Primaire à droite: Wauquiez fustige le «poison de la division» et appelle à l'union

«J'ai décidé de ne pas me présenter à la présidentielle. Ce choix je le fais face au poison de la division, un poison terrible qui nous a déjà fait tant de mal. Je vois les candidatures à droite se multiplier dangereusement sans même que l'on sache encore comment on va les départager». (Photo, AFP)
«J'ai décidé de ne pas me présenter à la présidentielle. Ce choix je le fais face au poison de la division, un poison terrible qui nous a déjà fait tant de mal. Je vois les candidatures à droite se multiplier dangereusement sans même que l'on sache encore comment on va les départager». (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 29 août 2021

Primaire à droite: Wauquiez fustige le «poison de la division» et appelle à l'union

  • Jeudi, Laurent Wauquiez avait fait savoir qu'il ne se lançait pas dans la course à la présidentielle, considérant que «le moment n'(était) pas venu» pour lui
  • Wauquiez a voulu prévenir sa famille contre un «risque de morcellement» et de «difficultés à construire une candidature d'union»

LES ESTABLES: Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez a fustigé dimanche "le poison de la division" et appelé sa famille politique à l'union en vue de la présidentielle, deux jours après avoir annoncé qu'il ne serait pas candidat.

"J'ai décidé de ne pas me présenter à la présidentielle. Ce choix je le fais face au poison de la division, un poison terrible qui nous a déjà fait tant de mal. Je vois les candidatures à droite se multiplier dangereusement sans même que l'on sache encore comment on va les départager", a regretté l'ancien chef de file des Républicains dans un discours marquant sa rentrée politique.

Plusieurs centaines de ses soutiens et une cinquantaine d'élus étaient rassemblés dimanche aux Estables (Haute-Loire) pour ce discours précédant sa traditionnelle ascension du Mont Mézenc, aux confins de la Haute-Loire et de l'Ardèche, que le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes gravit chaque année depuis 2012.

Jeudi, M. Wauquiez avait fait savoir qu'il ne se lançait pas dans la course à la présidentielle, considérant que "le moment n'(était) pas venu" pour lui, tandis que Valérie Pécresse, Michel Barnier, Philippe Juvin et Eric Ciotti se sont lancés dans la course à la primaire.

De son côté, Xavier Bertrand, ex-LR qui devance encore ses rivaux dans les sondages, exclut pour l'heure de participer à toute primaire à droite.

«Risque de morcellement»

En vue du congrès virtuel qui décidera du sort du scrutin interne le 25 septembre, M. Wauquiez a voulu prévenir sa famille contre un "risque de morcellement" et de "difficultés à construire une candidature d'union", sans toutefois se prononcer clairement contre ou en faveur d'une primaire.

"Je vois les dangers que font peser les aventures solitaires sur nos chances de victoire", a ajouté M. Wauquiez, répétant n'avoir pas souhaité "ajouter une candidature de plus dans un paysage déjà beaucoup trop éclaté à (s)on goût".

"Les ambitions personnelles sont légitimes, mais elles doivent s'inscrire dans une ambition collective (...) On gagne quand on est ensemble", a-t-il insisté, visant probablement la candidature isolée de M. Bertrand.

Mais pour dépasser "ces guerres de Picrochole" l'ex-président des Républicains a voulu "lancer deux appels à (s)es amis, un appel à l'union et un appel aux convictions, selon lui fondamentaux pour porter un espoir".

"Il faut garder une fidélité à nos idées, nous avons besoin d'un cap clair pour relever la droite et reconstruire le pays", a encore estimé le quadragénaire, avant d'égrener les grands principes qu'il continuera à défendre.

Lutter contre "les dérives de l'assistanat", une "politique migratoire hors de contrôle", le poids des charges sur les petits entrepreneurs et agriculteurs, la dérive budgétaire, et prôner la "restauration de l'autorité" et de "l'identité" demeureront au cœur de ses préoccupations, a-t-il insisté.

Selon un sondage Harris interactive publié mercredi, la droite obtiendrait 16% au premier tour avec Xavier Bertrand et 13% avec Valérie Pécresse, encore loin derrière les scores promis à Emmanuel Macron et Marine Le Pen.


L'ex-Premier ministre Edouard Philippe soupçonné de détournement de fonds publics

L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
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  • Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025
  • Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête

PARIS: L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi.

Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de partie civile.

Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête.

La lanceuse d'alerte, "Judith" (prénom modifié), "se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire sur les faits qu'elle dénonce et attend avec impatience d'être entendue par le juge d'instruction", a réagi auprès de l'AFP son avocat Jérôme Karsenti.

Les faits sont contestés depuis le début par M. Philippe, qui a été le premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron (2017-2020).

La maire du Havre "prend acte de l'ouverture d'une information judiciaire. Il l'apprend par la presse. Et il répondra bien évidemment à toutes les questions que posera la justice", a réagi auprès de l'AFP son entourage.

Etaient également visées par la plainte Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l'innovation et du numérique, ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine havraise.

La plainte consultée par l'AFP estimait que le juge d'instruction devait "apprécier si un pacte a été conclu entre M. Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique", un tiers-lieu d'innovation.

Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuelle pour l'animation de la Cité numérique du Havre, signée en juillet 2020 notamment par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l'association LH French Tech.

LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d'intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d'un service d'intérêt économique général (SIEG).

L'association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d'euros de compensation de service public pour mener des projets.

Le conflit d'intérêts "semble absolument évident", a considéré à l'époque la lanceuse d'alerte, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023 et qui avait obtenu le statut de lanceuse d'alerte en janvier 2025.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.