LONDRES: Mercredi, l’agence de presse indépendante Tolo News, basée à Kaboul, a annoncé qu’elle «restera attachée au journalisme», malgré la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan.
Saad Mohseni, PDG de Moby Group, qui possède Tolo News en Afghanistan, a assuré dans un article d’opinion publié dans le Washington Post, que son agence de presse continuera à relayer des nouvelles de l’intérieur du pays.
«Ce n’est pas le moment pour le monde de regarder ailleurs. Cette période est un test pour la communauté internationale et pour les talibans. Les médias afghans seront les yeux du monde et la voix des Afghans», a-t-il ajouté. «Nous sommes engagés envers nos citoyens, en particulier les jeunes», a-t-il souligné. «L’âge moyen en Afghanistan est de 18 ans. Ces Afghans sont le produit des deux dernières décennies. Ils ne vont aller nulle part.»
Alors que les talibans prennent le contrôle du pays, les journalistes et reporters qui ont été la cible d’attaques de militants au fil des ans craignent pour leur avenir. Les agences de presse et les groupes de défense des droits occidentaux ont appelé leurs gouvernements à évacuer les journalistes afghans, et à leur permettre de quitter le pays en toute sécurité.
Trois organes de presse américains importants — The New York Times, The Washington Post et The Wall Street Journal — ont demandé lundi au président américain Joe Biden d’évacuer les collègues et associés afghans de leurs journalistes. Les principaux journaux et organisations de médias allemands ont également exhorté dimanche la chancelière Angela Merkel à évacuer les journalistes d’Afghanistan.
Reporters sans frontières a classé l’Afghanistan au 122e rang sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse 2021. Au cours des vingt dernières années, au moins 85 journalistes ont été tués dans le cadre de leur travail, dont cinq rien qu’en 2020.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com







