurs du monde entier chaque année.

L'annonce de la reprise de la Omra a suscité la joie de fidèles.

"Je me sens soulagé de reprendre la Omra. Psychologiquement j'ai besoin d'aller à La Mecque", a déclaré à l'AFP Ahmad Hamadna, directeur commercial égyptien de 33 ans.

L'ingénieur égyptien Mohammed Rajab, qui réside en Australie, s'inquiète toutefois.

"Il y aura beaucoup de monde, et la possibilité d'infection sera élevée, même si les pèlerins sont vaccinés", a-t-il confié par message.

Tous deux ne pourront pas se rendre directement en Arabie saoudite en raison de la suspension des vols directs entre l'Égypte et l'Arabie saoudite, ainsi que la suspension des vols internationaux en Australie.

- Vaccination accélérée -

Depuis le début de la crise sanitaire, l'Arabie saoudite a officiellement enregistré plus de 532.000 cas de coronavirus et plus de 8.300 décès.

Le gouvernement a accéléré début août la campagne de vaccination, dans le but de relancer le tourisme et d'accueillir événements sportifs et spectacles.

La vaccination est désormais obligatoire pour entrer dans les établissements publics et privés, y compris les établissements scolaires et les lieux de divertissement, ainsi que pour utiliser les transports publics.

Fin-juillet, le royaume avait aussi annoncé la réouverture de ses frontières aux touristes étrangers vaccinés à partir du 1er août.

Le royaume a délivré ses premiers visas touristiques en 2019. Entre septembre 2019 et la fermeture des frontières en mars 2020, il a enregistré 400.000 visas touristiques.


Le Liban lance les travaux de réhabilitation de son second aéroport

Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
Des membres du personnel au sol marchent près d’un avion à l’aéroport René Mouawad, dans la ville de Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar, à l’extrême nord du Liban, le 6 juin 2026. (AFP)
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  • Le Liban a lancé les travaux de réhabilitation de son deuxième aéroport international à Qlaïat, dans le gouvernorat d’Akkar
  • Le projet prévoit une mise en service autour de novembre 2026, avec des vols vers Istanbul et Dubaï, puis vers d’autres destinations régionales, tout en visant la création d’emplois dans le nord du Liban

BEYROUTH: Le Liban a lancé samedi les travaux de réhabilitation de son second aéroport international, situé dans le nord du pays, près de la frontière syrienne, après des années de report.

Le pays ne dispose actuellement que d'un seul aéroport, celui de Beyrouth. Le nouvel aéroport, situé à Qlaïat, dans le gouvernorat d'Akkar, à l'extrême nord du Liban et à proximité de la frontière syrienne, se trouve également près de Tripoli, grande ville à majorité sunnite du nord du pays. 

La mise en service de l'aéroport vise à créer des emplois dans le gouvernorat d'Akkar, l'un des plus pauvres du Liban.

Jusqu'ici, l'aéroport était utilisé à des fins militaires par l'armée libanaise.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le ministre des Transports, Fayez Rasamny, ont assisté samedi à l’ouverture de l’aéroport à des fins commerciales. 

"Aujourd'hui on passe de la promesse à la réalisation", a affirmé le ministre libanais, précisant que l'aéroport devrait commencer à être opérationnel "dans quelques semaines" pour desservir Mersin et Istanbul en Turquie mais aussi Dubaï.

Il a également évoqué, à terme, une extension du réseau vers l'Arabie saoudite, Le Caire et Athènes ainsi que des discussions en cours avec les compagnies à bas coût EasyJet, Ryanair et Pegasus, afin qu'elles le desservent.

Les travaux d'aménagement devraient durer au moins trois mois et l'aéroport pourrait être officiellement mis en service en novembre 2026, selon des médias locaux.

La société libanaise Sky Lounge, chargée du projet, a publié samedi une vidéo montrant un vol d'essai entre les aéroports de Beyrouth et de Qlaïat.

Son président-directeur général, Ziad Mnoula, a indiqué que le terminal passagers pourrait être achevé dans les "90 jours" suivant l'obtention des autorisations nécessaires. Selon lui, l'aéroport sera capable d'accueillir 114.000 passagers la première année. 

L’aéroport René Moawad, construit par l’armée française dans les années 1930 et utilisé à des fins civiles dans les années 1960, a été bombardé lors de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah.

L’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a continué d’assurer ses opérations sans interruption, malgré les conflits successifs entre Israël et le Hezbollah, notamment en 2023, 2024 et depuis le 2 mars, confirmant son rôle central dans la continuité des liaisons aériennes du pays.


L’Arabie saoudite mène la condamnation arabe des attaques de l’Iran contre Bahreïn et le Koweït

Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
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  • Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi

RIYAD : Le ministère des Affaires étrangères de l’Saudi Arabia a condamné samedi les attaques de l’Iran contre l’Bahrain et le Kuwait.

Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi.

Dans une déclaration publiée sur X, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que les agressions iraniennes représentent une menace pour la sécurité régionale et internationale.

« Les attaques continues de l’Iran compromettent les efforts internationaux visant à rétablir la sécurité », indique le communiqué.

Le ministère a également déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour garantir leur sécurité.

« Les attaques continues de l’Iran signifient une nouvelle escalade », a ajouté le ministère.

L’échange de frappes intervient alors que l’administration Trump accentue la pression sur l’Iran afin de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit.

La Jordan a également condamné samedi ces attaques, les qualifiant de violation de la souveraineté des deux pays et de menace pour la sécurité et la stabilité régionales.

Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la pleine solidarité de la Jordanie avec Bahreïn et le Koweït, ainsi que son soutien aux mesures prises pour protéger leur sécurité et leur intégrité territoriale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.