Un responsable iranien reconnaît que les vidéos des abus dans la prison d’Evin sont réelles

Un gardien frappe un prisonnier à la prison d’Evin à Téhéran, en Iran, sur cette capture d’écran non datée. (La justice d’Ali via AP)
Un gardien frappe un prisonnier à la prison d’Evin à Téhéran, en Iran, sur cette capture d’écran non datée. (La justice d’Ali via AP)
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Publié le Mardi 24 août 2021

Un responsable iranien reconnaît que les vidéos des abus dans la prison d’Evin sont réelles

  • Le centre situé au nord de Téhéran est connu depuis longtemps pour détenir des prisonniers politiques
  • Des anciens prisonniers d’Evin ont affirmé que les vidéos correspondaient à des zones de la prison

DUBAÏ: Le responsable des prisons iraniennes a reconnu mardi l’authenticité des vidéos montrant des violences sur des détenus dans la célèbre prison d’Evin, en République islamique d’Iran, qui auraient été obtenues par des pirates informatiques. Il a déclaré qu’il assumait la responsabilité de ces «comportements inacceptables».

Mohammed Mehdi Hajjmohammadi a tenu ces propos le lendemain de la publication de certaines parties des vidéos et d’un rapport sur les mauvais traitements infligés aux prisonniers dans le centre situé au nord de Téhéran. Ce centre est connu depuis longtemps pour détenir des prisonniers politiques et des personnes ayant des liens avec l’Occident, que l’Iran utilise comme monnaie d’échange dans les négociations internationales.

M. Hajjmohammadi a assuré sur Twitter qu’il entendait «éviter la répétition d’incidents aussi amers et confronter les auteurs de ces actes».

«Je présente mes excuses à Dieu tout-puissant, au cher Guide suprême, à notre grande nation et aux nobles agents pénitentiaires dont les efforts ne seront pas ignorés à cause d’actes répréhensibles» commis par autrui, a-t-il écrit.

La télévision nationale iranienne a également rapporté les propos de M. Hajjmohammadi.

Ce dernier n’a cependant pas proposé de plan pour remédier aux abus commis à Evin. Depuis sa construction en 1971 sous le régime du shah d’Iran, la prison a été le théâtre d’une série de violences qui se sont poursuivies sous la République islamique.

Après la répression des manifestants iraniens à la suite de la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en 2009, de nombreux manifestants arrêtés se sont retrouvés à Evin. Les députés ont ensuite fait pression pour que des réformes soient entreprises à Evin, après la publication de rapports faisant état d’abus dans la prison, ce qui a conduit à l’installation de caméras en circuit fermé.

Dans une partie de la vidéo, on voit un homme briser un miroir de salle de bains pour essayer de s’ouvrir le bras. Des prisonniers, et même des gardiens, se battent dans des scènes filmées par des caméras de surveillance. On aperçoit aussi des détenus dormant dans des chambres individuelles avec des lits superposés empilés par trois contre les murs, s’enveloppant dans des couvertures pour rester au chaud.

Quatre anciens prisonniers d’Evin, ainsi qu’un défenseur des droits de l’homme à l’étranger, ont affirmé que les vidéos correspondaient à des zones de la prison située dans le nord de Téhéran. Certaines séquences correspondent également à des photographies de l’établissement prises précédemment par des journalistes, ainsi qu’à des images satellites de la prison auxquelles l’AP a eu accès.

Le compte en ligne qui a partagé les vidéos se nomme «La justice d’Ali», en référence au gendre du prophète Mahomet, vénéré par les chiites. Il se moque également du guide suprême d’Iran, Ali Khamenei. Cependant, le compte n’a pas répondu aux questions de l’AP concernant les membres du groupe ou la manière dont il a procédé au piratage.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.