Accords pour 1,2 milliard $ lors de la conférence de la Banque islamique de Développement en Ouzbékistan

Mohammad Al-Jasser a été nommé gouverneur de la Banque islamique de développement en juillet 2021 (fournie)
Mohammad Al-Jasser a été nommé gouverneur de la Banque islamique de développement en juillet 2021 (fournie)
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Publié le Dimanche 05 septembre 2021

Accords pour 1,2 milliard $ lors de la conférence de la Banque islamique de Développement en Ouzbékistan

  • 300 millions de dollars sont alloués à des projets en Ouzbékistan
  • 30 accords sont conclus pour financer des projets relevant de la santé, de l'eau et de l'assainissement, de l'agriculture, des transports, de l'énergie, de la sécurité alimentaire, de la finance islamique et des PME

TASHKENT : La Islamic Development Bank (Banque islamique pour le développement) a signé samedi un accord de subvention à hauteur de 265 000 dollars en vertu duquel elle fournira une assistance technique à l'Ouzbékistan pour aider ce pays à mettre en place une structure juridique destinée à gérer les activités bancaires et financières islamiques.

Cet accord concerne également l'élaboration des directives requises en termes de réglementation, de supervision et de charia, et porte dans le même temps sur la sensibilisation et la consolidation des capacités de la Banque islamique dans le pays.

Dans un entretien avec Arab News, le président du groupe IsDB, Dr Mohammad Al-Jasser a souligné que son organisation dispose des compétences nécessaires pour aider l'Ouzbékistan à mettre en place un secteur bancaire respectueux de la charia.

Il a précisé que le projet s'attache à définir l'ensemble des modalités qui aideront à mettre en place des services financiers islamiques dans ce pays d'Asie centrale.

Selon M. Al-Jasser, le travail relatif à cette proposition sera bientôt lancé, mais il est encore trop tôt pour préciser quand elle sera achevée.

Par ailleurs, la IsDB lance un autre fonds pour le développement économique de l'Ouzbékistan, avec le soutien du secteur privé saoudien.

Ce fonds promet de générer 102 000 emplois et de réduire la pauvreté dans le pays.

Le gouvernement ouzbek contribuera à hauteur de 35 % du montant initial (100 millions de dollars), la BIsD à hauteur de 20 % et le solde de 45 % proviendra essentiellement d'investisseurs saoudiens.

Selon M. Al-Jasser, près de 30 accords de financement évalués à 1,2 milliard de dollars ont été signés entre la BIsD et 10 pays membres lors de la réunion annuelle de la Banque islamique à Tachkent, la capitale de l'Ouzbékistan.

Les accords conclus ont apporté des financements à des projets relevant de domaines variés tels que la santé (Covid-19 et vaccins), l'eau et l'assainissement, l'agriculture, les transports, l'énergie, la sécurité alimentaire, la finance islamique et les PME. Sur le montant alloué, 330 millions de dollars sont allés à la République d'Ouzbékistan, a déclaré M. Al-Jasser dans son discours de clôture.

« Compte tenu des incidences de la pandémie sur le développement dans les pays membres de la BIsD, trois grands thèmes prospectifs ont été envisagés : stimuler la reprise post Covid-19 , s'attaquer à la pauvreté grandissante, renforcer la résilience et la prospérité, et stimuler la croissance économique respectueuse de l'environnement au sein des pays membres », affirme M. Al-Jasser.

Parmi les initiatives annoncées à Tachkent figure le Fonds d'autonomisation économique de l'Ouzbékistan, qui représente 100 millions de dollars et appuie 34 000 micro, petites et moyennes entreprises. Le budget de ce fonds peut atteindre 500 millions de dollars. Le gouvernement ouzbek contribuera à hauteur de 35 % du montant initial (100 millions de dollars), la BIsD à hauteur de 20 % et le solde de 45 % proviendra essentiellement d'investisseurs saoudiens, comme l'a fait savoir la BIsD le 3 septembre.

Cette année, plus de 4 100 participants provenant de 46 pays membres ont participé à la réunion annuelle de la BIsD, et 27 organisations partenaires internationales et régionales ont participé aux réunions en personne, précise M. Al-Jasser.

16 webinaires ont été organisés par la BIsD. Ils ont réuni plus de 100 pays et plus de 6 000 participants et 150 intervenants, ajoute-t-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.

EN BREF

La Islamic Development Bank (Banque islamique pour le développement) a signé un accord de subvention à hauteur de 265 000 dollars en vertu duquel elle fournira une assistance technique à l'Ouzbékistan pour aider ce pays à mettre en place une structure juridique destinée à gérer les activités bancaires et financières islamiques.

La banque lancera également un fonds pour le développement économique de l'Ouzbékistan, avec le soutien du secteur privé saoudien.

Plus de 4 100 participants provenant de 46 pays membres ont assisté à la réunion annuelle de la BIsD cette année.


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com