La résistance repousse une nouvelle attaque talibane au Panchir

Le mouvement de résistance afghan et les forces de l’insurrection antitaliban participant à un entraînement militaire dans la province du Panchir, le 2 septembre 2021. (Photo, AFP)
Le mouvement de résistance afghan et les forces de l’insurrection antitaliban participant à un entraînement militaire dans la province du Panchir, le 2 septembre 2021. (Photo, AFP)
Le mouvement de résistance afghan et les forces de l’insurrection antitaliban participant à un entraînement militaire dans la province du Panchir, le 2 septembre 2021. (Photo, AFP)
Le mouvement de résistance afghan et les forces de l’insurrection antitaliban participant à un entraînement militaire dans la province du Panchir, le 2 septembre 2021. (Photo, AFP)
Le mouvement de résistance afghan et les forces de l’insurrection antitaliban participant à un entraînement militaire dans la province du Panchir, le 2 septembre 2021. (Photo, AFP)
Le mouvement de résistance afghan et les forces de l’insurrection antitaliban participant à un entraînement militaire dans la province du Panchir, le 2 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 03 septembre 2021

La résistance repousse une nouvelle attaque talibane au Panchir

  • Le Panjshir est la dernière province à résister au régime des talibans
  • Des millions de personnes pourraient désormais être confrontées à la famine alors que le pays est isolé et que l'économie s'effondre, selon les agences d’aide internationale

KABOUL: Les forces talibanes et les combattants fidèles au dirigeant local Ahmad Massoud se sont battus jeudi dans la vallée du Panchir en Afghanistan, plus de deux semaines après la prise du pouvoir par les milices islamistes, alors que les dirigeants talibans s'efforçaient de former un gouvernement dans la capitale Kaboul.

Le Panchir est la dernière province à résister au régime des talibans qui, en renversant le gouvernement soutenu par l'Occident alors que les troupes américaines et étrangères se retiraient de Kaboul après vingt ans de présence sur le territoire afghan, ont plongé le pays dans le chaos.

Chaque partie a déclaré avoir infligé de lourdes pertes à la partie adverse.

«Nous avons commencé les opérations après l'échec des négociations avec le groupe armé local», a déclaré le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid.

Les combattants talibans sont entrés dans le Panchir et ont pris le contrôle d'une partie du territoire, a-t-il affirmé. «Ils (les ennemis) ont subi de lourdes pertes.»

Un porte-parole du groupe rebelle du Front de résistance nationale d'Afghanistan (NRFA) a déclaré qu'il avait le contrôle total de tous les cols et passages, et avait repoussé les efforts des talibans pour prendre le district de Shotul.

«L'ennemi avait tenté à plusieurs reprises d'entrer dans Shotul depuis Jabul Saraj et a échoué à chaque fois», a-t-il déclaré, faisant référence à une ville de la province voisine de Parwan.

Depuis que les talibans ont envahi Kaboul le 15 août, plusieurs milliers de combattants des milices locales et des membres des forces armées gouvernementales se sont rassemblés dans le Panchir sous la direction de Massoud, fils d'un ancien commandant des moudjahidine.

Ils ont tenu bon dans la vallée escarpée où les attaques de l'extérieur sont difficiles.

Les efforts pour négocier un règlement semblent avoir échoué, chaque partie accusant l'autre de l'échec, alors que les talibans se préparent à annoncer un nouveau gouvernement.

Mujahid a déclaré que ce serait une affaire de quelques jours, tandis que le responsable taliban Ahmadullah Muttaqi a affirmé que l’événement était en cours de préparation au palais présidentiel.

La légitimité du gouvernement aux yeux des donateurs et des investisseurs internationaux sera cruciale pour l'économie, alors que le pays lutte contre la sécheresse et les ravages d'un conflit qui a duré vingt ans et tué environ 240 000 Afghans.

Les organisations humanitaires ont mis en garde contre une catastrophe imminente, l'économie qui repose depuis des années sur plusieurs millions de dollars (1 dollar = 0,85 euro) d'aide étrangère étant sur le point de s'effondrer.

De nombreux Afghans luttaient pour nourrir leur famille au milieu d'une grave sécheresse bien avant que les militants talibans ne prennent le pouvoir. Des millions de personnes pourraient désormais être confrontées à la famine alors que le pays est isolé et que l'économie s'effondre, selon les agences d’aide internationale.

«Depuis le 15 août, nous avons vu la crise s'accélérer et s'amplifier, avec l'effondrement économique imminent auquel serait confronté le pays», a déclaré la directrice nationale du Programme alimentaire mondial en Afghanistan, Mary-Ellen McGroarty, à Reuters depuis Kaboul.

L'on s’attend à ce que l’économie chute de 9,7% cette année, et de 5,2% l'année prochaine, a souligné Fitch dans un rapport, ajoutant que des investissements étrangers seraient nécessaires pour soutenir des perspectives plus optimistes.

Les talibans ont appliqué une forme radicale de charia, ou loi islamique, lorsqu'ils étaient au pouvoir de 1996 à 2001, mais ont essayé cette fois de présenter au monde un visage plus modéré, promettant de protéger les droits humains et de s'abstenir de représailles contre leurs anciens ennemis.

Les États-Unis, l'Union européenne (UE) et d'autres encore ont mis en doute de telles assurances, affirmant que la reconnaissance formelle du nouveau gouvernement – ​​et de l'aide économique qui en découlerait – dépendait des actions réalisées.

«Nous sommes loin d’aborder cette question», a déclaré, Anze Logar, ministre des Affaires étrangères de la Slovénie, pays qui assure actuellement la présidence de l'UE. Les dirigeants européens pourraient cependant en discuter lors des sommets du mois prochain, a-t-elle ajouté. Certains États de l'UE considèrent les talibans comme une organisation terroriste.

Si l'UE – le plus grand donateur d'aide au monde – décide de reconnaître le gouvernement taliban, «l'aide constituera le moyen de pression dont disposera l'Union européenne» pour imposer ses conditions, a précisé Logar à Reuters.

Une source au courant de cette décision a affirmé que les diplomates afghans avaient été invités à demeurer à leurs postes à l'étranger pour le moment. Les talibans avaient clairement indiqué qu’un changement aurait éventuellement lieu, tout en souhaitant maintenir un sentiment de continuité, selon cette source.

L'ambassadeur d'Afghanistan en France, Mohammad Azizi, a déclaré lors d'une conférence à Paris qu'il continuait à être l'envoyé de son pays et que la prise de contrôle des talibans n'avait aucune légitimité. Lorsqu'on lui a demandé s'il avait parlé directement aux talibans, il a répondu par la négative.

Les talibans ont promis un passage sûr hors du pays à tous les étrangers ou Afghans qui n’ont pas pu être évacués lors de l'énorme pont aérien qui a pris fin lorsque les troupes américaines se sont retirées d’Afghanistan lundi. Mais l'aéroport de Kaboul étant toujours fermé, nombreux sont ceux qui cherchaient à fuir le pays par voie terrestre.

Le Tadjikistan voisin a déclaré jeudi qu'il ne pouvait pas se permettre d'accueillir des réfugiés afghans sans aide extérieure.

Le ministre des Affaires étrangères du Qatar a affirmé que cet État du Golfe discutait avec les talibans et la Turquie d'un soutien technique potentiel pour une reprise des opérations à l'aéroport de Kaboul, ce qui faciliterait l’acheminement de l'aide humanitaire et éventuellement d’un plus grand nombre d'évacuations.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, a déclaré qu'il discuterait de la sécurisation du passage dans les pays tiers avec les dirigeants régionaux.

«Nous devons nous adapter à la nouvelle réalité» en Afghanistan, a-t-il souligné.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'armée américaine arraisonne un bateau suspecté de se diriger vers un port iranien

Le M/V Blue Star III a été libéré par les forces américaines "après qu'elles ont procédé à une fouille et confirmé que l'itinéraire du bateau ne prévoyait pas d'escale dans un port iranien". (AFP)
Le M/V Blue Star III a été libéré par les forces américaines "après qu'elles ont procédé à une fouille et confirmé que l'itinéraire du bateau ne prévoyait pas d'escale dans un port iranien". (AFP)
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  • L'Iran a bloqué le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique du commerce international, depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis et Israël le 28 février, fragilisant les marchés mondiaux de l’énergie et plaçant le détroit au cœur des négociations
  • En réponse, les Etats-Unis ont annoncé imposer un blocus des ports iraniens à partir du 13 avril

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir arraisonné un navire marchand dans la mer d'Arabie, soupçonné d'avoir tenté de violer le blocus américain des ports iraniens.

Le M/V Blue Star III a été libéré par les forces américaines "après qu'elles ont procédé à une fouille et confirmé que l'itinéraire du bateau ne prévoyait pas d'escale dans un port iranien", a affirmé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

"A ce jour, 39 navires ont été redirigés afin de garantir le respect" du blocus, a-t-il ajouté.

La publication comprenait également une vidéo montrant un hélicoptère au-dessus du navire alors que les Marines américains descendaient en rappel sur des conteneurs empilés sur le bateau.

L'Iran a bloqué le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique du commerce international, depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis et Israël le 28 février, fragilisant les marchés mondiaux de l’énergie et plaçant le détroit au cœur des négociations visant à mettre fin au conflit.

En réponse, les Etats-Unis ont annoncé imposer un blocus des ports iraniens à partir du 13 avril.

Le ministre de la Défense Pete Hegseth avait affirmé aux journalistes en avril que Washington maintiendrait son blocus "aussi longtemps qu'il le faudra".

"Ce blocus s'applique à tous les navires, quelle que soit leur nationalité, en direction ou en provenance des ports iraniens", avait précisé le chef d'état-major de l'armée américaine Dan Caine, présent aux côtés de Pete Hegseth.

 

 


Donald Trump presse l'Iran de faire «vite» pour conclure un accord

 Donald Trump a averti mercredi que les Iraniens avaient "intérêt à devenir intelligents et vite!" au moment où les négociations entre les deux pays visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient sont dans l'impasse. (AFP)
Donald Trump a averti mercredi que les Iraniens avaient "intérêt à devenir intelligents et vite!" au moment où les négociations entre les deux pays visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient sont dans l'impasse. (AFP)
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  • Si une trêve est entrée en vigueur le 8 avril, l'Iran et les Etats-Unis n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord pour tenir de nouvelles négociations au Pakistan, pays médiateur, après une première session infructueuse le 11 avril
  • Les Iraniens "ont intérêt à devenir intelligents, et vite!", a menacé Donald Trump sur son réseau Truth social

TEHERAN: Donald Trump a averti mercredi que les Iraniens avaient "intérêt à devenir intelligents et vite!" au moment où les négociations entre les deux pays visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient sont dans l'impasse.

Le conflit, déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre Téhéran, a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions continuent de secouer l'économie mondiale.

Les conséquences se font particulièrement sentir en Iran, où la monnaie nationale iranienne, le rial, a atteint mercredi un plus bas face au dollar depuis l'avènement de la République islamique en 1979, selon plusieurs sites de suivi des changes.

Et dans la capitale, certains affichent leur fatalisme.

"L'idée de revivre la guerre est terrifiante, mais nous n'avons pas non plus d'espoir quant à l'issue des négociations", confie à l'AFP Ali, un architecte de 52 ans, joint par une journaliste de l'AFP à Paris.

"Ils partent négocier et reviennent avec encore plus de sanctions, et les discussions portent toujours sur le nucléaire: on ne parle jamais des gens, de l'économie ou de la liberté", ajoute-t-il, alors que son pays est sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

"Devenir intelligents" 

Si une trêve est entrée en vigueur le 8 avril, l'Iran et les Etats-Unis n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord pour tenir de nouvelles négociations au Pakistan, pays médiateur, après une première session infructueuse le 11 avril.

Les Iraniens "ont intérêt à devenir intelligents, et vite!", a menacé Donald Trump sur son réseau Truth social.

Dans le même message est publié un photo-montage du président portant un fusil d'assaut au milieu d'un décor de guerre, avec ce commentaire : "FINI DE JOUER LES GENTILS!".

Les Etats-Unis affichent leur scepticisme sur une nouvelle proposition de Téhéran pour débloquer le détroit d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce de pétrole et de gaz.

L'Iran le verrouille depuis le début de la guerre et les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.

Selon un article du site américain Axios, relayé par l'agence officielle iranienne Irna, l'offre de Téhéran vise à rouvrir le détroit et mettre fin à la guerre, repoussant à une date ultérieure les discussions sur le dossier nucléaire.

 "Plus de risques" 

Mais ce sujet reste central pour les Etats-Unis et Israël, qui accusent la République islamique de vouloir se doter de la bombe atomique - ce qu'elle dément.

Selon le Wall Street Journal (WSJ), le président américain a demandé aux responsables de la sécurité nationale de se préparer à un long blocus des ports iraniens afin de contraindre Téhéran à abandonner son programme nucléaire.

D'après le journal, M. Trump estime pouvoir forcer Téhéran à suspendre l'enrichissement de l'uranium pendant 20 ans, puis à accepter de strictes restrictions par la suite.

L'Iran réaffirme de son côté régulièrement son droit inaliénable au nucléaire civil, tout en jugeant "négociable" le taux d'enrichissement.

Selon des responsables américains cités par le WSJ, Donald Trump considère en outre que bloquer les infrastructures portuaires iraniennes permettrait de continuer à mettre sous pression l'économie iranienne et ses exportations de pétrole.

Le locataire de la Maison Blanche "a estimé que ses autres options — reprendre les bombardements ou se retirer du conflit — comportaient plus de risques que le maintien du blocus", ont indiqué ces responsables.

Téhéran a appelé de son côté Washington à renoncer à ses exigences "irrationnelles", estimant que les Etats-Unis n'étaient "plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes".

Audition de Hegseth 

Alors que l'Iran annonce régulièrement des arrestations ou pendaisons de personnes accusées de liens avec Israël ou les Etats-Unis, le Haut-Commissariat des droits de l'homme de l'ONU a affirmé mercredi que 21 personnes avaient été exécutées et plus de 4.000 interpellées pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale depuis le début du conflit.

L'Iran n'a pas réagi dans l'immédiat à ces allégations.

Sur le front libanais, Israël, qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, deux personnes, dont un militaire, ont été tuées mercredi dans une nouvelle frappe israélienne dans le sud du pays, selon l'armée libanaise.

Chaque camp accuse l'autre de violer une trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Aux Etats-Unis, le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit.

Depuis fin février, des parlementaires démocrates et républicains ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fournie.


Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
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  • Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis
  • Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans

NEW YORK: Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis à un moment de tensions entre les deux alliés historiques.

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche.

Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, sera présent.

"Cette tragédie a été un moment fondateur pour l'Amérique, et votre douleur, votre choc a été ressenti de par le monde", a déclaré mardi le souverain devant les parlementaires américains.

"Nous nous sommes alors tenus à vos côtés. Et nous sommes aujourd'hui a vos côtés pour se souvenir de ce jour qui ne devra jamais être oublié", a ajouté Charles III à la tribune du Congrès, avant d'appeler Washington à rester fidèle à ses alliés occidentaux et lancé quelques critiques voilés à l'attention de Donald Trump.

Winnie l'ourson 

Il rencontrera ensuite des secouristes du 11-Septembre et des familles de victimes, avant d'aller visiter un projet de ferme urbaine.

Pendant ce temps, Camilla va célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson à la bibliothèque municipale de New York en offrant un jouet à l'effigie de Petit Gourou, un autre personnage de cet univers.

Le roi doit ensuite participer à un événement économique centré sur la coopération entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en présence d'investisseurs et de patrons d'entreprises.

Donald Trump a laissé planer mi-avril la menace d'un retrait des Etats-Unis de l'accord conclut avec Londres sur les droits de douane, arme économique favorite d'un président américain résolument protectionniste.

Le milliardaire républicain est agacé par la réticence du gouvernement britannique à aider Washington dans sa guerre contre l'Iran menée avec Israël.

En fin de journée, Charles III se rendra à une réception pour son association d'aide à la jeunesse, The King's Trust. Le couple royal reviendra à Washington jeudi avant de se rendre sur le territoire britannique des Bermudes.

Cette visite d'Etat de plusieurs jours devait aider à recoller les morceaux d'une "relation spéciale" fissurée par les désaccords politique entre Donald Trump et le Premier ministre travailliste Keir Starmer à propos de la guerre en Iran.

En cette année qui marque le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, par laquelle des colonies britanniques sont devenues les Etats-Unis d'Amérique, le président républicain a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le chef d'Etat britannique avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison Blanche par des avions de combat.