Le départ de Messi du FC Barcelone vu du Maghreb : entre déception et ironie

Le joueur argentin Lionel Messi. (Photo, AFP)
Le joueur argentin Lionel Messi. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 11 août 2021

Le départ de Messi du FC Barcelone vu du Maghreb : entre déception et ironie

  • «Le départ de Leo Messi a été vécu au Maroc comme une déchirure, une page de l'histoire du football qui se referme»
  • Pour nombre de commentateurs sportifs maghrébins, le football ne sera plus le même après le départ de Messi, et la Liga perd incontestablement de son lustre

ALGER: Après plus de vingt ans de vie commune, Lionel Messi et le FC Barcelone ont annoncé jeudi la fin de leur idylle, provoquant l’émoi du monde du football non seulement en Europe, mais aussi dans le monde entier. Les réactions se multiplient, et dépassent largement le cercle des fans du club catalan.

Le sextuple Ballon d'Or, désormais sous contrat avec le club francilien du PSG, quitte le club qu'il avait rejoint en 2000 et qu'il a conduit au sommet du football européen, remportant 35 trophées, dont quatre Ligues des champions.

Il est vrai que tout au long de son passage au FC Barcelone, Leo Messi a subjugué le monde du football par ses prouesses techniques et son incroyable adresse devant les buts. La «Pulga», comme aiment l’appeler les fans du football, aura marqué 672 buts en 778 matchs officiels avec le club catalan. C’est pourquoi l’annonce de son départ fait l’effet d’une bombe parmi les amoureux de la Liga espagnole, et bien au-delà, dans tous les pays où le football est le sport roi. C'est-à-dire presque partout.

Dans les pays du Maghreb, la popularité de Leo Messi est tellement grande que les réseaux sociaux ne parlent que de l’annonce de son départ. Entre fans du FC Barcelone déçus, voire chagrinés par ce divorce, et fans d’autres clubs, notamment ceux du grand rival, le Real de Madrid, plutôt moqueurs, la Toile maghrébine vibre depuis quelques jours au rythme de vidéos et de memes mettant en scène la star argentine.

Le départ de Messi suscite les passions chez les fans marocains

Depuis plusieurs décennies, les fans marocains de football et les commentateurs sportifs se passionnent pour la Liga espagnole.  Pour Karim Dronet, journaliste à Atlantic Radio, fondateur de Sport Pro, le premier portail en Afrique consacré au sport business, cela s’explique par l’histoire et la proximité géographique. «À Tanger par exemple, ville du détroit encore très influencée culturellement par la présence espagnole dans le Royaume, chaque week-end, les aficionados se pressent dans les cafés pour suivre les retransmissions télévisées des matches du championnat espagnol. Il y a ainsi une bipolarité très remarquée au niveau de ces établissements selon que l'on soit un supporter du Barça ou du Real Madrid. Bref, on n'est plus au Maroc mais en Espagne!».

Pour le journaliste, «le départ de Leo Messi a été vécu au Maroc comme une déchirure, une page de l'histoire du football qui se referme. Même s’il va sans doute continuer sa carrière sous d'autres cieux, en l'occurrence au Paris Saint-Germain, cela ne suscitera sans doute pas le même enthousiasme chez les fans marocains, plus enclins à suivre et à se passionner pour les joutes footballistiques de La Liga que celles de la Ligue 1».

Ainsi, la Liga espagnole sera désormais orpheline de la star argentine et «cela devrait d'ailleurs se ressentir lors des prochains Clasico où les duels Messi-Ronaldo donnaient lieu dans le passé à des échanges passionnés entre les partisans de ces deux icônes de l'âge d'or du football espagnol», ajoute-t-il.

Commentaires contrastés en Algérie

En Algérie, les fans du FC Barcelone qui se comptent par millions ne sont pas restés indifférents. Hakim Ait Ali Ouslimane, journaliste et commentateur sportif à la radio Chaîne II, estime que les fans algériens du club catalan sont partagés. Il y a ceux qui pensent que «Messi a baissé son salaire de 50% dans l’espoir de rester contrairement aux autres joueurs égoïstes. Ils considèrent que les dirigeants pouvaient consentir davantage d’efforts financiers pour alléger le budget du club et le garder». D’autres fans pointent l’hypocrisie de Messi «qui pleurniche en conférence de presse, et qui va se hâter d’accepter une offre d’un autre club, le PSG,  et empocher 40 millions d'euros de salaire».

Certains fans algériens se sont même amusés à convertir les montants gagnés par le joueur argentin en dinars algériens. Son salaire atteint des sommes faramineuses: 7 000 milliards de dinars algériens. D’autres supporters, plutôt taquins, se sont réjouis que «Leo Messi joue la saison prochaine contre Clermont-Ferrand».

Paris sous le feu des projecteurs

Ainsi, pour nombre de commentateurs sportifs maghrébins, le football ne sera plus le même après le départ de Messi, et la Liga perd incontestablement de son lustre avec les départs successifs de Cristiano Ronaldo, Sergio Ramos et Leo Messi.

D’un autre côté, tous les regards sont désormais braqués vers le PSG, qui s’illustre par un mercato estival exceptionnel, notamment avec le recrutement de Wijnaldum, Ramos, Hakimi et de Donnarumma.

Gageons que l’arrivée désormais officielle du sextuple Ballon d'Or à Paris fera naître de nouvelles passions autour du club de la capitale française, qui se prépare d’ores et déjà à accueillir les jeux Olympiques de 2024.


Un député israélien tente de détruire un mémorial palestinien en Cisjordanie

Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique. (AFP)
Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique. (AFP)
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  • L'armée israélienne qui accompagnait le député lors de cette visite dans des villages palestiniens du nord de la Cisjordanie a dénoncé "la manière trompeuse et manipulatrice" dont elle a été utilisée par M. Soukot
  • "Des soldats de Tsahal affectés à des missions opérationnelles dans le secteur ont été détournés de ces missions pour cette tâche et exposés à des risques inutiles, alors que Tsahal opère dans un contexte de forte pression"

RAMALLAH: Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique.

"Il y a quelques jours, j'ai demandé à l'armée d'agir pour retirer les monuments commémorant des terroristes responsables d'attaques contre des Israéliens dans les villages de Madama et de Burin. Malheureusement, ils sont restés en place. Je m'y suis donc rendu moi-même et j'ai pris des mesures pour les retirer", a affirmé M. Soukot dans une vidéo le montrant avec un marteau tentant de détruire le mémorial.

L'armée israélienne qui accompagnait le député lors de cette visite dans des villages palestiniens du nord de la Cisjordanie a dénoncé "la manière trompeuse et manipulatrice" dont elle a été utilisée par M. Soukot.

"Des soldats de Tsahal affectés à des missions opérationnelles dans le secteur ont été détournés de ces missions pour cette tâche et exposés à des risques inutiles, alors que Tsahal opère dans un contexte de forte pression", a dit l'armée dans un communiqué.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l'armée est "l'autorité souveraine en Judée-Samarie (nom israélien de la Cisjordanie)".

"Se faire justice soi-même, en particulier lorsqu'il s’agit de personnalités publiques, est une pratique répréhensible qui empêche Tsahal de se concentrer sur ses missions de lutte contre le terrorisme et l'incitation à la violence", a dit M. Netanyahu selon un communiqué de son bureau.

Le principal rival de M. Netanyahu pour les prochaines élections, Gadi Eizenkot, a réagi sur X en accusant le Premier ministre "qui permet à des anarchistes comme Zvi Soukot et ses semblables de faire tout ce qui leur plaît, mettant en danger la sécurité des localités israéliennes et portant atteinte à la position d'Israël dans le monde".

Rami Nassar, chef du conseil du village de Madama, a déclaré à l'AFP que "le monument porte les noms des martyrs du village tombés lors de la bataille de Karameh (en 1968, NDLR), des première et deuxième Intifada (soulèvement palestinien), ainsi que jusqu'à aujourd'hui", qualifiant l'acte du député israélien de "terrorisme".

M. Nassar a affirmé que le nom d'"un agriculteur du village tué alors qu'il travaillait sa terre, sans qu'aucun affrontement n'ait eu lieu" était notamment inscrit sur le mémorial.

Dans sa vidéo, M. Soukot a affirmé que parmi les noms mentionnés sur le mémorial figurait celui de Yamen Faredj, membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), recherché pour sa participation à des attentats en Israël pendant la seconde Intifada et qui avait été tué en 2004 à Naplouse par l'armée israélienne.

Les violences ont explosé dans le territoire palestinien, occupé depuis 1967, depuis l'attaque du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.


Les Etats-Unis retirent la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme

Les États-Unis retirent la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué que cette mesure « contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique ». (AFP)
Les États-Unis retirent la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué que cette mesure « contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique ». (AFP)
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  • Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a affirmé que cette décision américaine offrait aux Syriens "une voie vers la prospérité".
  • Cette mesure "élimine les derniers obstacles majeurs à l'investissement du secteur privé en Syrie et favorise la reprise économique du pays ainsi que sa réintégration dans l'économie mondiale", a-t-il indiqué dans un communiqué

WAHSINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé lundi avoir retiré la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme, sur laquelle le pays figurait depuis 47 ans, une nouvelle étape de la levée progressive des sanctions américaines.

Le gouvernement Trump avait indiqué début juillet son intention de supprimer la Syrie de cette liste, qui limitait jusqu'ici les investissements dans ce pays, un peu moins de deux ans après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.

Les Etats-Unis ont également sorti Hayat Tahrir al-Sham (HTS), anciennement Front al-Nosra, ancien groupe islamiste qu'a dirigé le président syrien Ahmad al-Chareh, de leur liste des principaux groupements et individus "terroristes" (Specially Designated Global Terrorist).

Un temps branche d'Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra avait annoncé rompre ses liens avec l'organisation en 2016 et s'était rebaptisé HTS.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a affirmé que cette décision américaine offrait aux Syriens "une voie vers la prospérité".

Cette mesure "élimine les derniers obstacles majeurs à l'investissement du secteur privé en Syrie et favorise la reprise économique du pays ainsi que sa réintégration dans l'économie mondiale", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Tom Barrack, l'envoyé spécial américain en Syrie, a lui salué sur X, "une nouvelle étape décisive dans le remarquable parcours de la Syrie, de l'isolement au partenariat, et d'un pourvoyeur de terrorisme à un partenaire engagé dans la lutte mondiale contre lui".

"Moderne et durable"

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani a qualifié la décision américaine d'"étape historique", affirmant qu'elle reflétait "l'engagement du nouvel Etat syrien en faveur de la paix et de la sécurité internationale".

Le ministre syrien des Finances, Mohammed Barnieh, y voit un "succès majeur et historique de la diplomatie syrienne", dans un commentaire cité par l'agence de presse officielle Sana.

Cette mesure ouvre également selon lui une "voie majeure et attendue de longue date pour renforcer l'intégration de la Syrie dans le système économique et financier mondial, attirer les investissements et les technologies modernes, et soutenir les perspectives de développement".

De son côté, le gouverneur de la Banque centrale syrienne s'est félicité que le retrait du pays de cette liste lui permette "de retrouver sa place naturelle au sein du système économique mondial" et de "bâtir un système financier moderne et fiable".

Après sa prise de pouvoir, en décembre 2024, Ahmad al-Chareh avait annoncé la dissolution de tous les groupes armés ayant renversé Bachar al-Assad, dont HTS, sa propre formation.

Lundi toujours, le Trésor américain a ôté HTS de sa liste des personnes et entités sous sanctions (SDN List), selon un communiqué.

"Le Trésor se conforme à la promesse du président Trump de donner au peuple syrien une ouverture sur de grandes choses", a déclaré le ministre des Finances, Scott Bessent, cité dans le communiqué.

"Les décisions prises aujourd'hui vont favoriser des investissements supplémentaires en Syrie pour promouvoir la stabilité politique et économique" du pays, a-t-il poursuivi.

Depuis 2025, de nombreux pays occidentaux ont progressivement annulé les sanctions imposées à la Syrie, notamment le Canada ou le Royaume-Uni. L'Union européenne les avait levées dès mai 2025.

Lors de sa visite à Damas fin juillet, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait appelé les Etats à lever "immédiatement" les dernières sanctions visant encore la Syrie, afin de soutenir la reconstruction et la relance de l'économie locale.


Le ministre des Affaires étrangères d'Oman en Iran pour discuter d'Ormuz

Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr al-Busaidi est attendu mardi en Iran, ont annoncé les autorités iraniennes, alors que Téhéran et Mascate discutent depuis des semaines d'un accord sur les modalités de passage dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr al-Busaidi est attendu mardi en Iran, ont annoncé les autorités iraniennes, alors que Téhéran et Mascate discutent depuis des semaines d'un accord sur les modalités de passage dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • M. al-Busaidi mènera les "consultations politiques en cours entre les deux parties, en tant qu'États riverains du détroit d'Ormuz, afin de contribuer à renforcer la paix et la sécurité dans la région"
  • Le ministre omanais doit également rencontrer son homologue iranien Abbas Araghchi, pour "renforcer la coopération bilatérale" et "discuter des enjeux régionaux"

TEHERAN: Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr al-Busaidi est attendu mardi en Iran, ont annoncé les autorités iraniennes, alors que Téhéran et Mascate discutent depuis des semaines d'un accord sur les modalités de passage dans le détroit d'Ormuz.

M. al-Busaidi mènera les "consultations politiques en cours entre les deux parties, en tant qu'États riverains du détroit d'Ormuz, afin de contribuer à renforcer la paix et la sécurité dans la région", a déclaré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, dans un communiqué.

Le ministre omanais doit également rencontrer son homologue iranien Abbas Araghchi, pour "renforcer la coopération bilatérale" et "discuter des enjeux régionaux".

En riposte aux frappes israélo-américaines sur son sol le 28 février, qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient, l'Iran a verrouillé le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel circulait, avant le conflit, un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Téhéran a indiqué qu'il entendait imposer des frais de navigation pour des services aux navires y transitant, ce que refusent fermement les Etats-Unis et certains pays de la région. L'Iran a pris pour cible des navires qui tentent de traverser le détroit sans demander d'autorisation.

De son côté, le président américain Donald Trump martèle avoir le "contrôle total" du détroit et a affirmé qu'il en ferait, après la guerre un "territoire américain".

Il a également menacé de bombarder Oman si le pays se mettait "en travers" du chemin des Etats-Unis.

L'Iran et Oman discutent depuis plusieurs semaines pour établir une nouvelle route de navigation dans le détroit.

Mardi, le Qatar, un des pays médiateurs dans le conflit, les a appelés à conclure leurs négociations, pour permettre de "reprendre" les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran.

Téhéran affirme que la voie maritime restera fermée tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, dont la levée du blocus imposé par les Etats-Unis aux  ports iraniens.