Libye: le Premier ministre par intérim rejette dans une allocution les accusations du Parlement

Le Premier ministre libyen Abdel Hamid Dbeibeh prononce un discours à côté de son homologue italien dans le bureau de ce dernier au palais Chigi, à Rome, en Italie, le 31 mai 2021. (Photo, Reuters)
Le Premier ministre libyen Abdel Hamid Dbeibeh prononce un discours à côté de son homologue italien dans le bureau de ce dernier au palais Chigi, à Rome, en Italie, le 31 mai 2021. (Photo, Reuters)
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Publié le Dimanche 29 août 2021

Libye: le Premier ministre par intérim rejette dans une allocution les accusations du Parlement

  • Cette semaine, Aguila Saleh, président du Parlement libyen, a exigé que M. Dbeibeh se présente devant la chambre élue en 2014 pour être interrogé sur la performance de son gouvernement, sous peine de subir une motion de censure

TRIPOLI : Vendredi, le Premier ministre libyen par intérim a riposté au Parlement qui avait menacé de supprimer la confiance accordée à son gouvernement d'union. Dans une allocution, il a précisé que le refus du Parlement d'approuver son budget avait mis des bâtons dans les roues du travail du gouvernement.

Selon Abdel Hamid Dbeibeh, qui occupe son poste depuis le mois de mars, le Parlement qui siège dans l'est du pays a justifié par des raisons « peu réalistes et peu convaincantes » son refus d'approuver les propositions de budget que le gouvernement a présentées à plusieurs reprises. Il a en outre reproché au Parlement de faire obstacle aux élections prévues en décembre.

Le différend relatif au budget apparaît comme une composante essentielle des frictions grandissantes entre les factions politiques rivales. Ces frictions ont, à leur tour, sapé le processus soutenu par les Nations unies, un processus qui représente la meilleure opportunité d'instaurer la paix depuis plusieurs années.

historique

Selon Abdel Hamid Dbeibeh, qui occupe son poste depuis le mois de mars, le Parlement qui siège dans l'est du pays a justifié par des raisons « peu réalistes et peu convaincantes » son refus d'approuver les propositions de budget que le gouvernement a présentées à plusieurs reprises. Il a en outre reproché au Parlement de faire obstacle aux élections prévues en décembre.

Cette semaine, Aguila Saleh, président du Parlement libyen, a exigé que M. Dbeibeh se présente devant la chambre élue en 2014 pour être interrogé sur la performance de son gouvernement, sous peine de subir une motion de censure.

Sur fond de paralysie politique de plus en plus marquée en Libye, nombre de citoyens craignent la régression du processus qui avait abouti à la création d'un gouvernement unifié pour la première fois depuis des années.

Si les élections ne sont pas menées à bien ou si leur résultat est contesté, le processus politique risquera d'être bloqué et le conflit reprendra de plus belle. En effet, ce conflit a détruit par le passé des pans entiers de villes libyennes, attiré des puissances extérieures importantes et placé des mercenaires étrangers le long des lignes de front.

« Le problème lié aux élections est de nature législative et non pas logistique. Nous avons soumis un véritable programme destiné à faciliter et à réaliser les élections », affirme M. Dbeibeh.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

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BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com