La Jordanie hausse le ton contre les « violations » israéliennes à Al-Aqsa

La Jordanie a condamné ce qu’elle a qualifié de « violations israéliennes continues » à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem après que des agents de sécurité israéliens ont utilisé une échelle pour installer des haut-parleurs sur l’un des minarets de la mosquée. (Photo, fournie)
La Jordanie a condamné ce qu’elle a qualifié de « violations israéliennes continues » à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem après que des agents de sécurité israéliens ont utilisé une échelle pour installer des haut-parleurs sur l’un des minarets de la mosquée. (Photo, fournie)
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Publié le Mercredi 09 septembre 2020

La Jordanie hausse le ton contre les « violations » israéliennes à Al-Aqsa

  • La mosquée Al-Aqsa est le troisième site le plus saint de l'Islam
  • Un communiqué du ministère a appelé Israël à « mettre fin à ses violations et ses provocations »

AMMAN: La Jordanie a condamné mardi ce qu’elle a qualifié de «violations israéliennes continues» à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem après que des agents de sécurité israéliens ont utilisé une échelle pour installer des haut-parleurs sur l’un des minarets de la mosquée.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Deifallah Fayez, a déclaré que les « pratiques ridicules » des forces israéliennes sur le site du patrimoine mondial de l'UNESCO et troisième site le plus saint de la religion musulmane sont « irresponsables et constituent une provocation aux yeux des musulmans du monde entier ».

Le ministère a déposé une protestation officielle après la réalisation des travaux dimanche et qui ont eu lieu malgré les objections des autorités de la mosquée.

Un communiqué du ministère a appelé Israël « à mettre un terme à ses violations et ses provocations et à respecter l'autorité du Département des affaires d’Al- Awqaf et d’Al-Aqsa de Jérusalem ».

Fayez a déclaré que les mesures israéliennes sont « une violation flagrante » de ses engagements en vertu du droit international.

La mosquée Al-Aqsa est un lieu saint «pur» et le département d’Al-Awqaf de Jérusalem est «la seule autorité» à qui incombe la supervision de ses affaires, a-t-il dit.

Fayez a exhorté la communauté internationale à faire pression sur Israël pour mettre fin aux violations qui ont lieu sur le site.

La Jordanie a également dénoncé l’arrestation par Israël de plusieurs membres du personnel du Département des Awqaf et des affaires islamiques, affilié à la Jordanie.

Wasfi Kailani, directeur exécutif du Fonds hachémite pour la restauration d'Al-Aqsa, a déclaré à Arab News que l'action israélienne viole un accord vieux d'un siècle qui empêche une intervention extérieure dans les lieux saints de l'Islam.

Les responsables jordaniens du waqf basés à Jérusalem sont réticents à discuter avec les Israéliens et préfèrent que tout problème concernant la mosquée Al-Aqsa soit traité sur une base diplomatique. Israël pour sa part, accepte que la Jordanie ait son mot à dire dans la gestion de la mosquée.

Suite aux arrestations, le ministre jordanien des Awqaf, Mohammad Khalaileh, a condamné les développements survenus à Al-Aqsa les qualifiant « d’attaques des forces d’occupation israéliennes contre le personnel de son ministère ».

« Tous ceux qui travaillent dans le département du waqf de Jérusalem et les gardes de la mosquée Al-Aqsa et du conseil des Awqaf sont des employés du ministère jordanien du Waqf islamique », a-t-il déclaré.

Sur un autre plan, et pour soutenir les entreprises palestiniennes à faire face aux retombées économiques du coronavirus, 250 propriétaires d'entreprises de Jérusalem devraient recevoir une allocation en espèces de 1000 dollars, tandis que d'autres recevront 2500 dollars, a déclaré à Arab News, Hijazi Risheq, chef du Conseil des marchands de Jérusalem.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur www.ArabNews.com


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.