Les avancées de la pluie artificielle très prometteuses pour la région arabe assoiffée

Un employé de l'aéroport fait signe à un Beechcraft à deux hélices qui se prépare à décoller pour une mission d'ensemencement des nuages ​​à l'aéroport al-Aïn, aux Émirats arabes unis, le 23 avril 2015. (AFP)
Un employé de l'aéroport fait signe à un Beechcraft à deux hélices qui se prépare à décoller pour une mission d'ensemencement des nuages ​​à l'aéroport al-Aïn, aux Émirats arabes unis, le 23 avril 2015. (AFP)
Un grand défi après la pluie consiste à empêcher son évaporation ou son déversement dans l’océan. (Photo fournis)
Un grand défi après la pluie consiste à empêcher son évaporation ou son déversement dans l’océan. (Photo fournis)
Les Émirats arabes unis, qui ont souffert de rares pluies abondantes en 2006, sont normalement arides pendant la majeure partie de l'année, et le changement climatique exerce une pression réelle sur le pays et ses voisins en termes d'approvisionnement en eau dans le futur. (Photo, AFP)
Les Émirats arabes unis, qui ont souffert de rares pluies abondantes en 2006, sont normalement arides pendant la majeure partie de l'année, et le changement climatique exerce une pression réelle sur le pays et ses voisins en termes d'approvisionnement en eau dans le futur. (Photo, AFP)
Un grand défi après la pluie consiste à empêcher son évaporation ou son déversement dans l’océan. (Photo fournis)
Un grand défi après la pluie consiste à empêcher son évaporation ou son déversement dans l’océan. (Photo fournis)
Un pilote et un responsable des Émirats arabes unis du Centre national de météorologie et de sismologie inspectent un avion Beechcraft, à l'aéroport d'Al- Aïn, avant une autre sortie d'ensemencement des nuages. (AFP/photo d'archives)
Un pilote et un responsable des Émirats arabes unis du Centre national de météorologie et de sismologie inspectent un avion Beechcraft, à l'aéroport d'Al- Aïn, avant une autre sortie d'ensemencement des nuages. (AFP/photo d'archives)
La technologie d'ensemencement des nuages ​​a été essayée pour la première fois dans les années 1940 ,et a été largement utilisée dans les années 1970. (Photo Shutterstock)
La technologie d'ensemencement des nuages ​​a été essayée pour la première fois dans les années 1940 ,et a été largement utilisée dans les années 1970. (Photo Shutterstock)
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Publié le Lundi 09 août 2021

Les avancées de la pluie artificielle très prometteuses pour la région arabe assoiffée

  • L'ensemencement des nuages ​​pourrait jouer un rôle majeur dans l'amélioration de l'approvisionnement en eau durable de la région pour les années à venir
  • Selon l'ONU, c'est la région du monde la plus pauvre en eau, avec dix-sept pays classés en dessous du seuil de pauvreté hydrique

DUBAÏ : Les applications de la technologie des drones sont bien plus nombreuses que la plupart des gens ne se l'imaginent, et manipuler la météo en fait partie. Aux Émirats arabes unis, les scientifiques comptent déployer des véhicules aériens sans pilote pour pénétrer les nuages ​​et générer des précipitations à l'aide de charges électriques, un processus qui s'appuie sur le succès du processus «d'ensemencement des nuages».

Comme dans d'autres pays du Golfe, les fléaux de la chaleur et l'aridité accablent les Émirats arabes unis . D’ailleurs, seulement 1,2 mm de précipitations sont tombés au cours des trois premiers mois de 2021 dans ce pays qui connaît souvent des températures estivales de 50° C. 

Les chercheurs s’activent donc à trouver des solutions innovantes pour les problèmes interdépendants de températures extrêmes, de vagues de chaleur, de pénurie d'eau et de mauvaise qualité de l'air.

Les résultats de leurs travaux profiteraient aux Émirats arabes unis, mais aussi à d'autres pays du Moyen-Orient et d'Asie centrale dont l’environnement est pauvre en eau.

«C’est une initiative très importante et intéressante pour les Émirats arabes unis, non seulement en tant qu'expérience scientifique et en termes de recherche, mais aussi pour faire du pays un centre international des sciences de l'ensemencement des nuages», affirme le Dr Mohamed Chamroukh, un ingénieur civil qui a participé aux études de faisabilité sur cette technologie dans le Royaume en 2007-2008, à Arab News. «Une telle initiative est urgemment requise dans notre région.

L'un des pays les plus secs de la planète, les Émirats arabes unis ne possèdent que peu de ressources en eau douce. Par conséquent, son économie dépend fortement des importations et du dessalement, le processus d'élimination du sel de l'eau de mer, pour irriguer les cultures, et répondre aux demandes de sa population croissante.

En réalité, les Émirats arabes unis détiennent près 14% de l'eau dessalée dans le monde, juste derrière l'Arabie saoudite, qui a également recours à la technologie d'ensemencement des nuages ​​comme moyen potentiel de remédier à sa pénurie d'eau douce.

Riyad a justement approuvé l'année dernière le programme, afin d’augmenter le débit de précipitations dans le royaume de près de 20 %. Aux Émirats arabes unis, ce travail a commencé plus tôt, en 2017, lorsque le gouvernement a investi 15 millions de dollars dans neuf projets d'amélioration de la pluie.

Grâce à la technologie expérimentale des drones, les scientifiques peuvent créer des averses artificielles en livrant des décharges électriques aux cumulus, ce qui les force à s'agglutiner et ainsi produire des précipitations.

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Un pilote et un responsable des Émirats arabes unis du Centre national de météorologie et de sismologie inspectent un avion Beechcraft, à l'aéroport d'Al- Aïn, avant une autre sortie d'ensemencement des nuages. (AFP/photo d'archives)

Les petits planeurs télécommandés, équipés d'une charge utile d'instruments d'émission de charges électriques et de capteurs personnalisés, volent à basse altitude pour fournir une charge électrique aux molécules d'air.

Les nuages ​​portent naturellement des charges positives et négatives, mais en modifiant l'équilibre de ces charges, ces décharges permettent aux gouttelettes d'eau de devenir des gouttes de pluie plus grosses et tomber du ciel.

Certes, une fois la pluie tombée, le prochain défi consiste à empêcher son évaporation ou son déversement dans l’océan. C’est pour cette raison que les Émirats arabes unis ont construit environ 130 barrages et digues, munis d'une capacité de stockage d'environ 120 millions de mètres cubes.

Il existe plusieurs méthodes de déclenchement des précipitations envisagées par les scientifiques, dont notamment la pulvérisation de composés salins, d'iodure d'argent et de neige carbonique dans l'atmosphère.

Si la technique du drone s'avère efficace à long terme, l'ensemencement des nuages ​​pourrait jouer un rôle majeur dans l'amélioration de l'approvisionnement en eau durable de la région au sens large pour les années à venir. Les projets qui concernent l’amélioration de la pluie pourraient contribuer à atténuer les conditions de sécheresse plus efficacement et sans les retombées environnementales et budgétaires associées aux méthodes qui impliquent le lancer de sel.

«Les Émirats Arabes Unis ont une météo et un climat similaires à ceux des autres pays du Golfe, et cette expérience de premier plan leur est très utile», a déclaré Chamroukh.

 

LES CHIFFRES

. 50 pays comptent établir des programmes d'amélioration de la pluie.

. 20 % Augmentation ciblée des précipitations en Arabie saoudite grâce à l'ensemencement des nuages.

. 18 % de la production mondiale d'eau de mer dessalée revient au Royaume.

. 80 à 85 % de la demande en eau de l'Arabie saoudite est actuellement satisfaite par des sources d'eau souterraine.

 

La surface de la Terre est constituée à 71%, mais la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA) ne détient qu’une infime partie de cette ressource vitale. Selon l'ONU, c'est la région du monde la plus pauvre en eau, avec dix-sept pays classés en dessous du seuil de pauvreté hydrique.

Une situation que complique une croissance démographique rapide, la médiocrité des infrastructures, et la surexploitation de ressources déjà limitées. L'agriculture à elle seule représente environ 80% de l'utilisation de l'eau dans la région MENA, selon la Banque mondiale.

Cette surexploitation signifie que les réserves naturelles d'eau souterraine de la région ne se reconstituent pas assez rapidement pour suivre le rythme de la demande. Le dessalement de l'eau de mer et les grands projets de barrages, solutions jusque-là privilégiées, viennent avec leur lot d’inconvénients environnementaux.

Les pénuries pourraient avoir des conséquences humanitaires considérables. Les sécheresses détruisent les moyens de subsistance, déplacent les populations des zones rurales vers les zones urbaines, et peuvent entraîner la prolifération des instabilités sociales et politiques.

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La technologie d'ensemencement des nuages ​​a été essayée pour la première fois dans les années 1940 ,et a été largement utilisée dans les années 1970. (Photo Shutterstock)

Près d’un 1,1 milliard de personnes ne disposent pas d’un accès fiable à l'eau, et 2,7 milliards souffrent de pénuries pendant au moins un mois de l'année. 

D'ici 2025, on estime que les deux tiers de la population mondiale pourraient être confrontés à des pénuries d'eau.

Les prévisions indiquent que les approvisionnements en eau diminueront considérablement d'ici 2030, et que le rationnement pourrait devenir la nouvelle norme, à moins que des solutions durables ne soient mises en œuvre.

Avec les générateurs placés au sol, l'ensemencement des nuages ​​est peut-être un moyen d'aider à reconstituer les réserves en baisse. L'année dernière, les Émirats arabes unis ont mené plus de 200 opérations, dirigées par leur Centre national de météorologie et de sismologie (NCMS).

Une équipe de pilotes et de techniciens de la salle d'opérations dédiée du NCMS a analysé les données sur la base de leur observation de 150 cumulus pour identifier ceux considérés comme «ensemençables».

Ces nuages ​​détachés en forme de chou-fleur sont généralement visibles par beau temps, et entourent souvent des zones montagneuses telles que les montagnes d'Al-Hajar à l'est des Émirats arabes unis, qui détournent l'air chaud provenant du golfe d'Oman. Ils ont tendance à se développer par convection, et à rester à des hauteurs de base de mille kilomètres, avec une largeur allant jusqu'à un kilomètre.

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Les Émirats arabes unis, qui ont souffert de rares pluies abondantes en 2006, sont normalement arides pendant la majeure partie de l'année, et le changement climatique exerce une pression réelle sur le pays et ses voisins en termes d'approvisionnement en eau dans le futur. (Photo, AFP)

«Sur la base de l'expérience acquise par les EAU, ils savent et comprennent mieux comment utiliser leur système de surveillance de chaque goutte d'eau qui tombe», explique Dr Khalil Ammar, scientifique principal en hydrogéologie et gestion des ressources en eau au Centre international de biosaline Agriculture à Dubaï (ICBA). «Ils savent sur quel type de nuage utiliser chaque technologie, pour éviter tout risque d'inondations ou de dommages au sol».

L'ensemencement des nuages ​​est une science en évolution rapide sur laquelle les Émirats arabes unis sont bien placés pour exploiter. Être capable de prédire la répartition et l'intensité des précipitations dans le Golfe et dans la région MENA au sens large pourrait s'avérer essentiel dans les années à venir, car le changement climatique rend les périodes de sécheresse plus fréquentes.

«Il est très important de continuer à enquêter et à utiliser des technologies de pointe pour améliorer les précipitations et augmenter les chances de les voir revenir», affirme Ammar.

Toutefois, les scientifiques doivent être prudents quant aux effets secondaires possibles sur l'environnement, ainsi qu’aux autres risques collatéraux, tel que la pollution et les inondations soudaines.

«Les EAU évitent certains types de nuages ​​qui contiennent d'énormes quantités d'eau», a déclaré Ammar. «Nous devons travailler davantage afin de montrer les résultats de ce programme et des implications et ses avantages. Chaque goutte d'eau que vous pouvez apporter, elle comporte en fin de compte une grande valeur, car elle s'ajoute au système d'approvisionnement en eau du pays et de la région.

Pour Chamroukh, un long chemin reste à parcourir, à la fois dans le développement de la technologie et dans la compréhension scientifique des meilleurs procédés. «Aujourd'hui, il existe de nombreuses techniques d'ensemencement des nuages», a-t-il déclaré.

Ammar et lui aimeraient tous deux voir davantage d'investissements dans les technologies de production de pluie, et beaucoup plus de coopération régionale pour faire face aux dangers communs posés par le changement climatique et les pénuries d'eau.

«L'ensemencement des nuages ​​est une nécessité, pas un choix", insiste Ammar. «Les scientifiques devraient continuer à développer de nouvelles idées et innovations du monde entier et les amener ici, si elles sont abordables et techniquement réalisables à grande échelle».

«Peut-être qu'un programme conjoint pourrait desservir l’ensemble du CCG, car il servirait à améliorer leurs performances, au lieu de travailler séparément».

«Toute cette pluie est précieuse», dit-il. « Les pays ne peuvent pas survivre sans cette ressource inestimable».

 

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• Twitter : @CalineMalek



 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Les Etats-Unis reprennent leur aide alimentaire à la Somalie

Jeudi, le sous-secrétariat américain à l'Aide étrangère, aux Affaires humanitaires et à la Liberté religieuse a affirmé sur X "saluer le gouvernement fédéral somalien pour avoir assumé la responsabilité de ses actions ayant affecté les opérations du PAM, y compris l’aide financée par les États-Unis". (AFP)
Jeudi, le sous-secrétariat américain à l'Aide étrangère, aux Affaires humanitaires et à la Liberté religieuse a affirmé sur X "saluer le gouvernement fédéral somalien pour avoir assumé la responsabilité de ses actions ayant affecté les opérations du PAM, y compris l’aide financée par les États-Unis". (AFP)
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  • La Somalie est dans le viseur de Donald Trump. Fin novembre, le président américain l'avait qualifiée de "pays pourri"
  • Il s'est aussi pris de façon répétée à la communauté somalienne aux États-Unis

NAIROBI: Les Etats-Unis ont annoncé jeudi reprendre leur aide alimentaire à la Somalie, qu'ils avaient suspendue début janvier, après que Mogadiscio a annoncé avoir rendu l'aide alimentaire que Washington accusait les autorités somaliennes d'avoir saisie illégalement.

Le département d'Etat américain avait annoncé le 8 janvier avoir suspendu "tous les programmes américains d'assistance" à la Somalie, évoquant une "politique de tolérance zéro" en matière de gaspillage ou de vol après avoir reçu des informations selon lesquelles des responsables somaliens avaient "détruit un entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM) financé par les Etats-Unis et saisi illégalement 76 tonnes d'aide alimentaire".

La Somalie est dans le viseur de Donald Trump. Fin novembre, le président américain l'avait qualifiée de "pays pourri" et fait part de son intention de mettre fin au statut spécial protégeant les ressortissants somaliens de l'expulsion.

Il s'est aussi pris de façon répétée à la communauté somalienne aux États-Unis. Après un scandale suscité par des révélations sur une gigantesque fraude aux aides publiques dans le Minnesota, mise en place par des membres de la diaspora somalienne, il a lancé une opération anti-immigration extrêmement critiquée à Minneapolis, capitale de cet Etat.

Jeudi, le sous-secrétariat américain à l'Aide étrangère, aux Affaires humanitaires et à la Liberté religieuse a affirmé sur X "saluer le gouvernement fédéral somalien pour avoir assumé la responsabilité de ses actions ayant affecté les opérations du PAM, y compris l’aide financée par les États-Unis".

"À la suite de cette déclaration, nous reprendrons la distribution de denrées alimentaires au PAM tout en continuant à réévaluer notre posture d’assistance plus générale en Somalie", peut-on lire dans le même message.

"Toutes les marchandises du PAM affectées par l'expansion du port ont été rendues" et un "plus grand entrepôt" avait été fourni à l'agence onusienne, avait annoncé mardi sur X le gouvernement somalien, insistant sur sa "transparence".

Mogadiscio avait initialement indiqué que la démolition de l'entrepôt s'inscrivait dans le cadre de "travaux d'agrandissement et de réaménagement" du port de Mogadiscio et que tous les vivres resteraient sous la responsabilité du PAM.

Les fragiles autorités somaliennes sont dépendantes de l'aide militaire américaine face aux insurgés islamistes shebab qu'elles combattent depuis près de 20 ans ainsi que contre des jihadistes de l'Etat islamique.

Mardi, le Commandement des États-Unis pour l'Afrique (Africom) avait indiqué avoir accéléré le rythme de leurs frappes aériennes contre ces deux groupes, avec 23 frappes depuis le 1er janvier.


Un groupe de femmes retrace la route sacrée de la Hijrah jusqu’à Médine

Ces 22 femmes seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir accompli ce périple. (Photo : fournie)
Ces 22 femmes seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir accompli ce périple. (Photo : fournie)
Ces 22 femmes seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir accompli ce périple. (Photo : fournie)
Ces 22 femmes seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir accompli ce périple. (Photo : fournie)
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  • L’environnement favorable du Royaume pour les femmes a rendu possible ce périple de 500 km à pied, selon la fondatrice de Soul Al-Hijrah

DJEDDAH : Dans un voyage spirituel unique, un groupe de femmes a retracé les pas sacrés du prophète Muhammad de La Mecque à Médine.

Les 22 participantes – aventurières, cadres, médecins, infirmières, enseignantes, mères âgées de 30 à 50 ans – seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir effectué le voyage le plus proche de l'itinéraire original.

Les femmes ont parcouru à pied près de 500 km pour revivre ce que le prophète Muhammad et ses compagnons ont pu traverser il y a plus de 1 400 ans.

« Oui, c’est la toute première marche de la Hijrah réservée aux femmes. Elles sont venues du monde entier pour marcher ensemble lors de ce périple inoubliable. Elles ont complété un voyage d’une semaine, expérimentant la signification historique et spirituelle du trajet », a déclaré Salma Abdulrahman, directrice de Soul Al-Hijrah, à Arab News.

Les 22 participantes ont visité des sites clés le long de la route, pour une immersion totale dans la valeur historique et spirituelle de la Hijrah. Abdulrahman faisait partie des premières à emprunter ce chemin.

« J’ai trouvé mon âme sur ce chemin et j’ai eu l’impression de renaître. Ce voyage a ravivé mon cœur et changé le cours de ma vie. C’est aussi le début de ma société de tourisme, Soul Al-Hijrah », a-t-elle expliqué.

Elle a accompagné les participantes tout au long du voyage : « Ce fut un honneur de les servir et d’accueillir les invités de notre bien-aimé Prophète Muhammad, paix et bénédictions sur lui, en veillant à leur confort tout au long du parcours. C’est un honneur que je chéris profondément, et ma joie envers elles est indescriptible. »

Abdulrahman a ajouté que plus de 20 voyages ont déjà été organisés sur la route de la Hijrah pour des groupes venus du monde entier, témoignant de l’intérêt croissant pour ce type de tourisme spirituel et historique.

« Il faut dire que ce type d’initiative n’aurait pas été possible sans l’environnement favorable offert par le Royaume aux femmes saoudiennes, leur donnant la confiance nécessaire pour être à l’avant-garde du secteur touristique », a-t-elle souligné.

La Dre Dina Altayeb, parodontiste et implantologue, a décrit ce voyage comme le plus intense et profond parmi toutes ses aventures. « J’aimerais que plus de gens aient cette opportunité, car elle offre d’innombrables bienfaits pour l’âme, le corps et l’esprit », a-t-elle déclaré.

Altayeb, qui est la première femme saoudienne à se qualifier et à participer au championnat du monde Ironman,  a déclaré à Arab News que c'était une expérience totalement différente. « Pour moi, ce n'était pas aussi difficile que mes aventures habituelles, mais spirituellement, ce fut une expérience formidable, car c'était une expérience émotionnelle indescriptible... (et) ce fut aussi une expérience enrichissante. »

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Les 22 femmes seraient le premier groupe exclusivement féminin connu à avoir accompli ce périple. (Photo: fournie)

Elle s’est dite ravie d’arriver à Médine. « Nous avons traversé des montagnes, des vallées et des déserts, tout comme l'avait fait le Prophète. Ce fut un sentiment extraordinaire lorsque nous sommes arrivés à Médine après huit jours de marche. »

Ghadeer Sultan, responsable en ressources humaines, a rejoint le groupe par hasard. « Je n’avais pas prévu de suivre le voyage de la Hijrah, c’était une coïncidence, une invitation qui m’est parvenue, et un peu de curiosité pour vivre l’expérience », a-t-elle confié.

« Lorsque nous sommes entrés dans le jardin ombragé de Médine, j'ai eu l'impression que la paix et la lumière avaient pénétré au plus profond de mon âme. J'ai ressenti la joie des Ansar à l'arrivée du Prophète, que la paix et les bénédictions soient sur lui, et mon cœur a vibré à tous ces moments historiques. Je découvrais les véritables grandes valeurs incarnées par la ville du Prophète : les valeurs d'amour et de tolérance. »

À leur arrivée à Médine, après un voyage qui a débuté le 22 décembre et s'est terminé le 29 décembre, les participantes ont été chaleureusement accueillis avec des roses et des prières.

Leur première visite a été la mosquée Quba, où le Prophète a séjourné lors de sa migration. Première mosquée de l’histoire de l’Islam et en partie construite par le Prophète lui-même, elle revêt une profonde signification spirituelle. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien reçoit le lauréat du prix Nobel de chimie 2025, Omar Yaghi

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
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  • Le prince héritier a félicité Yaghi pour avoir reçu ce prix et lui a souhaité beaucoup de succès pour l'avenir

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi à Riyad le professeur Omar Yaghi, lauréat du prix Nobel de chimie 2025.

Le prince héritier a félicité Omar Yaghi pour cette distinction et lui a souhaité un succès continu, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le professeur a été récompensé par le prix Nobel de chimie 2025, qu’il partage avec Richard Robson, de l’Université de Melbourne en Australie, et Susumu Kitagawa, de l’Université de Kyoto au Japon.

Les scientifiques ont été distingués pour la création de « constructions moléculaires dotées de vastes espaces permettant la circulation de gaz et d’autres substances chimiques. Ces structures, appelées réseaux métallo-organiques, peuvent être utilisées pour capter l’eau de l’air du désert, piéger le dioxyde de carbone, stocker des gaz toxiques ou catalyser des réactions chimiques ».

Omar Yaghi a exprimé sa gratitude au prince héritier pour cette rencontre ainsi que pour le soutien qu’il a reçu dans ses travaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com