Leçons d’une catastrophe

Les populations en Kabylie, comme partout dans le pays, exigent que toute la lumière soit faite sur le meurtre de Djamel Bensmaïl. (Photo, AFP)
Les populations en Kabylie, comme partout dans le pays, exigent que toute la lumière soit faite sur le meurtre de Djamel Bensmaïl. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 23 août 2021

Leçons d’une catastrophe

  • L’Algérie a vécu un été particulièrement enflammé, avec des feux de forêt gigantesques ravageant des milliers d’hectares dans tout le pays
  • Au désastre écologique, matériel et surtout humain, s’ajoute le poids du funeste et abominable meurtre du jeune Djamel Bensmaïl

L’Algérie a vécu une semaine infernale faite de feux et de flammes. Une épreuve qui a révélé une capacité citoyenne solidaire à faire bloc face aux périls. Il appartient maintenant à tout un chacun, à l’État en premier lieu, d’en tirer les conséquences.  

Les pires incendies dans l’histoire du pays. L’Algérie a vécu un été particulièrement enflammé, avec des feux de forêt gigantesques ravageant des milliers d’hectares dans tout le pays. De Khenchela à El-Tarf, à l’Est, d’Aïn Defla à Chlef, à l’Ouest, les flammes ont tout dévasté sur leur passage. En Kabylie, particulièrement touchée par ces incendies, le désastre est immense. Un citoyen de cette région, rencontré lors de notre tournée dans les villages sinistrés, a eu cette phrase qui, peut-être, résume, à elle seule, l’ampleur de ce désastre écologique, économique et humain.
“C’est une plaie béante dont on ne parviendra pas à guérir de sitôt.” Parole d’un médecin ! Lorsque les premiers foyers de feu ont été signalés dans la wilaya de Tizi Ouzou, nous étions sans doute nombreux à être loin de penser qu’en quelques jours, des milliers d’hectares d’oliveraies, de couvert végétal, d’arbres fruitiers allaient partir en fumée. Sans doute encore très peu nombreux à penser que des dizaines de personnes — on attend toujours le bilan officiel des autorités — allaient périr, la majorité dévorée par les flammes, alors qu’elles tentaient de sauver, qui sa maison, qui son cheptel, qui ses oliviers.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Qu'est-ce qui a enflammé Beyrouth ?

Des miliciens du Hezbollah et du mouvement Amal, des organisations chiites, tirent avec des armes de guerre dans les rues de Beyrouth, la capitale du Liban, le 14 octobre 2021. (Photo, AFP)
Des miliciens du Hezbollah et du mouvement Amal, des organisations chiites, tirent avec des armes de guerre dans les rues de Beyrouth, la capitale du Liban, le 14 octobre 2021. (Photo, AFP)
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  • «La tyrannie pourrait provenir des autorités ou de groupes armés qui imposent, par la force des armes, ce à quoi leurs homologues plus faibles ne peuvent pas s'opposer»
  • «Ce jeudi, il y a eu des opposants, et c'est ainsi que Beyrouth s'est enflammée»

En remontant à 1975, nos esprits vomissaient des pages d'histoire que les bien intentionnés d'entre nous pensaient avoir été tournées. 

L'assassinat de Maarouf Saad, le bus Ain al-Remmaneh… tous ont été rappelés à ce jour. Le passé ne passe pas au Liban.

Ce qui laisse le passé au présent, ou peut-être le met dans le futur, a un nom : la tyrannie.

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Une sortie sans importance

Emmanuel Macron a rendu hommage ce samedi aux victimes algériennes de la répression sanglante du 17 octobre 1961. (Photo, AFP)
Emmanuel Macron a rendu hommage ce samedi aux victimes algériennes de la répression sanglante du 17 octobre 1961. (Photo, AFP)
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  • «Une gerbe de fleurs, un silence, une atmosphère solennelle qui n’aura finalement duré qu’une demi-heure»
  • «Des considérations et des contingences politiques franco-françaises, souvent liées à la situation interne du pays, concourent au report de la reconnaissance de cette page noire par l’État français»

Le président français, Emmanuel Macron, s’est contenté d’un minimum pour la cérémonie de l’anniversaire des sanglants événements du 17 Octobre 1961.

Une cérémonie où il est resté silencieux alors que le communiqué de l’Élysée est truffé de mots savamment dosés. “Hommage à la mémoire de toutes les victimes” d'une “tragédie longtemps tue, déniée ou occultée”, est-il écrit dans le communiqué qui évoque une répression policière - “brutale, violente, sanglante”.

Mystère, d’autant plus que l’on attendait de lui qu’il fasse des annonces ou qu’il prenne des mesures à la hauteur de la tragédie du 17 Octobre 1961, qu’il a d’ailleurs reconnue : “Une tragédie longtemps tue.” 

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Mensonges et manipulation

L'ancien président tunisien Moncef Marzouki. (Photo, AFP/Getty images)
L'ancien président tunisien Moncef Marzouki. (Photo, AFP/Getty images)
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  • «Les Tunisiens sont aujourd’hui en droit de douter du bien-fondé des propos de Moncef Marzouki, surtout lorsque leur auteur se laisse prendre au piège de la tentation médiatique»
  • «Il nous semble que Marzouki soit à présent définitivement intégré dans la sphère des mensonges»

Appelant à l’ouverture d’une instruction judiciaire à l’encontre de tous ceux qui complotent contre la sûreté extérieure de l’Etat, plusieurs avocats ont déposé une plainte contre Moncef Marzouki et ses  manœuvres qui, selon eux, tombent sous le coup des dispositions de la loi pénale dans son volet relatif aux atteintes ciblant la sécurité extérieure du pays.

Pour sa part, le procureur général près la Cour d’appel a ordonné l’ouverture d’une enquête conformément à l’article 23 du Code de procédure pénale.       

A travers ce qu’il ne cesse de prétendre, en public ou en privé, et bien sûr à celui qui veut bien l’entendre, à travers aussi le discours auquel il fait appel, ou encore les arguments qu’il avance, il n’y a pas pratiquement dans la thèse de Marzouki une piste à creuser, et encore moins des données crédibles qui confirment l’engagement dans lequel il s’est lancé ces derniers temps. Une façon bien particulière de faire du surplace au point d’en perdre la face.

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