La Jordanie déjoue un complot terroriste de Daech contre des agences de sécurité

Short Url
Publié le Mardi 07 septembre 2021

La Jordanie déjoue un complot terroriste de Daech contre des agences de sécurité

  • Les sympathisants présumés de Daech avaient déjà été déférés devant la Cour de sûreté de l'État pour promotion de l'idéologie extrémiste
  • Deux des trois suspects avaient déjà purgé une peine de prison avant leur nouvelle arrestation, un troisième était toujours derrière les barreaux

AMMAN: Le département des Renseignements généraux (DRG) de la Jordanie a déclaré avoir déjoué une attaque planifiée par le groupe terroriste Daech contre le personnel et les bâtiments de sécurité dans la ville d'Irbid, au nord du pays.

Le département a précisé que les trois suspects impliqués dans ce projet avaient adhéré à l'idéologie intégriste de Daech et planifiaient des attaques terroristes à l'aide d'armes à feu contre son siège et son personnel à Irbid, à environ 80 kilomètres au nord d'Amman.

Le DRG a également indiqué que les sympathisants présumés de Daech avaient déjà été déférés devant la Cour de sûreté de l'État pour promotion de l'idéologie extrémiste et tentative d'adhésion à une organisation terroriste.

Dans la liste des chefs d'accusation, le département a indiqué que deux des trois suspects avaient déjà purgé une peine de prison avant leur arrestation en mars, qui était liée à l'attentat terroriste déjoué. Le troisième était toujours derrière les barreaux pour des charges liées à la promotion de l'idéologie de Daech.

"La prison n'a pas dissuadé les trois suspects, qui ont continué à promouvoir l'idéologie extrémiste de l'organisation terroriste Daech", selon l'acte d'accusation, consulté par Arab News.

Selon ce même acte, le deuxième suspect, qui avait déjà purgé une longue peine de prison, avait pour mission de recruter des partisans pour Daech. Même après sa libération l'année dernière, le suspect a continué de mobiliser des partisans pour le complot terroriste contre les agences de sécurité.

Le département a déclaré que le deuxième suspect a rencontré le troisième suspect à la fin de l'année 2020 au cours de leur recherche de partisans. Tous deux échangeaient des informations sur Daech et promouvaient l'idéologie de l'organisation extrémiste auprès de leurs amis et leurs proches.

L'acte d'accusation indique également qu'au début de l'année 2021, le premier suspect a identifié le siège du DRG comme cible potentielle de leur projet terroriste.

Il a acheté une arme à feu pour mettre en œuvre le complot et a ensuite attendu que le second suspect, en prison, lui fournisse des partisans de Daech.

Le DRG a déclaré avoir découvert le complot après l'interrogatoire du second suspect condamné. Ces informations ont conduit à l'arrestation du premier suspect le 3 mars, puis du troisième suspect une semaine plus tard.

Ce n'est pas la première fois qu'un complot de Daech est déjoué en Jordanie.

En janvier 2018, le DRG avait déjoué une attaque planifiée par Daech visant des installations militaires et de sécurité, des centres commerciaux, des médias et des érudits religieux modérés, 17 personnes ayant été arrêtées pour leur participation au complot.

En mars 2016, une importante opération de sécurité avait permis de déjouer un complot terroriste de Daech à Irbid, la deuxième plus grande ville de Jordanie. Au cours de l'assaut qui avait duré plusieurs heures, les forces de sécurité avaient tué sept terroristes présumés qui étaient armés et retranchés à l'intérieur d'un immeuble résidentiel.


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
Short Url
  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
Short Url
  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Short Url
  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.