Une propriétaire saoudienne de chameaux innove au festival de Taif

Amal Misfer al-Faran a fait courir trois chameaux dans la catégorie «Al-Haqayeq» (chameaux âgés de deux ans) dans le cadre de la phase préparatoire du festival – Al-Dana, The Pearl et Jarrah. (Photo Fournie)
Amal Misfer al-Faran a fait courir trois chameaux dans la catégorie «Al-Haqayeq» (chameaux âgés de deux ans) dans le cadre de la phase préparatoire du festival – Al-Dana, The Pearl et Jarrah. (Photo Fournie)
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Publié le Samedi 21 août 2021

Une propriétaire saoudienne de chameaux innove au festival de Taif

  • Amal Misfer Al-Faran a passé des années à étudier les courses de chameaux et à apprendre comment investir au mieux dans ce sport que sa famille apprécie depuis des générations
  • Pour choisir un chameau de course, il faut s’adresser à l'un des propriétaires les plus réputés et essayer de trouver un chameau issu d'une longue lignée de coureurs

RIYAD: Amal Misfer Al-Faran est entrée dans l'histoire le 15 août 2021, lorsqu'elle est devenue la première femme propriétaire de chameaux à participer au prestigieux Crown Prince Camel Festival à Taif.

Créé en 2018, le festival est une célébration d'un élément important du patrimoine culturel d'Arabie saoudite. L'édition de cette année comprendra 532 courses avec des prix d’une valeur totale de 53 millions de riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,23 euro).

Le festival a contribué à faire du Royaume la première destination mondiale pour les courses de chameaux. L'Arabie saoudite est à la tête de la Camel Racing World Federation, fondée en 2019 et basée à Riyad. La même année, le Crown Prince Camel Festival a établi un nouveau record du monde Guinness lorsque 13 377 chameaux ont participé à l'événement.

Le festival de cette année a débuté le 8 août à Taif Camel Square.

Al-Faran avait trois chameaux participant dans la catégorie «Al-Haqayeq» (pour les chameaux âgés de deux ans) dans le cadre de la phase préparatoire du festival – Al-Dana, The Pearl et Jarrah. À un moment de la course de 4 kilomètres, Jarrah a mené le peloton, mais est finalement arrivé deuxième.

 

FAITS MARQUANTS

Le festival a contribué à faire du Royaume la première destination mondiale pour les courses de chameaux. L'Arabie saoudite est à la tête de la Camel Racing World Federation, fondée en 2019 et basée à Riyad. La même année, le Crown Prince Camel Festival a établi un nouveau record du monde Guinness, lorsque 13 377 chameaux ont participé à l'événement.

Le festival de cette année a débuté le 8 août à Taif Camel Square et comprendra 532 courses avec des prix d’une valeur totale de 53 millions de riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,23 euro)

 

Al-Faran a confié à Arab News qu'elle avait passé des années à étudier les courses de chameaux et à apprendre comment investir au mieux dans ce sport que sa famille apprécie depuis des générations.

«Le sentiment de faire partie d’une telle course est en soi une expérience heureuse, mais c'est aussi une grande responsabilité, car j'ai l'impression de représenter les femmes dans ce sport, a-t-elle affirmé. C’est une partie intégrante de notre héritage dont nous sommes fiers.»

Sélectionner quels chameaux acheter peut être un processus complexe et long, car il existe de nombreux vendeurs, a-t-elle expliqué. Pour choisir un chameau de course, il faut s’adresser à l'un des propriétaires les plus réputés et essayer de trouver un chameau issu d'une longue lignée de coureurs. Les acheteurs doivent également déterminer dans quelle catégorie ils souhaitent que leurs chameaux concourent – les deux principales catégories des courses de chameaux étant les chameaux de moins de cinq ans et ceux âgés de cinq ans ou plus.

Outre le fait d'acheter plus de chameaux, Al-Faran envisage également de s'aventurer dans le monde potentiellement lucratif de l'élevage.

Al-Faran espère que sa participation au Crown Prince Camel Festival ne sera que le début d'un long voyage. Elle envisage de participer à de futurs événements, et d'encourager d'autres femmes saoudiennes à se lancer dans ce domaine et à faire partie de cet aspect important de l'héritage saoudien.

Elle possède actuellement plusieurs chameaux et dit que son mari et ses trois enfants, qu'elle décrit comme son «système de soutien», l’aident tous à prendre soin d'eux.

«Mes enfants reconnaissent l'importance de ce sport dans notre héritage familial, et leur soutien renforce mon enthousiasme et me pousse à aller encore de l’avant», a-t-elle déclaré.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Toute tentative des Houthis de cibler le Royaume se heurtera à une riposte d'une force sans précédent, affirme la coalition

Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
  • Les menaces des Houthis visent à « détourner l’attention » des violations commises contre le peuple yéménite, affirme Al-Maliki, porte-parole de la coalition

RIYAD : Toute tentative des rebelles houthis du Yémen de cibler le Royaume se heurtera à une réponse marquée par une « détermination et une force sans précédent », a déclaré la coalition dirigée par l’Arabie saoudite tôt samedi dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux et relayé par l’Agence de presse saoudienne.

« Les déclarations des Houthis contre le Royaume hier ne sont qu’une tentative de détourner l’attention de leurs graves violations à l’encontre du peuple frère du Yémen », a déclaré le général de division Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition.

Il a qualifié les dernières menaces de la milice de tentatives visant à porter atteinte à la sécurité régionale et internationale.

« La coalition répondra avec une détermination et une force sans précédent à toute tentative de cibler le Royaume, ses citoyens, ses résidents et ses infrastructures nationales, ou à toute atteinte à la souveraineté de la République sœur du Yémen, conformément au droit international humanitaire coutumier », a-t-il déclaré.

Le groupe soutenu par l’Iran a menacé vendredi de prendre pour cible « les aéroports saoudiens ainsi que les intérêts vitaux sur terre et en mer », selon son porte-parole militaire.

Al-Maliki a accusé les Houthis d’être responsables des souffrances du peuple yéménite.

« Ils cherchent à exporter les catastrophes économiques et les souffrances qu’ils ont eux-mêmes provoquées au Yémen, tout en tentant de masquer le rejet auquel ils sont confrontés de la part des composantes tribales et sociales yéménites, en reportant ces tensions sur leur environnement régional et les pays voisins. »

Connue officiellement sous le nom de Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme œuvrer au rétablissement du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, après la prise de la capitale, Sanaa, par les Houthis en 2014.

Le groupe, qui a reçu des armes de Téhéran, contrôle depuis lors la capitale ainsi que de vastes régions du pays.

« Le Royaume, avec la coalition et ses partenaires internationaux, a lancé des initiatives et des efforts visant à atténuer les souffrances du peuple yéménite causées par le coup d’État de la milice houthie », a déclaré Al-Maliki. « Ces efforts comprennent également la recherche d’une solution à la crise yéménite à travers une feuille de route approuvée par le gouvernement légitime du Yémen, mais rejetée par les Houthis, qui ont en outre refusé les initiatives en faveur d’une paix durable et attaqué les voies de communication maritimes ainsi que le commerce international dans le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. »

Al-Maliki a ajouté : « Ces actions ont exposé les capacités et les infrastructures du peuple yéménite à des attaques et à des destructions massives dans les ports de Hodeïda, Ras Issa et Salif, ainsi qu’à l’aéroport international de Sanaa, aux centrales électriques, aux installations industrielles et à d’autres composantes économiques majeures appartenant au peuple yéménite. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.