Un nouveau feu de forêt hors de contrôle dans le nord de la Californie

Le Caldor Fire n'est qu'un incendie parmi des dizaines d'autres qui ravagent l'ouest des États-Unis, en proie à une sécheresse chronique encore aggravée par les effets du changement climatique. (Photo, AFP)
Le Caldor Fire n'est qu'un incendie parmi des dizaines d'autres qui ravagent l'ouest des États-Unis, en proie à une sécheresse chronique encore aggravée par les effets du changement climatique. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 19 août 2021

Un nouveau feu de forêt hors de contrôle dans le nord de la Californie

  • Au moins deux victimes ont dû être transportées à l'hôpital par hélicoptère après que l'incendie, baptisé Caldor Fire, a dévasté une petite ville située à environ 80 km de Sacramento
  • Le feu a multiplié sa surface par huit en l'espace de 24 heures et n'était pas du tout contenu mercredi matin, selon le dernier bilan établi par les pompiers

SUSANVILLE: Un feu de forêt qui s'est déclaré dans la région de la capitale de Californie voici seulement quelques jours était en train d'échapper à tout contrôle mercredi après avoir déjà parcouru près de 215 km2.

Au moins deux victimes ont dû être transportées à l'hôpital par hélicoptère après que l'incendie, baptisé Caldor Fire, a dévasté une petite ville située à environ 80 km de Sacramento, dans le nord de l'État.

Des milliers d'habitants se préparaient à fuir l'avancée des flammes qui ravagent la forêt nationale d'Eldorado depuis le 14 août, à la faveur d'une extrême sécheresse et de vents soutenus.

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(Photo, AFP)

"S'il vous plaît, s'il vous plaît, écoutez les mises en garde, et quand on vous demandera d'évacuer, partez!", a plaidé le chef des pompiers de Californie, Thom Porter, cité par le journal Sacramento Bee.

"Nous avons besoin que vous ne soyez pas dans nos pattes pour pouvoir protéger vos maisons de ces incendies", a-t-il insisté.

Le feu a multiplié sa surface par huit en l'espace de 24 heures et n'était pas du tout contenu mercredi matin, selon le dernier bilan établi par les pompiers.

Le Caldor Fire n'est qu'un incendie parmi des dizaines d'autres qui ravagent l'ouest des États-Unis, en proie à une sécheresse chronique encore aggravée par les effets du changement climatique.

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(Photo, AFP)

Mercredi, les services du shérif du comté de Lake ont ainsi dû ordonner en urgence l'évacuation d'une partie de la ville de Lower Lake, dont deux écoles et un terrain accueillant des mobile-homes, en raison d'un nouveau brasier, surnommé Cache Fire.

"La situation en cours est plutôt délicate. C'est un événement très, très grave", a lancé le shérif Brian Martin dans un message vidéo sur Facebook.

Le site Lake County News fait état de camping-cars en feu et de secours faisant du porte à porte pour exhorter les occupants à fuir l'avancée des flammes.

Plus au nord, le Dixie Fire continuait de brûler plus d'un mois après son départ. Malgré plus de 6 000 pompiers mobilisés, le sinistre n'était contenu qu'à 33%. Il a consumé plus de 2 500 km2 - une superficie équivalente à celle du Luxembourg - ce qui en fait le deuxième incendie de l'histoire de la Californie.

Des images prises par un photographe de l'AFP témoignent de la hauteur des flammes engloutissant les arbres le long d'une route où les pompiers tentent de stopper leur progression. Trop tard pour la petite ville de Janesville où s'alignent des carcasses de voitures calcinées.

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(Photo, AFP)

Les épaisses fumées dégagées par ces multiples feux de forêts ont déclenché une alerte à la qualité de l'air pour les habitants de la région de San Francisco, tandis que le fournisseur d'énergie PG&E a dû couper l'électricité à quelque 50 000 clients mardi. L'opérateur, mis en cause pour le Dixie Fire, a expliqué que cette mesure était destinée à éviter que des lignes électriques ne provoquent de nouveaux départs de feu si elles tombaient sur une végétation sèche comme de la paille.

Le nombre et l'intensité des feux de forêt se sont multipliés ces dernières années dans l'ouest des États-Unis, avec un très net allongement de la saison des incendies.

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(Photo, AFP)

Selon les experts, ce phénomène est notamment lié au réchauffement de la planète: l'augmentation de la température, la multiplication des canicules et la baisse des précipitations par endroits forment un cocktail incendiaire idéal.

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(Photo, AFP)

 


Witkoff voit des «signaux forts» en faveur d'un accord avec l'Iran

Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
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  • "Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche
  • Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur

WASHINGTON: Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff.

"Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche.

Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur.

 

 


Les alliés de Washington du G7 poussent à la désescalade

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.  "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie. "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
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  • L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran
  • A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées"

ABBAYE-DES-VAUX-DE-CERNAY: Les ministres des Affaires étrangères du Groupe G7 ont entamé jeudi, sans l'Américain Marco Rubio, une réunion près de Paris avec la volonté affichée de pousser Washington à une désescalade au Moyen-Orient sans pour autant oublier l'Ukraine.

Le secrétaire d'Etat américain rejoindra vendredi matin ses homologues à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran, qui a des répercussions économiques mondiales en raison du quasi blocage du détroit d'Ormuz par Téhéran depuis près d'un mois.

A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées".

"Nous constatons que la Russie aide l'Iran sur le plan du renseignement pour cibler des Américains, pour tuer des Américains (au Moyen-Orient), et la Russie fournit également désormais des drones à l'Iran afin que (ce pays) puisse attaquer les pays voisins ainsi que les bases militaires américaines", a-t-elle déclaré à des journalistes.

"Si l'Amérique veut que la guerre au Moyen-Orient cesse, (...) elle doit aussi exercer une pression sur la Russie afin qu'elle ne puisse pas aider (l'Iran) dans ce sens", a-t-elle souligné.

"On a des raisons de penser qu'aujourd'hui la Russie soutient les efforts militaires de l'Iran qui semblent être dirigés notamment sur des cibles américaines", a de son côté déclaré jeudi soir le ministre français Jean-Noël Barrot, lors d'une conférence de presse clôturant la première journée des discussions.

De son côté, la ministre canadienne Anita Anand a appelé le G7 à soutenir "collectivement" une désescalade au Moyen-Orient, dans un entretien à l'AFP.

"Pour le gouvernement allemand, il est très important de savoir précisément ce que nos partenaires américains comptent faire", a pour sa part souligné le ministre allemand Johann Wadephul, alors que la confusion règne sur de potentielles négociations directes entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre.

L'Iran aurait répondu à la proposition annoncée par le président américain Donald Trump, et reçue via le médiateur pakistanais, a affirmé jeudi une source citée par l'agence de presse iranienne Tasnim.

Jeudi, l'émissaire américain Steve Witkoff a quant à lui assuré qu'il existait des "signaux forts" montrant que Téhéran veut passer un accord avec les Etats-Unis.

Mercredi, la télévision d'Etat avait pourtant affirmé que l'Iran avait rejeté ce plan tandis que la Maison Blanche menaçait de déchaîner "l'enfer" sur le pays en cas d'échec des négociations.

La France, qui exerce la présidence du G7 cette année, prône elle aussi la voie diplomatique, redoutant d'être entraînée dans le conflit.

Bien que disposant de bases militaires dans les pétromonarchies du Golfe avec lesquels elle est liée par des accords de coopération de sécurité, elle a constamment souligné que sa posture était "purement défensive".

Difficile convergence de vues 

Mais cette position semble de plus en plus difficile à tenir alors que ces Etats sont visés par les frappes iraniennes, en représailles aux tirs provenant de bases américaines implantées au Moyen-Orient.

Au G7, la principale session de travail consacrée à la guerre au Moyen-Orient se tiendra vendredi.

Les chefs de la diplomatie des grands pays émergents (Inde et Brésil) ont été invités, de même que les ministres ukrainien, saoudien et sud-coréen.

L'Italie compte "promouvoir une désescalade" et assurer de "la disponibilité du gouvernement italien à contribuer aux efforts visant à garantir un passage sûr à travers le détroit d'Ormuz", selon une source diplomatique italienne.

Le Royaume-Uni et la France vont réunir cette semaine une trentaine de pays prêts à former une coalition visant à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz.

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.

"La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine.

Signe de la difficulté à faire converger les vues, cette réunion s'achèvera vendredi avec la publication d'un communiqué de la présidence française, plutôt qu'un communiqué conjoint, a indiqué une source diplomatique.

La ministérielle Affaires étrangères précèdera un G7 Finances et Energie avec les Banques centrales programmée lundi en visio-conférence.

 


Iran: Trump repousse son ultimatum au 6 avril

Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
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  • "A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."
  • "Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien."

"A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."

"Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.