Virus: l'Iran impose de nouvelles restrictions pour endiguer l'épidémie

Un Iranien roule à moto sur la place Enghelab, dans le centre de la capitale Téhéran, le 20 juillet 2021, alors que les autorités renforcent les restrictions dans le cadre de la pandémie de COVID-19.  (ATTA KENARE / AFP)
Un Iranien roule à moto sur la place Enghelab, dans le centre de la capitale Téhéran, le 20 juillet 2021, alors que les autorités renforcent les restrictions dans le cadre de la pandémie de COVID-19. (ATTA KENARE / AFP)
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Publié le Samedi 14 août 2021

Virus: l'Iran impose de nouvelles restrictions pour endiguer l'épidémie

  • L'Iran a annoncé samedi de nouvelles restrictions pour tenter d'endiguer l'épidémie de coronavirus tandis que le pays enregistre des nombres records de contaminations et de décès
  • Plus de 14,7 millions de personnes ont reçu une première dose, mais 3,8 millions seulement en ont reçu deux, selon le ministère de la Santé

TÉHÉRAN: L'Iran a annoncé samedi de nouvelles restrictions pour tenter d'endiguer l'épidémie de coronavirus tandis que le pays enregistre des nombres records de contaminations et de décès.

Pays le plus touché par la pandémie au Proche et au Moyen-Orient, l'Iran connaît une forte hausse des infections depuis juin, les autorités évoquant une "cinquième vague" causée par le variant Delta.

Le Comité de lutte contre la maladie a décidé samedi la fermeture des bureaux gouvernementaux, des banques et des commerces non essentiels dans tout le pays à partir de lundi et jusqu'au samedi 21 août inclus, a affirmé son porte-parole, Aliréza Raïssi, à l'agence officielle Irna.

La circulation en voiture entre les provinces est également interdite entre dimanche midi (07H30 GMT) et le 27 août, a-t-il ajouté.

Le pays, qui n'a jamais totalement confiné sa population, avait déjà mis en place des mesures similaires fin juillet mais seulement pour les provinces de Téhéran et d'Alborz. 

Les nouvelles restrictions interviennent tandis que les cérémonies chiites de l'Achoura ont lieu dans la semaine, avec deux jours fériés mercredi et jeudi. Les commémorations en plein air pourront avoir lieu, a souligné M. Raïssi.

Au total, l'Iran a officiellement enregistré plus de 4,38 millions d'infections dont plus de 97.000 décès, des bilans largement sous estimés de l'aveu même des autorités.

"Trop tard"

Pris à la gorge financièrement par les sanctions américaines rétablies à son encontre depuis 2018, l'Iran dit peiner à importer des vaccins pour ses quelque 83 millions d'administrés.

Plus de 14,7 millions de personnes ont reçu une première dose, mais 3,8 millions seulement en ont reçu deux, selon le ministère de la Santé. 

Il s'agit principalement des vaccins Spoutnik V, Sinopharm, Covaxin et AstraZeneca. Les autorités ont aussi approuvé l'utilisation d'urgence de deux vaccins de production locale, notamment le COViran Barekat, disponible en quantité restreinte.

Samedi, quelques milliers d'Iraniens faisaient la queue à l'entrée d'un centre commercial de Téhéran pour recevoir une dose, selon des journalistes de l'AFP.

"Le rythme de vaccination s'accélère de jour en jour, Dieu merci", affirme dans le centre de vaccination une représentante du ministère de la Santé, Bahare Karimi.

Hamed Rahmati, qui travaille dans une pharmacie, s'impatiente en attendant son tour. "Ils (les autorités) n'ont pas (importé de vaccins) quand ils auraient dû et maintenant c'est trop tard", estime-t-il.

Le président iranien Ebrahim Raïssi a affirmé samedi que le pays avait besoin de 60 millions de doses de vaccins "pour contrôler la situation" sanitaire, selon le site internet du gouvernement.

Il a ajouté lors d'une réunion du Comité de lutte contre la maladie que l'importation de 30 millions de doses avait été décidée et que celles-ci seraient disponibles "sous peu".

En janvier, le guide suprême iranien avait interdit l'importation de vaccins anticovid fabriqués aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, estimant que ceux-ci n'étaient pas "dignes de confiance".


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.