Les inscriptions au chômage au plus bas, Biden plaide pour ses investissements

L'emploi est une des priorités de l'hôte de la Maison Blanche qui compte, pour assurer une reprise économique durable et le plein emploi, sur deux plans d'investissements gigantesques, l'un pour les infrastructures, l'autre pour des mesures sociales. (Photo, AFP)
L'emploi est une des priorités de l'hôte de la Maison Blanche qui compte, pour assurer une reprise économique durable et le plein emploi, sur deux plans d'investissements gigantesques, l'un pour les infrastructures, l'autre pour des mesures sociales. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 20 août 2021

Les inscriptions au chômage au plus bas, Biden plaide pour ses investissements

  • Au total, 11,7 millions de personnes touchaient encore le chômage fin juillet, selon les données les plus récentes disponibles
  • Le marché de l'emploi a connu une forte amélioration en juillet, avec 943 000 emplois créés et un taux de chômage en baisse pour le deuxième mois consécutif, tombant à 5,4%

WASHINGTON : Les inscriptions hebdomadaires au chômage étaient début août au plus bas depuis le début de la crise sanitaire, des chiffres salués par Joe Biden, qui a de nouveau plaidé pour ses deux gigantesques plans d'investissements afin d'assurer une reprise durable.

Entre le 8 et le 14 août, 348 000 personnes ont demandé une allocation chômage après un licenciement, selon les données publiées jeudi par le département du Travail.

C'est le plus bas niveau depuis mars 2020, lorsque la pandémie de Covid-19 avait brusquement mis sous cloche l'activité économique du pays.

"Cela reflète les importants progrès que nous avons réalisés dans notre reprise économique", a jugé le président Joe Biden, qui a, de manière inhabituelle, commenté ces données.

Sous le feu des critiques depuis la prise de pouvoir fulgurante des talibans en Afghanistan, il a profité de ces bons chiffres de l'emploi pour mettre en avant son action, notamment l'American Rescue Plan, adopté en mars, "qui a soulagé ceux qui en avaient le plus besoin", mais aussi les "ressources apportées à nos communautés pour lutter contre le Covid", et la vaccination.

L'emploi est une des priorités de l'hôte de la Maison Blanche qui compte, pour assurer une reprise économique durable et le plein emploi, sur deux plans d'investissements gigantesques, l'un pour les infrastructures, l'autre pour des mesures sociales. 

Car, a également averti Joe Biden dans ce communiqué, "notre reprise économique est loin d'être terminée", anticipant "des hauts et des bas en cours de route alors que nous continuons à lutter contre la vague Delta du Covid", qui fait de nouveau grimper les cas de contamination et menace de ralentir la reprise économique.

Fin des aides supplémentaires

Au total, 11,7 millions de personnes touchaient encore le chômage fin juillet, selon les données les plus récentes disponibles.

Le marché de l'emploi a connu une forte amélioration en juillet, avec 943 000 emplois créés et un taux de chômage en baisse pour le deuxième mois consécutif, tombant à 5,4%.

Cependant, il manque toujours 5,7 millions d'emplois par rapport à février 2020, avant que les mesures brutales de confinement ne mettent plus de 20 millions de personnes au chômage.

Le recul des inscriptions au chômage peut aussi s'expliquer par la fin anticipée, dans une large moitié des Etats, du versement d'allocations plus généreuses pour faire face à la pandémie.

Le retour au régime habituel pour l'ensemble du pays est prévu le 6 septembre. Les chômeurs de longue durée, et les travailleurs indépendants, notamment, ne toucheront alors plus rien.

La secrétaire au Trésor Janet Yellen, et le secrétaire au Travail Marty Walsh, ont cependant appelé jeudi les Etats à utiliser certains fonds versés par le gouvernement fédéral pour aider ces chômeurs qui en ont encore besoin. 

Réforme du système

"Il peut être judicieux dans certains États que les chômeurs continuent de recevoir une aide supplémentaire pendant une période plus longue, ce qui donne aux habitants de ces États plus de temps pour trouver un emploi dans des régions où le chômage reste élevé", soulignent les deux ministres, dans un courrier transmis jeudi aux élus du Congrès.

Ils relèvent par ailleurs que "le variant Delta peut également poser des défis à court terme aux économies locales et au marché du travail".

Ils ont en revanche confirmé la suppression, comme prévu à partir du 6 septembre, des 300 dollars supplémentaires qui étaient versés à tous les chômeurs depuis le début de la pandémie.

Janet Yellen et Marty Walsh ont également relayé un appel de Joe Biden à réfléchir à une réforme du système américain d'assurance chômage.

"Le président Biden estime que la pandémie a révélé de graves problèmes dans notre système d'assurance-chômage", écrivent-ils au Congrès ajoutant que Joe Biden appelle les élus "à aborder la question de la réforme à long terme de l'assurance-chômage dans le cadre du processus de réconciliation".

La "réconciliation", que les dirigeants démocrates ont l'intention d'utiliser pour faire passer les plans d'investissements au Congrès au cours des prochains mois, est une procédure permettant de faire adopter le texte final à la majorité simple au Sénat avec leurs seules voix, sans compter sur les républicains.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.