«Du paradis à l'enfer», les apiculteurs d'Eubée ont tout perdu dans le feu

À la sortie du village de Voutas, la forêt luxuriante s'est volatilisée dans l'incendie qui a dévoré le nord de l'île grecque d’Eubée pendant neuf jours. ANGELOS TZORTZINIS / AFP
À la sortie du village de Voutas, la forêt luxuriante s'est volatilisée dans l'incendie qui a dévoré le nord de l'île grecque d’Eubée pendant neuf jours. ANGELOS TZORTZINIS / AFP
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Publié le Vendredi 13 août 2021

«Du paradis à l'enfer», les apiculteurs d'Eubée ont tout perdu dans le feu

  • À la sortie du village de Voutas, la forêt luxuriante s'est volatilisée dans l'incendie qui a dévoré le nord de l'île grecque d’Eubée pendant neuf jours
  • Depuis les incendies d'une virulence exceptionnelle, l’ensemble des agriculteurs, éleveurs et producteurs redoutent les conséquences économiques et les risques d’inondations

VOUTAS, GRECE : "On a perdu nos ruches parce qu'on courait pour sauver nos villages". Casquette enfoncée sur le crâne, Adonis Vakos se lamente devant les forêts carbonisées de l'île grecque d'Eubée. "Regardez, il n'y a plus rien de vert autour de nous. Et une abeille sans vert, ça ne vit pas".

Sur le sol noirci, des cercles dessinés rappellent que des dizaines de ruches y étaient alignées au milieu des pins désormais disparus.

À la sortie du village de Voutas, la forêt luxuriante s'est volatilisée dans l'incendie qui a dévoré le nord de l'île grecque d’Eubée pendant neuf jours.

"Sur les 130 ruches que j’avais, il m'en reste 50", constate Adonis Vakos, 49 ans, dernier représentant d’une famille d’apiculteurs de père en fils.

"Je suis dans la culture du miel depuis que j’ai dix ans. On n’aura jamais le temps de revoir ça, on sera morts avant que ça repousse. Il va falloir 50 ans, si ça repousse un jour…", se désole-t-il face au relief carbonisé.

Des pins, des noyers, des figuiers arboraient les montagnes du nord d’Eubée. "Tout le monde travaillait avec la nature ici. C’est tout un mode de vie qu’on a perdu en même temps que la forêt", assure Babis, 53 ans.

"À chaque saison ses trésors", ajoute cet autre apiculteur qui vivait de ses ruches. "Qu’est-ce qu’on va trouver ici l’année prochaine ? C’est terminé. On est passé du paradis à l’enfer".

«Comment vont se nourrir les abeilles? avec du charbon?»

Sur un smartphone, les deux hommes font défiler des photos prises ces derniers mois dans la nature abondante.

"Des souvenirs pour la vie", lâche Adonis Vakos.

La peur du vide a remplacé la peur des flammes pour les apiculteurs de la région.

Depuis les incendies d'une virulence exceptionnelle, l’ensemble des agriculteurs, éleveurs et producteurs redoutent les conséquences économiques et les risques d’inondations.

"On va sans doute devoir migrer nous aussi, et mettre nos ruches dans d’autres régions", projette Adonis Vakos. "Regardez, il n’y a plus rien de vert autour de nous. Et une abeille sans vert, ça ne vit pas".

Pour son collègue Adonis Angelou, la décision est déjà prise. "J'emmène mes ruches dès demain dans le Pélion", une péninsule montagneuse au nord d'Eubée.

"J'ai loué un terrain à côté de Volos, ça engage de nouveaux frais mais je n'ai pas le choix", ajoute l'exploitant, qui a réussi à sauver ses 150 ruches en creusant à l'aide d’un tracteur un périmètre de sécurité face aux flammes.

"Heureusement je les ai sauvées. Mais comment vont se nourrir les abeilles ici ? Avec du charbon ?".

eubee
Une image satellite mise à disposition par l'Union européenne, en utilisant l'imagerie Copernicus Sentinel-2, le 12 août, montre l'étendue de la destruction de la forêt par les incendies de forêt sur l'île d'Eubée dans une comparaison entre le 1er août et le 11 août 2021.
HANDOUT / EUROPEAN UNION / AFP

Jusqu'ici, le nord d’Eubée comptait parmi les régions grecques les plus prisées des apiculteurs. Son micro-climat, sa biodiversité, ses forêts de pins caressées par le meltem offraient des conditions idéales à la production d’un miel exceptionnel.

40% de la production de miel du pays

"A cette période et jusqu’à début novembre, des milliers d'apiculteurs de Kalamata (sud) jusqu'à l'Evros (nord) venaient dans le nord d’Eubée car la production est immense et le miel de qualité", assure Panagiotis Gianakaras, apiculteur originaire d’Istiaia.

Lui aussi a réussi à sauver ses 80 ruches. Les caisses en bois colorées abritant ses milliers d’abeilles reposent désormais à l’ombre des oliviers.

"40% de la production de miel du pays se fait ici", estime Stathis Albanis, président de la coopérative des apiculteurs d’Istiaia.

"On parle de forêts qui ont une importance aussi bien écologique qu’économique. De nombreux habitants dépendent d'elles", commente auprès de l’AFP Dimitris Karavellas, directeur général de WWF Grèce.

"La crise climatique est une dure réalité et nous montre que les forêts vont devenir de plus en plus vulnérables et de plus en plus précieuses pour ce qu’elles apportent", ajoute-t-il.

"La crise climatique n’est pas une excuse pour échouer mais doit être une alarme pour changer", assène Dimitris Karavellas.

Pour Alexandra Messare, directrice des programmes en Grèce pour Greenpeace, les autorités ont une responsabilité. "Le gouvernement, tout comme le précédent, n’ont pas investi pour défendre la biodiversité et les personnes qui en dépendent", accuse-t-elle.


Trump dit qu'il ne lèvera le blocus qu'en cas d'«accord» avec l'Iran 

Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran. (Reuters)
Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran. (Reuters)
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  • Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran
  • "Ils perdent 500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme"

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran.

"LE BLOCUS, que nous ne lèverons pas tant qu'il n'y aura pas de +DEAL+, est en train de complètement détruire l'Iran. Ils perdent 500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme", a écrit le président des Etats-Unis, dans un message qui critique violemment la couverture du conflit par les médias américains.

 

 


Iran: la délégation américaine sur le départ pour les pourparlers à Islamabad

Une délégation américaine décollera "bientôt" pour le Pakistan en vue de discussions avec l'Iran, Téhéran laissant de son côté planer le doute sur sa participation, sur fond de tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit. (AFP)
Une délégation américaine décollera "bientôt" pour le Pakistan en vue de discussions avec l'Iran, Téhéran laissant de son côté planer le doute sur sa participation, sur fond de tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit. (AFP)
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  • Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP ce départ imminent, alors qu'approche la fin du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril entre les deux pays ennemis
  • L'ultimatum expire "mercredi soir, heure de Washington", a déclaré Donald Trump à l'agence Bloomberg, jugeant "très improbable" l'extension de la trêve. Elle devait s'achever en théorie dans la nuit de mardi à mercredi, heure de Téhéran

TEHERAN: Une délégation américaine décollera "bientôt" pour le Pakistan en vue de discussions avec l'Iran, Téhéran laissant de son côté planer le doute sur sa participation, sur fond de tensions accrues dans le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit.

Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP ce départ imminent, alors qu'approche la fin du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril entre les deux pays ennemis, après plus d'un mois d'une guerre qui a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.

L'ultimatum expire "mercredi soir, heure de Washington", a déclaré Donald Trump à l'agence Bloomberg, jugeant "très improbable" l'extension de la trêve. Elle devait s'achever en théorie dans la nuit de mardi à mercredi, heure de Téhéran.

Si les revendications américaines ne sont pas satisfaites d'ici là, "beaucoup de bombes exploseront", a ajouté le président américain, cette fois à la chaîne PBS, après avoir menacé plus tôt en avril d'anéantir "une civilisation entière".

L'Iran n'a pas "à ce stade" de "projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n'a été arrêtée à ce sujet", a fait savoir pour sa part le chef de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, mettant en doute "le sérieux" des Etats-Unis dans le processus diplomatique.

Il a ajouté que la saisie d'un cargo iranien par les Etats-Unis dans le golfe d'Oman, leur blocus naval des ports iraniens et les retards dans la mise en œuvre du cessez-le-feu au Liban constituaient autant de "violations manifestes du cessez-le-feu".

 "Pas de lumière" 

A Téhéran, où les principaux aéroports ont rouvert lundi pour la première fois depuis plusieur semaines, la vie a largement repris son cours, entre cafés bondés, sportifs et promeneurs en nombre dans les parcs.

Mais le fatalisme et l'épuisement semblent l'emporter chez les gens interrogés par une équipe de l'AFP basée à Paris. "Quoi qu'il arrive, les perdants sont le peuple iranien", soupire une biologiste de 30 ans qui ne donne pas son nom pour des raisons de sécurité.

Saghar, une femme de 39 ans, dresse quant à elle un tableau "terrible" dans le pays, qui recense plusieurs milliers de morts dans les frappes israélo-américaines.

"Il n'y a pas de lumière au bout du tunnel. La situation économique est horrible. Ils (le pouvoir, NDLR) arrêtent des gens pour rien. Les exécutions se multiplient. Que des mauvaises nouvelles", énumère cette femme qui dit n'avoir même plus "l'énergie de parler".

Ormuz, enjeu majeur 

Lundi, les cours du pétrole étaient en forte hausse après le regain des tensions dans le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Le détroit "doit rester ouvert", a insisté le président chinois Xi Jinping lors d'une conversation téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. M. Xi, cité par un média d'Etat, a également appelé à "un cessez-le-feu immédiat et global".

Selon plusieurs médias iraniens, une levée du blocus naval américain constituerait une condition préalable aux discussions avec Washington.

Une question rendue plus compliquée encore par l'annonce, dimanche, de la saisie par la marine américaine du cargo Touska, battant pavillon iranien, à laquelle Téhéran a promis de "riposter bientôt".

Face au maintien du blocus américain, l'Iran avait annoncé samedi reprendre "le strict contrôle" du détroit, revenant sur sa décision de le rouvrir.

"On ne va probablement pas vers un accord. Chacun fait un blocus à des endroits différents, les Iraniens dans le coude du détroit, les Etats-Unis dans le Golfe d'Oman à la sortie", résume pour l'AFP le chercheur Pierre Razoux.

Islamabad sous haute sécurité 

Dans l'attente de possibles pourparlers, la sécurité a été visiblement renforcée dimanche à Islamabad avec la multiplication de routes fermées, barbelés et barricades, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La délégation américaine doit être menée par le vice-président JD Vance, déjà présent le 11 avril pour de premières discussions à un niveau inédit depuis l'avènement de la République islamique en 1979, celles-ci s'étant conclues par un échec.

En annonçant dimanche cette nouvelle session au Pakistan, le président Trump a affirmé offrir à l'Iran un "deal raisonnable" et qu'en cas de refus, "les Etats-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran".

Outre les questions relatives au détroit d'Ormuz, les divergences restent fortes, notamment sur le volet nucléaire, au coeur du différend. Selon Donald Trump, l'Iran a accepté de remettre son uranium hautement enrichi, un enjeu crucial, ce qu'a de nouveau démenti Téhéran lundi.

L'Iran, qui nie vouloir se doter de la bombe atomique, défend son droit au nucléaire civil.

Au Liban, l'autre front de la guerre, la situation demeure très instable malgré un cessez-le-feu de 10 jours entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, que les deux parties se sont accusées de violer.

 


L'Iran ne compte pas discuter à nouveau avec les Etats-Unis

Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d'Etat iranienne, même si une délégation américaine doit arriver lundi au Pakistan afin de relancer les pourparlers de paix à deux jours de l'expiration du cessez-le-feu. (AFP)
Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d'Etat iranienne, même si une délégation américaine doit arriver lundi au Pakistan afin de relancer les pourparlers de paix à deux jours de l'expiration du cessez-le-feu. (AFP)
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  • La télévision d'Etat iranienne (Irib), a affirmé que Téhéran n'avait "actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-Etats-Unis"
  • Plusieurs médias iraniens avancent en outre qu'une levée du blocus naval américain serait une condition préalable à ces pourparlers

TEHERAN: Téhéran ne compte pas participer à de nouvelles négociations avec Washington, a rapporté la télévision d'Etat iranienne, même si une délégation américaine doit arriver lundi au Pakistan afin de relancer les pourparlers de paix à deux jours de l'expiration du cessez-le-feu.

La télévision d'Etat iranienne (Irib), a affirmé que Téhéran n'avait "actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-Etats-Unis", tandis que l'agence officielle Irna a affirmé qu'il n'existe "aucune perspective claire de négociations fructueuses".

Plusieurs médias iraniens avancent en outre qu'une levée du blocus naval américain serait une condition préalable à ces pourparlers.

Une question rendue encore plus compliquée avec l'annonce dimanche de la saisie par la marine américaine d'un cargo iranien dans le golfe d'Oman.

"Mal lui en a pris" 

Le cargo Touska, battant pavillon iranien, "a tenté de franchir notre blocus maritime, et mal lui en a pris", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Téhéran, par la voix du porte-parole de l'état-major, a promis de son côté de "riposter bientôt" contre cet "acte de piraterie armée".

Malgré l'incertitude d'une participation iranienne, Donald Trump avait annoncé dimanche envoyer au Pakistan le vice-président JD Vance, qui avait déjà mené la délégation à Islamabad le 11 avril pour des discussions à un niveau inédit, celles-ci s'étant conclues par un échec.

Annonçant l'arrivée de la délégation pour lundi soir, le président américain a affirmé sur sa plateforme Truth Social offrir à l'Iran un "deal raisonnable" et qu'en cas de refus, "les Etats-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran".

Face au regain de tensions, les prix du pétrole se sont à nouveau envolés lundi en début d'échanges asiatiques, le baril de WTI bondissant notamment de plus de 8%.

Barricades 

Dans l'attente d'une confirmation ou non de la tenue des pourparlers, la sécurité a été visiblement renforcée dimanche à Islamabad avec la multiplication de routes fermées, barbelés et barricades, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Au-delà des négociations, Washington et Téhéran continuent de s'affronter autour du détroit d'Ormuz, et de dénoncer réciproquement des violations du cessez-le-feu.

Avant l'annonce de la saisie du cargo, Donald Trump avait dénoncé des attaques attribuées à l'Iran contre plusieurs navires commerciaux qui tentaient de franchir le détroit.

Un navire de la CMA CGM a ainsi fait l'objet samedi de "tirs de semonce", a indiqué dimanche à l'AFP le groupe français de transport maritime.

L'Iran avait annoncé samedi reprendre "le strict contrôle" du détroit, revenant sur sa décision de la veille de le rouvrir en raison du blocus américain.

Dimanche, les passages du détroit étaient réduits à zéro, selon le site Marine Traffic.

"Suspicion" 

Téhéran pensait, en ouvrant le détroit vendredi, que "les Etats-Unis répondraient en levant le blocus", relève Vali Nasr, professeur en relations internationales à l'université américaine Johns Hopkins.

Mais son maintien "n'a fait que nourrir la suspicion de l'Iran" sur le fait que les discussions d'Islamabad "ne sont qu'une ruse diplomatique avant une autre attaque militaire", ajoute-t-il sur X.

D'autant que les positions restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire, au coeur du différend. Selon Donald Trump, l'Iran a accepté de remettre son uranium hautement enrichi, un enjeu crucial, ce qu'a démenti Téhéran.

"Trump dit que l'Iran ne doit pas faire usage de ses droits nucléaires (...) Qu'est-ce qui lui prend de vouloir priver l'Iran de ses droits?", a lancé dimanche le président Massoud Pezeshkian, cité par l'agence Isna.

Téhéran, qui nie vouloir se doter de la bombe atomique, défend son droit au nucléaire civil.

"Toute sa force" 

Au Liban, l'autre front de la guerre, la situation demeure très instable malgré un cessez-le-feu de 10 jours entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, que les deux parties se sont accusées de violer.

L'armée israélienne a reçu pour instruction d'utiliser "toute sa force" si les troupes faisaient l'objet d'une "quelconque menace", selon le ministre de la Défense, Israël Katz.

Il a affirmé à plusieurs reprises qu'Israël démolirait des maisons le long de la frontière en vue d'établir une "zone de sécurité" et de fait, les destructions se poursuivent dans des localités frontalières, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

"Nous ne savons pas ce qu'il va advenir, je ne sais pas si je dois réparer mon magasin ou si les bombardements vont reprendre", témoigne Ali Assi, dans sa boutique de vêtements à Nabatieh (sud).