La chaise médaillon de Christian Dior revisitée par 17 designers

Exposition des chaises médaillon de Dior à l'occasion du Fuorisalone 2021 au Palazzo Citterio à Milan, le 4 septembre 2021. (AFP)
Exposition des chaises médaillon de Dior à l'occasion du Fuorisalone 2021 au Palazzo Citterio à Milan, le 4 septembre 2021. (AFP)
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Publié le Lundi 06 septembre 2021

La chaise médaillon de Christian Dior revisitée par 17 designers

  • Tapissée de cannage et de toile de Jouy, cette chaise de style Louis XVI ornait aussi, en noir et or ou rose et gris, les coffrets des premiers parfums de la maison de haute couture
  • C'est dans ces chaises que Christian Dior, grand couturier et fondateur de l'entreprise décédé en 1957 à l'âge de 52 ans, installait ses invités

MILAN: La chaise médaillon fétiche de Christian Dior trônait en bonne place dans sa première boutique fondée en 1947 à Paris: 74 ans plus tard, dix-sept designers ont revisité cet objet iconique pour le remettre au goût du jour.


Tapissée de cannage et de toile de Jouy, cette chaise de style Louis XVI ornait aussi, en noir et or ou rose et gris, les coffrets des premiers parfums de la maison de haute couture.

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(AFP)


C'est dans ces chaises que Christian Dior, grand couturier et fondateur de l'entreprise décédé en 1957 à l'âge de 52 ans, installait ses invités dans un décor qu'il qualifiait dans ses mémoires de "sobre, simple, surtout si classique et parisien".


Créé par le menuisier Louis Delanois en 1769, cette chaise au dossier ovale sous forme de médaillon, qui a traversé les siècles sans encombre, a été revue par les designers à la demande de Dior à l'occasion du Salon du meuble qui s'est ouvert dimanche à Milan. 

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Créé par le menuisier Louis Delanois en 1769, cette chaise au dossier ovale sous forme de médaillon, qui a traversé les siècles sans encombre, a été revue par les designers à la demande de Dior à l'occasion du Salon du meuble qui s'est ouvert dimanche à Milan. (AFP)


"La chaise médaillon Louis XVI du 18e siècle, c'est pour moi l'apothéose du mobilier français, les ébénistes en ont fait une chaise iconique, tamponnée avec un vernis Martin qui était une révolution à l'époque", a expliqué à l'AFP l'un d'entre eux, Pierre Yovanovitch.


"Elle est simple, elle est confortable, elle est devenue très populaire, et grâce à ses courbes on l'a reconnaît de manière immédiate", poursuit cet architecte d'intérieur français.


D'où l'engouement de nombreux designers à réinventer cette chaise devenue emblème de la maison Dior, à l'instar de Philippe Starck qui en a créé une version ultramoderne il y a vingt ans pour la marque italienne Kartell, baptisée Louis Ghost, entièrement en plastique transparent. Le succès international fut immédiat.

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Interrogée sur le lien entre haute couture et architecture d'intérieur, elle a estimé que «d'un côté on habille des corps, de l'autre côté des espaces». (AFP)

«Symbole de l'élégance française»
Pour l'occasion, Pierre Yovanovitch a imaginé le duo quelque peu ludique "Monsieur et Madame Dior", deux chaises médaillon en fer aux lignes épurées, en jaune et marron clair, habillées de la toile oblique inventée en 1967 par Marc Bohan, "un clin d'oeil à la fois contemporain et rebelle".


"La chaise est l'objet de design le plus difficile à créer, car elle doit être singulière, confortable et reconnaissable", confie cet ancien créateur de mode de la maison Pierre Cardin.


"La chaise médaillon symbolise une certaine France classique, une élégance française, cela m'a amusée" de créer une "tribu" de cinq pièces en les retapissant de motifs de crochet de laine à l'indienne aux couleurs vives, a commenté à l'AFP l'architecte et designer India Mahdavi.

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«La chaise médaillon Louis XVI du 18e siècle, c'est pour moi l'apothéose du mobilier français, les ébénistes en ont fait une chaise iconique, tamponnée avec un vernis Martin qui était une révolution à l'époque» (AFP)

Ces chaises, exposées comme les autres au Palazzo Citterio à Milan, sont "des produits hybrides, mêlant la tradition de la maison Dior et ma vision des motifs que je développe pour ma propre collection", explique cette créatrice française d'origine irano-égyptienne.


"Je mélange toujours motifs floraux et géométriques et des couleurs très fortes avec du noir et blanc pour trouver une certaine luminosité, je suis en quête permanente de la lumière", a-t-elle ajouté.

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Interrogée sur le lien entre haute couture et architecture d'intérieur, elle a estimé que "d'un côté on habille des corps, de l'autre côté des espaces".


Les Golden Globes conquis par «Une bataille après l'autre»

"A mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir, (...), notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée. (AFP)
"A mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir, (...), notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée. (AFP)
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  • Le film a remporté les prix de la meilleure comédie, du meilleur scénario, du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor et du meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson
  • "Vous êtes tellement généreux avec l’affection que vous me portez, à moi et à ce film. (...) J'adore ce que je fais. Donc c'est juste du plaisir", a remercié le cinéaste américain de 55 ans

BEVERLY HILLS: La fresque sur les dérives extrémistes des Etats-Unis, "Une bataille après l'autre", a triomphé aux Golden Globes dimanche, avec quatre récompenses qui ont confirmé son statut d'ultra-favori en vue des Oscars dans deux mois.

Le film a remporté les prix de la meilleure comédie, du meilleur scénario, du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor et du meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson.

"Vous êtes tellement généreux avec l’affection que vous me portez, à moi et à ce film. (...) J'adore ce que je fais. Donc c'est juste du plaisir", a remercié le cinéaste américain de 55 ans.

Plébiscitée pour sa capacité à saisir les fractures contemporaines des Etats-Unis, sa tragicomédie met en scène la traque d'ex-révolutionnaires d'extrême gauche par un suprémaciste blanc.

"A mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir, (...), notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée.

Tête d'affiche du film, Leonardo DiCaprio s'est en revanche incliné pour le prix du meilleur acteur dans une comédie face à Timothée Chalamet, remarquable en joueur de ping-pong à l'ambition insatiable dans "Marty Supreme".

"Merci infiniment du fond du cœur, je suis en lice avec de très grands noms. Cette catégorie est ultra relevée", a lâché l'acteur franco-américain de 30 ans.

"Hamnet" surprend "Sinners" 

Cette saison, "Sinners" passait pour le concurrent le plus sérieux d'"Une bataille après l'autre" pour l'Oscar du meilleur film.

Mais ce film d'époque audacieux de Ryan Coogler, qui raconte la blessure profonde des personnes noires dans le Sud ségrégationniste des années 30, sur fond de contes de vampires et de rythmes de blues, est reparti avec du plomb dans l'aile.

Il a été récompensé par le Globe de la meilleure performance au box-office et celui de la meilleure bande originale, mais a échoué à remporter le prix du meilleur film dramatique face à "Hamnet".

La tragédie explore de manière fictive le deuil d'Agnes et William Shakespeare après la mort de leur fils. L'actrice irlandaise Jessie Buckley, qui y interprète l'épouse du dramaturge britannique, a été sacrée meilleur actrice.

Côté comédies, c'est l'Australienne Rose Byrne qui a été élue meilleure actrice, grâce à son rôle de mère au bout du rouleau, épuisée par la maladie de sa fille et les embûches de la vie, dans "If I Had Legs I'd Kick You".

Succès international pour "L'Agent Secret" 

Le film brésilien "L'Agent Secret" a été l'autre grand vainqueur de la cérémonie, avec deux trophées.

Il a non seulement battu le représentant de la France aux Oscars, "Un simple accident", pour le prix du meilleur film international, mais a aussi permis à Wagner Moura d'être élu meilleur acteur dans un film dramatique.

Il y interprète un ex-universitaire traqué par des tueurs à gage sous la dictature brésilienne des années 70, pendant qu'il tente de renouer avec son fils.

Il s'agit d'"un film sur la mémoire, ou l'absence de mémoire, et sur les traumatismes générationnels", a souligné le comédien brésilien. "Je pense que si ce traumatisme peut se transmettre de génération en génération, les valeurs le peuvent aussi. Alors ceci s'adresse à ceux qui restent fidèles à leurs valeurs dans les moments difficiles."

Un discours à la tonalité politique qui s'est avéré en accord avec le reste de la soirée: plusieurs célébrités portaient des badges "Be Good", du nom de Renee Good, une Américaine tuée cette semaine à Minneapolis par un agent de la police de l'immigration.

La maîtresse de cérémonie Nikki Glaser s'est également moquée du "ministère de la Justice" américain, à qui elle a attribué "le Golden Globe du meilleur montage", pour la publication partielle du dossier Epstein, boulet politique du président Donald Trump.

Le palmarès a été complété par Stellan Skarsgard, élu meilleur second rôle masculin pour son incarnation d'un cinéaste en froid avec ses deux filles dans "Valeur sentimentale".

Le phénomène Netflix "KPop Demon Hunters" a lui remporté le Globe du meilleur film d'animation et celui de la meilleure chanson, pour un tube au titre prédestiné: "Golden".


Le festival de Taif célèbre les icônes littéraires de l'Arabie saoudite

Les peintures murales représentent les sites naturels et historiques de Taif, notamment la montagne Al-Hada, les roseraies de Taif et les palais traditionnels Hijazi. D'autres s'inspirent de Souq Okaz, un centre littéraire et commercial historique lié au patrimoine poétique de la région. (SPA)
Les peintures murales représentent les sites naturels et historiques de Taif, notamment la montagne Al-Hada, les roseraies de Taif et les palais traditionnels Hijazi. D'autres s'inspirent de Souq Okaz, un centre littéraire et commercial historique lié au patrimoine poétique de la région. (SPA)
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  • Il présente aux visiteurs les contributions des pionniers de la littérature par le biais d'un contenu visuel et narratif accessible
  • Organisé par la Commission de la littérature, de l'édition et de la traduction, le festival se déroule jusqu'au 15 janvier et présente 42 maisons d'édition renommées d'Arabie saoudite et d'outre-mer

TAIF : Une section spéciale mettant en lumière les principales figures littéraires saoudiennes fait partie du festival des écrivains et des lecteurs de Taif.

Cette section explore la vie d'écrivains, de poètes et d'auteurs éminents qui ont façonné le paysage créatif du Royaume, influençant la littérature, le journalisme, le théâtre et la pensée intellectuelle.

Il présente aux visiteurs les contributions des pionniers de la littérature par le biais d'un contenu visuel et narratif accessible, a rapporté dimanche l'agence de presse saoudienne.

Organisé par la Commission de la littérature, de l'édition et de la traduction, le festival se déroule jusqu'au 15 janvier et présente 42 maisons d'édition renommées d'Arabie saoudite et d'outre-mer, offrant aux visiteurs la possibilité d'explorer les dernières œuvres en matière de littérature, de philosophie et de connaissances générales.

Par ailleurs, la section des peintures murales interactives du festival invite les visiteurs à découvrir des panneaux d'art ouverts, leur permettant ainsi de contribuer aux caractéristiques et à l'identité de la ville.

Les peintures murales représentent les sites naturels et historiques de Taif, notamment la montagne Al-Hada, les roseraies de Taif et les palais traditionnels Hijazi. D'autres s'inspirent de Souq Okaz, un centre littéraire et commercial historique lié au patrimoine poétique de la région.

Conçues par un artiste plasticien, elles mêlent des éléments d'inspiration folklorique à une expression imaginative, créant une expérience de collaboration qui célèbre la beauté de la ville et rapproche l'art du public.


Qu’est-ce qui fait de la rose de Taïf un produit de parfumerie aussi précieux ?

La participation des artisans parfumeurs s'inscrit dans le cadre de l'initiative du Festival de Jazan visant à redynamiser l'artisanat traditionnel. (SPA)
La participation des artisans parfumeurs s'inscrit dans le cadre de l'initiative du Festival de Jazan visant à redynamiser l'artisanat traditionnel. (SPA)
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  • La rose de Taïf est l’un des produits de parfumerie naturels les plus précieux du Royaume, reconnue pour son arôme exceptionnel et son lien étroit avec le patrimoine, l’agriculture et le tourisme de la région
  • Cultivée sur plus de 910 fermes, sa production repose sur une récolte manuelle très brève (45 jours), nécessitant environ 12 000 roses pour obtenir un seul tola d’huile

TAÏF : Réputées pour leur arôme exceptionnel et le soin minutieux exigé à chaque étape de leur culture, de leur récolte et de leur transformation, les roses de Taïf comptent parmi les produits naturels de parfumerie les plus précieux du Royaume. Elles constituent également des symboles agricoles et culturels majeurs, profondément liés au patrimoine et au tourisme de la région.

Les fermes de roses de Taïf — plus de 910 exploitations réparties entre Al-Hada, Al-Shafa, Wadi Muharram, Al-Wahat, Al-Wahit et Wadi Liya — abritent environ 1 144 000 rosiers, cultivés sur près de 270 hectares de terres agricoles.

Ces exploitations produisent près de 550 millions de roses chaque année, toutes récoltées sur une période très courte n’excédant pas 45 jours, de début mars à fin avril.

Cette récolte permet d’obtenir environ 20 000 tolas d’huile de rose de Taïf. La production d’un seul tola nécessite près de 12 000 roses, cueillies manuellement à l’aube puis distillées dans les 24 heures afin de préserver la pureté et la qualité du parfum avant sa mise sur le marché. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com