Allemagne: Merkel vole au secours du candidat conservateur en difficulté

Le chef du parti conservateur de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) et candidat à la chancellerie aux prochaines élections générales, Armin Laschet (à droite), cogne la chancelière allemande Angela Merkel à la fin d'un rassemblement de campagne CDU/CSU pour les élections générales prévues le 26 septembre 2021, au Berliner Tempodrom à Berlin le 21 août 2021. (John MacDougall/AFP)
Le chef du parti conservateur de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) et candidat à la chancellerie aux prochaines élections générales, Armin Laschet (à droite), cogne la chancelière allemande Angela Merkel à la fin d'un rassemblement de campagne CDU/CSU pour les élections générales prévues le 26 septembre 2021, au Berliner Tempodrom à Berlin le 21 août 2021. (John MacDougall/AFP)
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Publié le Samedi 21 août 2021

Allemagne: Merkel vole au secours du candidat conservateur en difficulté

  • La chancelière âgée de 67 ans, qui s'engageait pour la première fois dans la campagne en participant à un meeting de son camp conservateur, a insisté sur les qualités humaines d'Armin Laschet
  • "Il a toujours été important pour lui de placer la dignité individuelle et inaliénable au centre de tout", a-t-elle souligné à Berlin

BERLIN : A cinq semaines des élections législatives allemandes, la chancelière Angela Merkel a apporté samedi un soutien ferme à son dauphin conservateur Armin Laschet, embourbé dans les difficultés, se disant "profondément convaincue" qu'il lui succèderait à la chancellerie.

La chancelière âgée de 67 ans, qui s'engageait pour la première fois dans la campagne en participant à un meeting de son camp conservateur, a insisté sur les qualités humaines d'Armin Laschet, capable, selon elle, "de construire des ponts entre les gens".

"Il a toujours été important pour lui de placer la dignité individuelle et inaliénable au centre de tout", a-t-elle souligné à Berlin. "Je suis profondément convaincue" que "c'est avec cette attitude qu'il servira les Allemands en tant que chancelier", a-t-elle ajouté alors que le candidat de son parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), pour le scrutin du 26 septembre est en perte de vitesse dans les sondages.

Angela Merkel, qui s'apprête à se retirer de la vie politique après 16 années au pouvoir, s'était jusqu'ici donnée pour mot d'ordre de rester très discrète en vue du scrutin pour laisser le champ libre à son successeur désigné.

Les responsables politiques "qui mettent un terme à leur travail politique devraient s'abstenir" de s'immiscer dans une campagne. "C'est mon attitude et  ma profonde conviction", a-t-elle martelé lors du meeting devant une centaine de personnes dont Armin Laschet et le président de la Bavière, Markus Söder.

- 31 ans de carrière -

Ce meeting est également l'occasion pour la dirigeante, qui a mené quatre campagnes victorieuses, de tenir l'un de ses derniers discours électoraux après 31 ans de carrière politique et alors qu'elle reste populaire dans l'opinion allemande.

La dirigeante tente, grâce à la popularité record dont elle continue de jouir, de glaner des points pour des conservateurs dont l'avance dans les sondages fond de semaine en semaine.

Lundi, elle retrouvera encore Armin Laschet pour célébrer les 75 ans de la fondation de l'Etat régional le plus peuplé du pays, la Rhénanie du Nord-Westphalie dirigée depuis quatre ans par ce dernier.

Le camp conservateur a dégringolé dans les intentions de vote à aujourd'hui entre 22% et 23%, contre environ 30% il y a quelques semaines. Depuis le début de l'année où il caracolait à 36%, la chute est vertigineuse.

- Remontée surprise -

Les conservateurs sont désormais talonnés par les sociaux-démocrates du SPD.

Emmené par le ministre des Finances, Olaf Scholz, ce parti omniprésent dans la vie politique de l'après-guerre effectue une remontée surprise avec 21% des intentions de vote selon les derniers sondages.

Avec 17% seulement des intentions de vote, les écologistes traversent, eux, un long passage à vide depuis le début de l'été, loin de l'euphorie qui avait suivi en avril l'annonce de la candidature d'Annalena Baerbock. Les Verts avaient même alors dépassé les conservateurs dans les sondages.

Réputé peu charismatique et piètre orateur, Olaf Scholz a quant à lui su développer une image de compétence auprès des électeurs quand Armin Laschet et Annalena Baerbock multipliaient les bourdes et devaient se défendre d'accusations de plagiat.

La mauvaise gestion politique des inondations meurtrières en juillet dans l'Ouest du pays par Armin Laschet, dirigeant de l'une des deux régions frappées par la catastrophe, a également accéléré sa chute et la remontée du SPD.

Les images le montrant hilare derrière le président Frank-Walter Steinmeier, en pleine inondation, ont eu un effet calamiteux sur un homme qui n'a jamais fait l'unanimité dans sa propre formation politique.

A cinq semaines d'un scrutin dont les résultats seront scrutés dans toute l'Europe, Armin Laschet est de plus en plus contesté dans les rangs de son parti où certains réclament qu'il retire sa candidature.

Elu à la tête de la CDU dans la douleur en janvier, ce centriste de 60 ans a eu ensuite toutes les peines du monde à s'imposer face à son rival bavarois Markus Söder pour la tête de liste CDU-CSU.

Ce dernier a d'ailleurs tiré cette semaine la sonnette d'alarme, jugeant que la situation était "dramatique" selon des propos tenus lors d'une réunion des cadres de son parti et rapportés par la Süddeutsche Zeitung.

 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.