Paris sort d’une apparente léthargie pour se mettre à s’intéresser à ce qui se passe au Maghreb. En effet, suite à la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc, Paris a appelé les deux parties au «dialogue» dans l’intérêt de la «stabilité» dans la région.
Un tel appel arrive en retard. La situation est devenue explosive suite à des activités néfastes du palais royal, comme aller déposer officiellement aux Nations unies une lettre dans laquelle Rabat affirme son soutien à «l’autodétermination du peuple de Kabylie». Depuis la création de l’ONU en 1945, jamais un pays n’a osé affirmer officiellement son appui au démembrement d’un Etat-membre. Le geste est d’une gravité exceptionnelle et pouvait provoquer une déflagration. Mais Paris n’a pas jugé utile de calmer les ardeurs de son protégé marocain et de le raisonner.
A croire qu’une alliance franco-israélo-marocaine est en train de prendre forme. Les Français ont observé un silence total lorsque le ministre israélien des Affaires étrangères, Yair Lapid, lors de sa visite… au Maroc, a déclaré son «inquiétude» à la suite d’un prétendu rapprochement entre l’Algérie et l’Iran. Nul n’ignore que le régime des Mollahs a été un ennemi implacable de notre pays, qu’il avait choisi comme tremplin pour son expansion en Afrique du Nord dans les années 1990. Paris le sait bien.
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