Un Iranien accusé d'avoir participé à des exécutions en masse sera jugé en Suède

Hamid Nouri est accusé de «crimes de guerre et d’assassinats» pour le meurtre d'opposants durant la guerre de 1980-1988 entre l'Iran et l'Irak. (Photo Twitter)
Hamid Nouri est accusé de «crimes de guerre et d’assassinats» pour le meurtre d'opposants durant la guerre de 1980-1988 entre l'Iran et l'Irak. (Photo Twitter)
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Publié le Lundi 09 août 2021

Un Iranien accusé d'avoir participé à des exécutions en masse sera jugé en Suède

  • Hamid Nouri aurait participé aux «commissions de la mort» organisées en partie par le nouveau président iranien
  • Le procès devrait être «le premier d’une série visant à traduire en justice toutes les personnes impliquées dans cette affaire», a déclaré à Arab News une figure de l'opposition

LONDRES: Un ancien responsable iranien accusé d'être impliqué dans les exécutions massives de prisonniers politiques dans les années 1980 sera jugé en Suède mardi.

Âgé de 60 ans, Hamid Nouri a été arrêté en Suède en 2019, alors qu'il voyageait d'Iran à Stockholm pour rendre visite à des proches.

Des militants iraniens en exil ont préparé un dossier contre lui, révélant son rôle dans les exécutions en masse de prisonniers politiques à la fin de la guerre Iran-Irak.

Nouri est accusé d'avoir participé aux «commissions de la mort» dans lesquelles des milliers de membres, d'affiliés et de sympathisants des Mujaheddin-e Khalq - MEK (l’Organisation des Moudjahidines du peuple iranien [OMPI]) ont été sommairement exécutés à la suite de simulacres de procès.

Le MEK est un groupe politique qui a participé à la révolution de 1979, mais qui est ensuite tombé en disgrâce auprès du gouvernement révolutionnaire et a été violemment réprimé.

L'identité de Nouri a été révélée au grand jour après qu'un prisonnier qu'il battait impitoyablement a vu sa carte d'identité lorsqu'elle a glissé de sa poche pendant l'agression.

Le détenu l'a vue sous son bandeau et a publié, des années plus tard, des détails sur le rôle de Nouri dans la torture de prisonniers, dans un livre relatant ce qu’il avait vécu.

Le procès de Nouri a des implications pour le nouveau président iranien Ebrahim Raïssi, qui est connu pour avoir participé aux exécutions de la fin des années 1980, qualifiées de «commissions de la mort» par Amnesty International. Il était procureur à Téhéran et a envoyé directement de nombreuses personnes à la mort.

Le procès de Nouri est considéré comme un test décisif pour le principe de la compétence extraterritoriale, et s'il se déroule avec succès, cela pourrait augmenter la pression sur Raïssi et l'isoler davantage, de même que l'Iran, de la communauté internationale.

Le MEK s'est félicité des poursuites engagées contre Nouri, tout comme le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), le mouvement d'opposition fédérateur dont le MEK fait partie.

De nombreux membres actuels du CNRI ont perdu des êtres chers lors de ces exécutions. «Les familles des victimes du massacre et les rares survivants se félicitent bien sûr des poursuites contre Nouri», a déclaré à Arab News Ali Safavi, membre de la commission des affaires étrangères du CNRI.

«Ils veulent que ce procès soit le premier d’une série pour traduire en justice toutes les personnes impliquées dans ce crime odieux, notamment le Guide suprême du régime, Ali Khamenei, ainsi que Raïssi, et obliger les responsables à révéler combien de prisonniers innocents ont été assassinés, quels étaient leurs noms et où ils ont été enterrés.»

Le MEK et le CNRI affirment que 30 000 personnes environ ont été assassinées, et qu'ils ont les noms pour le prouver, tandis que les groupes de défense des droits de l’homme évaluent leur nombre à environ 10 000. Amnesty International affirme que ces meurtres constituent des crimes contre l'humanité.

Safavi a déclaré: «Le procès de Nouri fera certainement la lumière sur les détails jusqu'ici non divulgués du massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988, dont 90% étaient affiliés au MEK. Néanmoins, cela ne devrait être qu'un début.

Il a ajouté: «Nouri était simplement un exécutant des “commissions de la mort”, dans lesquelles Raïssi a joué un rôle clé. À ce titre, la communauté internationale, en particulier l'ONU, doit lancer une commission d'enquête internationale pour enquêter sur ce crime contre l'humanité et traduire en justice ses auteurs, à commencer par Raïssi.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
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  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com