Après le séisme en Haïti, «ne pas répéter les erreurs de 2010»

Des gens récupèrent leurs affaires après le tremblement de terre survenu à Port-à-Piment, en Haïti, le 14 août 2021. (Photo, AFP)
Des gens récupèrent leurs affaires après le tremblement de terre survenu à Port-à-Piment, en Haïti, le 14 août 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 20 août 2021

Après le séisme en Haïti, «ne pas répéter les erreurs de 2010»

  • Devant le drame, la communauté internationale a rapidement témoigné de son soutien en offrant des appuis tant techniques que financiers
  • Après le séisme de 2010, les interventions non contrôlées de groupes étrangers avaient renforcé le surnom d'Haïti: «République des ONG»

PORT-AU-PRINCE : Cinq jours après le séisme qui a ravagé le sud-ouest d'Haïti et fait près de 2 200 morts, les autorités haïtiennes et leurs partenaires internationaux veulent coordonner l'aide humanitaire afin de ne pas revivre la désorganisation qui avait eu lieu dans la capitale après le terrible tremblement de terre de janvier 2010. 

Avec près de 53 000 maisons entièrement détruites et plus de 77 000 autres endommagées dans la catastrophe du 14 août, la priorité jeudi des autorités et des acteurs humanitaires est d'éviter la concentration de personnes dans de grands camps informels. 

"Pour ne pas répéter les erreurs de 2010, il n'y aura pas de distribution de tentes, il n'y aura pas de création de camps. Nous allons adopter des stratégies pour permettre aux personnes de réparer, de reconstruire leurs maisons", a expliqué à l'AFP Federica Cecchet, coordonnatrice pour l'Organisation internationale des migrations (OIM) en Haïti.

En plus des denrées alimentaires, de l'eau potable et de l'aide médicale d'urgence, des bâches plastiques mais aussi des planches et des clous ont déjà été acheminés via les premiers convois routiers partis de Port-au-Prince vers les régions sinistrées, a indiqué jeudi la Protection civile haïtienne.

"Il ne faut pas retomber dans les travers de 2010 à avoir des camps un peu partout, que l'on n'arrive pas à gérer ni à résorber", dit Jerry Chandler, directeur de la Protection civile, en ajoutant vouloir une gestion "dans les normes prescrites: il faut que les gens sinistrés soient dans la dignité".

Devant le drame, la communauté internationale a rapidement témoigné de son soutien en offrant des appuis tant techniques que financiers. 

Les Etats-Unis ont affrété huit hélicoptères de l'armée depuis le Honduras pour continuer les efforts d'évacuation médicale des blessés les plus critiques vers des hôpitaux spécialisés dans la capitale haïtienne.

Le Brésil a annoncé jeudi soir qu'il enverrait "des experts en recherche et sauvetage dans des structures urbaines effondrées et des kits de médicaments".

Zones enclavées

Un hôpital de campagne va également être installé par l'armée américaine dans la ville des Cayes, chef-lieu du sud, le département où le bilan du séisme est le plus conséquent tant sur le plan humain que matériel.

"Nous avons du personnel médical de l'armée de l'air là-bas pour aider", a déclaré jeudi au Pentagone le général Hank Taylor.

"La structure hospitalière est apportée via les rotations de nos hélicoptères et davantage va être apporté aujourd'hui pour être en mesure d'aider et de prodiguer les premiers soins dans l'hôpital", a-t-il ajouté. 

L'USS Arlington, un navire de transport de la marine américaine, et un bateau de la marine britannique vont être déployés en Haïti pour faciliter les opérations des hélicoptères américains.  

L'Union européenne a pour sa part mobilisé 3 millions d'euros d'aide auxquels s'ajoutent des contributions matérielles des pays membres, notamment un module de purification d'eau mis à disposition par la France ainsi qu'une station d'épuration fournie par l'Espagne. 

Pour une meilleure gestion des ressources, l'OIM a établi une plateforme internet sur laquelle sont répertoriés les dons non alimentaires, servant à la construction d'abris: seuls les acteurs humanitaires dûment enregistrés auprès du gouvernement haïtien pourront prélever du matériel, en précisant les détails de leurs opérations de distribution aux sinistrés. 

"Cela permet une répartition de l'aide plus équitable, pour localiser (les endroits) où il y a déjà eu de l'aide pour ne pas retourner toujours dans les mêmes zones et éviter les doublons", détaille Federica Cecchet.

"Maintenant, on sait très bien qu'il y a des ONG qui débarquent, certaines arrivent même avec des hélicoptères privés dans certaines zones du pays sans que le gouvernement soit au courant", déplore-t-elle.

Après le séisme qui, en janvier 2010, avait tué plus de 200 000 personnes dans la capitale Port-au-Prince et ses environs, les interventions non contrôlées de groupes étrangers dans le pays avaient renforcé le surnom d'Haïti: "République des ONG".

Vivant dans des zones plus enclavées, des sinistrés avaient été totalement ignorés par des acteurs humanitaires agissant sans rendre de comptes aux autorités nationales, alors incapables de répondre à l'urgence car le séisme avait tué nombre de hauts cadres de la fonction publique et détruit la quasi totalité des ministères et bâtiments administratifs.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.