Indonésie: le réseau derrière les attentats de Bali préparait une attaque

Des drapeaux nationaux indonésiens sur des bateaux de pêche à l’occasion de la 76e célébration de l'indépendance de l'Indonésie, sur une plage de Kedonganan, sur l'île de Bali le 16 août 2021. (Sonny Tumbelaka / AFP)
Des drapeaux nationaux indonésiens sur des bateaux de pêche à l’occasion de la 76e célébration de l'indépendance de l'Indonésie, sur une plage de Kedonganan, sur l'île de Bali le 16 août 2021. (Sonny Tumbelaka / AFP)
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Publié le Vendredi 20 août 2021

Indonésie: le réseau derrière les attentats de Bali préparait une attaque

  • Certains suspects ont admis que leur organisation, la Jemaah Islamiyah (JI), avait planifié un attentat pendant la fête de l'indépendance de ce pays d'Asie du Sud-Est, célébrée le 17 août
  • Jemaah Islamiyah, un groupe lié à Al-Qaïda, a créé des cellules dans plusieurs pays d'Asie du Sud-Est

JAKARTA, Indonésie : Le réseau islamiste Jemaah Islamiyah (JI), responsable des attentats de Bali de 2002, préparait une nouvelle attaque pendant les célébrations de la fête de l'indépendance de l'Indonésie cette semaine, a annoncé la police vendredi, citant des militants arrêtés au cours d'un vaste coup de filet.

La brigade antiterroriste indonésienne a arrêté la semaine dernière 53 extrémistes présumés dans une douzaine de provinces du pays comptant la plus forte population musulmane du monde, ont dit les autorités.

Certains suspects ont admis que leur organisation, la Jemaah Islamiyah (JI), avait planifié un attentat pendant la fête de l'indépendance de ce pays d'Asie du Sud-Est, célébrée le 17 août, ont-elles déclaré.

"La Jemaah Islamiyah préparait une attaque terroriste le jour de l'indépendance, selon certains suspects", a déclaré vendredi à la presse à Jakarta le porte-parole de la police nationale, Argo Yuwono.

Il n'a pas donné de détails sur le complot présumé, mais indiqué que la police avait saisi des armes et des munitions chez les suspects, initialement arrêtés pour avoir collecté des fonds pour le groupe.

La Jemaah Islamiyah a été presque démantelée par les autorités après les attentats de Bali, l'attaque terroriste la plus meurtrière en Indonésie, qui avait fait plus de 200 morts en 2002, parmi lesquels de nombreux étrangers.

Mais l'organisation s'est reconstruite et son chef religieux, Abu Bakar Bashir, a été libéré de prison cette année après avoir purgé une peine pour avoir aidé à financer des camps d'entraînements islamistes dans la province conservatrice d'Aceh.

"Cette opération visait à démanteler et à épuiser la JI", a déclaré à l'AFP un responsable du contre-terrorisme qui a demandé à ne pas être nommé. "Ils ont repris leur développement en recrutant, en collectant des fonds et en renforçant leur logistique et leurs armes".

Jemaah Islamiyah, un groupe lié à Al-Qaïda, a créé des cellules dans plusieurs pays d'Asie du Sud-Est. Les attentats à la voiture piégée en 2003 contre l'hôtel JW Marriott à Jakarta et un attentat kamikaze à la voiture piégée devant l'ambassade d'Australie lui ont aussi été attribués.

Elle a également envoyé des jihadistes combattre en Syrie et en Irak, et pourrait envisager d'envoyer des recrues en Afghanistan après la prise du pouvoir par les talibans, a déclaré le responsable.

Selon des analystes, la victoire des talibans pourrait donner un regain de vigueur aux groupes terroristes d'Asie du Sud-Est. "À court terme, le plus gros impact sera psychologique et moral", estime le spécialiste des questions de sécurité Zachary Abuza, basé aux États-Unis.

L'Indonésie abrite des dizaines d'organisations extrémistes, dont certaines fidèles au groupe État islamique (EI).


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.