L’Opep+ tient à atteindre son objectif en termes de production, malgré les préoccupations du Koweït

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Publié le Lundi 30 août 2021

L’Opep+ tient à atteindre son objectif en termes de production, malgré les préoccupations du Koweït

  • L’alliance ne changera peut-être pas de cap facilement, étant donné que les défaillances en Amérique du Nord influent sur les prix
  • Les États-Unis ont poussé l’Opep et ses alliés à stimuler la production pétrolière pour faire face à la hausse des prix du carburant qu’ils considèrent comme une menace pour le redressement de l’économie mondiale

RIYAD: L’Opep+ et ses alliés auraient tendance à se conformer à leur plan – celui de rétablir progressivement la grande quantité de production de brut qui a été suspendue lors de la pandémie et de continuer à augmenter la production de 400 000 barils par jour, chaque mois, jusqu’à la fin de l’année, bien que certains membres comme le Koweït aient exprimé leurs préoccupations quant à la faiblesse du marché.

Les stratégies d’augmentation de l’approvisionnement ont été remises en question, au moment où les prix internationaux du brut ont baissé de 11$ par baril, soit à peu près 15%, durant les trois premières semaines du mois d’août, alors que la Chine a de nouveau imposé le confinement. 

L’augmentation de la production de pétrole de 400 000 barils par jour (bpj), déjà approuvée par les pays de l’Opep lors de rassemblements précédents, pourrait être réexaminée lors de la prochaine réunion, le 1er septembre, a rapporté Reuters dimanche, citant le ministre du pétrole du Koweït. 

“Les marchés ralentissent. Puisque la quatrième vague de COVID-19 a commencé dans certaines régions, nous devons être vigilants et repenser cette augmentation. Il se peut qu’il y ait une suspension de l’augmentation de 400 000 bpj”, a révélé Mohammad Abdulatif Al-Fares à Reuters lors d’un événement parrainé par le gouvernement, à Koweït City.

Il a également dit que les économies des pays de l’Asie orientale et de la Chine demeurent influencées par la COVID-19 et que la prudence est de mise. “Des réunions avec les pays de l’Opep sont organisées, en particulier avec ceux du Conseil de coopération du Golfe (CCG), et les avis divergent quant à la façon de gérer ce problème”, a indiqué Fares.

L’alliance ne changera peut-être pas de cap facilement, étant donné que les défaillances en Amérique du Nord influent sur les prix du pétrole. Le Mexique a connu une suspension de plus de 400 000 bpj à cause d’un accident de plateforme pétrolière en mer, alors que des producteurs aux États-Unis s’attendent à une baisse de production, en raison d’une nouvelle tempête qui frappe la côte américaine du golfe du Mexique.

Les explorateurs du pétrole et du gaz naturel des raffineries de la côte américaine du golfe du Mexique et de la Louisiane ont arrêté la production, avant l’arrivée de l’ouragan Ida. Environ 1,65 million de bpj, ou 91% de la production de brut, et 85% de la production de gaz, ont été interrompus à partir de samedi, tandis qu’1,9 million de bpj de capacité de raffinage a été arrêté, soit 10% du total américain. 

Dimanche matin, les ports allant du sud de la Louisiane jusqu’au Mississipi étaient fermés, pendant que l’ouragan Ida se précipitait vers la côte américaine du golfe du Mexique. C’était une tempête extrêmement dangereuse, de catégorie 4. Le port pétrolier au large de la Louisiane, le terminal de pétrole privé le plus grand aux Éats-Unis, avait également suspendu des livraisons avant l’arrivée de l’ouragan, selon une information publiée sur son site web.

“Le marché à l’est de Suez s’affaiblit mais il n’est pas facile d’anticiper cela puisque de nombreux pays de l’Opep, comme les Émirats arabes unis, veulent accroître leur production, et les consommateurs demandent une baisse des prix”, a dit à Arab News Abdulsamad Alawadhi, analyste indépendant basé à Londres et ancien dirigeant koweïtien du secteur pétrolier.

Les analystes s’attendent à voir l’Opep+ mainternir le cap, a annoncé Bloomberg vendredi, en s’appuyant sur une enquête.

Les États-Unis ont poussé l’Opep et ses alliés à stimuler la production pétrolière pour faire face à la hausse des prix du carburant qu’ils considèrent comme une menace pour le rétablissement de l’économie mondiale. Lorsqu’on l’a interrogé sur la décision des Éats-Unis, Fares a dit que les membres de l’Opep+ avaient différents points de vue à ce sujet. 

“Je partage l’avis du ministre, mais cet avis reflète uniquement son opinion et je ne pense pas que ce soit celle du groupe aussi”, a-t-il ajouté.

La gestion prudente du marché pétrolier dont a fait preuve la coalition de l’Opep+ a gardé les prix suffisamment élevés pour soutenir le redressement de l’industrie mondiale du pétrole, et a largement évité la flambée qui aurait menacé le rétablissement de l’économie mondiale. Environ 45% du volume de production qui a été bloqué au printemps dernier a été relancé.


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


Plan d'économies à La Provence (CMA Média), avec de possibles départs

Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable. (AFP)
Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable. (AFP)
  • Détenu par l'armateur CMA CGM, du milliardaire Rodolphe Saadé, CMA Media cible 20 millions d'euros d'économies
  • Contacté par l'AFP, Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe La Provence évoque "entre 20 et 30 postes susceptibles d'être revisités" dans le cadre d'un dispositif de GEPP (Gestion des emplois et des parcours professionnels)

MARSEILLE: CMA Média prévoit un plan d'économies au quotidien La Provence, pouvant comporter de 20 à 30 départs y compris à la rédaction, a-t-on appris mardi de sources concordantes au sein du journal marseillais, le groupe cherchant déjà à vendre les antennes locales de BFMTV.

Détenu par l'armateur CMA CGM, du milliardaire Rodolphe Saadé, CMA Media cible 20 millions d'euros d'économies, avec notamment un plan de départs volontaires au sein de RMC BFM. L'annonce d'une mise en vente des neuf chaînes locales de BFM avait provoqué une grève largement suivie.

Contacté par l'AFP, Jean-Louis Pelé, directeur général du groupe La Provence évoque "entre 20 et 30 postes susceptibles d'être revisités" dans le cadre d'un dispositif de GEPP (Gestion des emplois et des parcours professionnels), existant depuis 2023, confirmant une information du média d'investigation La Lettre.

Cherchant à "réaliser entre 1,5 et deux millions d'économies", la direction explore plusieurs pistes. "On va tout repeigner, contrats de prestations, coûts de papier, déplacements...", dit-il.

Les détails du plan d'économies, qui concerne le quotidien La Provence, la société de distribution et la régie publicitaire, doivent être arrêtés pour la fin d'année, relève le responsable.

"Tout ça se fait dans le cadre de notre stratégie de retour à l'information de proximité, mais dans une contrainte économique forte", poursuit M. Pelé. Car malgré un "redressement de la diffusion, notamment avec les municipales" en mars, le groupe a connu "un décrochage publicitaire."

Le syndicat SNJ La Provence évoque également "de nouveaux départs" dans le cadre de la GEPP. "Si tout reste à définir, entre 20 et 30 personnes pourraient être cette fois-ci ciblées" dont du personnel de la rédaction, selon un communiqué du SNJ consulté par l'AFP.

"La cartographie n'est pas faite, ça ne se fera pas avant la rentrée. Donc pour l'instant, c'est un peu prématuré", indique sous couvert d'anonymat un membre du CSE, rappelant que l'entreprise compte près de 300 salariés, pour moitié des journalistes.

D'après le SNJ, "l'enchaînement des GEPP, qui sont à l'origine des outils pour transformer les entreprises, ne saurait être à lui seul une stratégie". Dénonçant "un plan social déguisé", le syndicat souligne "qu'une personne partie grâce à cet outil ne peut pas être remplacée."

Via CMA Media, CMA CGM détient la chaîne télé d'information continue BFMTV, la radio RMC, les chaînes télé RMC Découverte, RMC Story et RMC Life, les journaux La Tribune/La Tribune Dimanche, La Provence et Corse Matin, ainsi que le média vidéo en ligne Brut.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.