Inondations en Turquie: le bilan grimpe à 17 morts

Cette photo publiée par le groupe d'aide humanitaire turc IHH le 12 août 2021 montre une voiture flottant dans l'eau à Kastamonu, après que des crues soudaines ont balayé plusieurs régions de la mer Noire. De violentes tempêtes se sont abattues sur le nord de la Turquie au moment même où les sauveteurs ont signalé avoir contrôlé presque totalement dans le sud des centaines d'incendies de forêt. ( IHH / AFP)
Cette photo publiée par le groupe d'aide humanitaire turc IHH le 12 août 2021 montre une voiture flottant dans l'eau à Kastamonu, après que des crues soudaines ont balayé plusieurs régions de la mer Noire. De violentes tempêtes se sont abattues sur le nord de la Turquie au moment même où les sauveteurs ont signalé avoir contrôlé presque totalement dans le sud des centaines d'incendies de forêt. ( IHH / AFP)
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Publié le Jeudi 12 août 2021

Inondations en Turquie: le bilan grimpe à 17 morts

  • Les inondations, qui ont surtout touché les provinces de Kastamonu, Bartin et Sinop, situées au bord de la mer Noire, ont été causées par d'intenses précipitations dans la nuit de mardi à mercredi
  • Les précipitations intenses ont aussi été à l'origine de plusieurs glissements de terrain dont l'un a causé l'effondrement partiel d'un pont routier

ISTANBUL: Au moins 17 personnes sont mortes dans des inondations qui se sont produites dans le nord de la Turquie alors que ce pays se remettait à peine d'incendies meurtriers, ont annoncé jeudi les autorités.

"Quinze personnes ont malheureusement perdu la vie dans la province de Kastamonu et deux dans la province de Sinop", a indiqué l'agence gouvernementale responsable des catastrophes naturelles (AFAD) dans un communiqué. Une personne était par ailleurs portée disparue.

Le précédent bilan officiel faisait état de 11 décès.

Les inondations, qui ont surtout touché les provinces de Kastamonu, Bartin et Sinop, situées au bord de la mer Noire, ont été causées par d'intenses précipitations dans la nuit de mardi à mercredi.

Les secouristes s'efforçaient notamment jeudi de retrouver des survivants dans un immeuble résidentiel de huit étages qui s'est effondré à Kastamonu à la suite des inondations. Deux bâtiments voisins se sont par ailleurs affaissés, signe de la violence de la catastrophe naturelle.

A la suite de précipitations nourries, le niveau de l'eau est monté jusqu'à quatre mètres de haut dans certaines villes, selon les autorités, et les rues de villes entières se sont transformées en torrents charriant des voitures et des panneaux de signalisation.

"Je présente mes condoléances aux proches de nos 17 concitoyens qui ont perdu la vie. Toutes nos institutions sont mobilisées dans les zones sinistrées", a déclaré jeudi le président Recep Tayyip Erdogan.

Mercredi, le ministre de l'Agriculture et des Forêts, Bekir Pakdemirli, avait décrit ces inondations comme "une catastrophe que nous n'avions pas vécue depuis 50 ou 100 ans", soulignant que des records de précipitations avaient été enregistrés par endroits.

Les pluies intenses ont aussi été à l'origine de plusieurs glissements de terrain dont l'un a causé l'effondrement d'un pont routier. Huit personnes blessées ont dû être hospitalisées.

Plus de 1 000 secouristes étaient mobilisés jeudi pour retrouver ou évacuer des survivants et porter assistance aux sinistrés en leur distribuant notamment des colis alimentaires, selon l'AFAD.

Les régions situées dans le nord et le nord-est de la Turquie sont régulièrement touchées par des inondations meurtrières.

Nombre de scientifiques établissent un lien entre le réchauffement climatique causé par l'activité humaine et la survenue de plus en plus fréquente d'épisodes météorologiques extrêmes de ce type.

La Turquie a été le théâtre ces derniers mois de plusieurs catastrophes naturelles, notamment des épisodes de forte sécheresse et de violents feux de forêt entre fin juillet et début août.

Après cette série noire, plusieurs responsables politiques et associations ont exhorté le gouvernement à prendre des mesures radicales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

La Turquie n'a pas ratifié l'accord de Paris sur le climat de 2015.


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.


L'Iran dit avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats

L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire. (AFP)
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  • "Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït"
  • Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source

TEHERAN: L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Emirats arabes unis, après des frappes des Etats-Unis sur son territoire.

"Ce matin, l'armée a frappé au moyen de missiles et de drones les systèmes de communication par satellite, les dépôts d'équipement et les hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", indique un communiqué militaire relayé par la télévision d'Etat.

Aux Emirats, "les systèmes radar de l'armée américaine" ont été visés sur la base aérienne al-Minhad par des missiles et drones, a ajouté cette source.