Turquie: des commerces syriens attaqués après une rixe mortelle

Des manifestants pro-nationalistes font un geste lors d'émeutes contre les réfugiés à Ankara. (Dossier/Reuters)
Des manifestants pro-nationalistes font un geste lors d'émeutes contre les réfugiés à Ankara. (Dossier/Reuters)
Short Url
Publié le Jeudi 12 août 2021

Turquie: des commerces syriens attaqués après une rixe mortelle

  • Selon les médias, des groupes d'hommes ont arraché les grilles métalliques de plusieurs commerces avant de détruire leurs vitrines dans le district d'Altindag
  • «Les manifestations et événements qui ont eu lieu la nuit dernière ont pris fin grâce au sang-froid de nos concitoyens et à l'action de nos forces de l'ordre»

ANKARA: Plusieurs dizaines de personnes ont attaqué mercredi soir des commerces et des véhicules appartenant à des Syriens à Ankara, ont rapporté les médias, dans un contexte d'intensification du discours hostile aux migrants en Turquie.


Selon les médias, des groupes d'hommes ont arraché les grilles métalliques de plusieurs commerces avant de détruire leurs vitrines dans le district d'Altindag. Les émeutiers ont en outre endommagé plusieurs voitures.


Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montrait un groupe d'hommes en train d'attaquer une épicerie pendant que des policiers les exhortaient au calme.


"Les manifestations et événements qui ont eu lieu la nuit dernière ont pris fin grâce au sang-froid de nos concitoyens et à l'action de nos forces de l'ordre", a déclaré tôt jeudi le gouvernorat d'Ankara dans un communiqué.


"Nous appelons nos concitoyens à ne pas prêter attention aux affirmations et messages provocateurs" sur les réseaux sociaux, a-t-il ajouté.


Ces incidents sont intervenus après la mort d'un jeune homme turc qui avait été poignardé lors d'une rixe entre deux bandes, des internautes et médias présentant l'auteur des coups mortels comme un Syrien. 


Deux ressortissants étrangers accusés d'"homicide volontaire" ont été arrêtés, a rapporté l'agence de presse étatique Anadolu, sans toutefois préciser leur nationalité.


La Turquie, pays qui accueille près de quatre millions de réfugiés syriens, a plusieurs fois été secouée par des accès de fièvre xénophobe similaires ces dernières années, souvent déclenchés par des rumeurs se propageant sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie instantanée.


L'émeute à Ankara s'inscrit dans un contexte de multiplication des fausses nouvelles et déclarations hostiles aux migrants, notamment sur les réseaux sociaux, sur fond d'afflux de réfugiés afghans fuyant l'avancée des talibans dans leur pays.


Des opposants du président Recep Tayyip Erdogan ont multiplié les accusations de "laxisme" sur la question migratoire et le principal rival du chef de l'Etat, Kemal Kiliçdaroglu, a promis le mois dernier de "renvoyer les Syriens dans leur pays" si son parti remporte les prochaines élections en 2023.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.