Douche froide dans les écoles de Marseille après les annonces de Macron

Syndicats d'enseignants et de personnels municipaux, parents d'élèves, professeurs: tous regrettent le flou financier autour du plan de rénovation des écoles marseillaises du président, craignant que les enfants ne servent de "cobayes" dans son projet d'écoles laboratoires. (Photo, AFP)
Syndicats d'enseignants et de personnels municipaux, parents d'élèves, professeurs: tous regrettent le flou financier autour du plan de rénovation des écoles marseillaises du président, craignant que les enfants ne servent de "cobayes" dans son projet d'écoles laboratoires. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 04 septembre 2021

Douche froide dans les écoles de Marseille après les annonces de Macron

  • «Le sentiment qui prime, c'est une grosse déception. Les réponses sont trop floues sur la question de la rénovation du bâti», a réagi Hinda Bennour, de l'association d'une école située dans un quartier pauvre
  • Jeudi, M. Macron a annoncé la mise en place d'une société pilotée par l'Etat pour financer des travaux de rénovation d'écoles marseillaises sans préciser toutefois le montant que ce dernier est prêt à y consacrer

MARSEILLE : Syndicats d'enseignants et de personnels municipaux, parents d'élèves, professeurs: tous regrettent le flou financier autour du plan de rénovation des écoles marseillaises du président Emmanuel Macron, craignant que les enfants ne servent de "cobayes" dans son projet d'écoles laboratoires.


"Le sentiment qui prime, c'est une grosse déception. Les réponses sont trop floues sur la question de la rénovation du bâti", a réagi Hinda Bennour, de l'association "les minots de Saint-Charles", une école située dans un quartier pauvre derrière la gare, au lendemain de la présentation par le président de la République du plan écoles.


Jeudi, M. Macron a annoncé la mise en place d'une société pilotée par l'Etat pour financer des travaux sans préciser toutefois le montant que ce dernier est prêt à y consacrer.


Dans la deuxième ville de France, 174 écoles sont jugées "indignes de la République" par le maire Benoit Payan.


"On a été surpris qu'il n'annonce pas de montant. C'est un peu déroutant car si l'Etat finance à 20% ou à 80%, ce n'est pas la même chose", relève Séverine Gil du mouvement des parents d'élèves-13. 


L'expérimentation dans 50 écoles "laboratoire" de la liberté pour des directeurs de choisir leurs enseignants, dès la rentrée 2022, a elle suscité la colère.


"Le Président (Macron) répond en faisant des élèves marseillais des cobayes pour le laboratoire de la déréglementation de l’éducation nationale", a dénoncé la FSU13. Le syndicat pointe du doigt "une drôle de solution" misant sur un recrutement local dans "une ville gangrénée par le clientélisme".


"On a des rats dans les écoles, on n'a pas envie de devenir des rats de laboratoires", avait indiqué dès jeudi à l'AFP le secrétaire départemental du syndicat d'enseignants Snuipp, Sébastien Fournier.


Même son de cloche du côté des parents d'élèves où l'on dénonce une "vision pathétique de l'école publique": "L'école n'est pas une entreprise privée", fustige le président de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (Peep 13) Frédéric Muradour.


"On aura une école à deux, trois, quatre vitesses suivant les arrondissements riches ou pauvres avec une rupture d'égalité", craint le parent d'élève.


L'absentéisme, un «cancer»

Cinglant, le chef de l'Etat a également condamné "l'absentéisme" et "les grèves perlées" en prévenant que l'Etat ne "vient pas investir pour en quelque sorte que certains prélèvent leur dîme", suscitant des avis plus nuancés. 


"Il y a des recrutements mais ça ne suffit jamais puisque 40% des agents sont arrêtés, c'est un cancer en phase terminale qu'on a à Marseille, il faut le dire", admet Séverine Gil.


Pour assurer la continuité du service public dans les écoles et crèches, la municipalité a tenté en début d'année de conclure un accord avec certains syndicats (FO, CFE-CGC, CFDT et UNSA). Les agents doivent en théorie prévenir 48 heures à l'avance et exercer ce droit de grève dès leur prise de service et pas seulement juste pour une heure au milieu du service. 


"Le problème de l'absentéisme du personnel municipal est réel mais c'est un gros problème de ressources humaines. Il faudrait revaloriser ces postes et proposer des perspectives de carrière", partage Frédéric Muradour de la Peep évoquant "l'enfer" des parents face aux grèves à répétition.


L'année dernière, la grève des agents de cantine pendant un mois dans des écoles du centre-ville a contraint des parents à quitter leur travail en pleine journée.


Le patron du puissant syndicat FO, Patrick Rué, majoritaire à la ville, relève qu'il y a seulement "un agent pour 60 enfants sur le temps de cantine". L'absentéisme record s'explique, selon lui, par le Covid-19 qui génère "10 à 15% d'agents en autorisation spéciale d'absence".


"Beaucoup de gens sont passés en annonçant des choses pour les écoles et presque rien ne change. Ce qu’il se passe dans certaines écoles, c’est juste symptomatique du mépris institutionnel pour nos élèves qui sont les victimes", fustige Marion qui a enseigné dans des écoles en Réseau d'éducation prioritaire.


"Ils s'en foutent, les politiques, que nos élèves se gèlent en hiver", conclut Marion, relevant qu'en parlant du recrutement des enseignants par les directeurs on élude le problème des conditions matérielles dégradées.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.