L'Irak a soif de coopération régionale alors que ses rivières rétrécissent

Des villageois irakiens disent avoir ressenti l'impact de la réduction des volumes d’eau en provenance d'Iran depuis deux ans. (Photo, Reuters)
Des villageois irakiens disent avoir ressenti l'impact de la réduction des volumes d’eau en provenance d'Iran depuis deux ans. (Photo, Reuters)
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Publié le Mardi 07 septembre 2021

L'Irak a soif de coopération régionale alors que ses rivières rétrécissent

  • Selon des défenseurs de l'environnement, c'est de l'autre côté de la frontière, en Iran, que se trouve la raison pour laquelle la rivière Sirwan, autrefois bouillonnante, n'est plus qu'un filet d'eau
  • L'Iran et la Turquie construisent de grands barrages pour résoudre leurs propres problèmes, mais la coopération régionale sur cette question reste insuffisante

HALABJA : "Là où nous nous trouvons en ce moment, il devrait y avoir une rivière", déclare Nabil Musa, en montrant du doigt un lit de rivière asséché dans le nord de l'Irak.

Pour ce militant écologiste, la raison pour laquelle le fleuve Sirwan, autrefois bouillonnant, n'est plus qu'un filet d'eau, se trouve de l'autre côté de la frontière, en Iran, qui, selon lui, "contrôle toute" l'eau du fleuve.

Avec le manque de précipitations de cette année, l'Irak manque cruellement d'eau, et les responsables qui tentent de faire revivre des rivières comme le Sirwan affirment que la baisse du débit des voisins en amont, l'Iran et la Turquie, aggrave les problèmes locaux tels que les fuites, les canalisations vieillissantes et le siphonnage illégal des réserves.

L'Iran et la Turquie construisent de grands barrages pour résoudre leur propre problème de manque d'eau, mais la coopération régionale sur cette question reste incomplète et insuffisante.

Selon des responsables irakiens, le barrage de Daryan, situé de l'autre côté de la frontière iranienne, détourne une partie du Sirwan vers les terres iraniennes par un tunnel de 48 km de long. Contactés par Reuters, des responsables iraniens ont refusé de commenter cette allégation. L'Iran a indiqué que le barrage était toujours en cours de construction.

Les habitants irakiens des villages de la région disent avoir ressenti l'impact de la réduction des volumes en provenance d'Iran depuis deux ans, se plaignant que la chute a eu un effet punitif sur les communautés en aval, en particulier pendant les années de sécheresse de plus en plus fréquentes.

"Cela fait deux ans que j'ai dû arrêter de pêcher", a déclaré à Reuters le pêcheur Ahmed Mahmoud depuis le village voisin d'Imami Zamen. Avec l'assèchement de la rivière, la plupart des 70 familles du village sont déjà parties. L'école primaire a fermé.

"Si ça continue comme ça, nous devrons partir aussi", a-t-il dit.

Le Sirwan prend sa source en Iran et longe la frontière avec l'Irak avant de se jeter dans la région semi-autonome du Kurdistan irakien, puis de rejoindre le Tigre au sud. Autrefois abondant, il est aujourd'hui parsemé de poteaux de mesure indiquant où l'eau arrivait.

Alors qu'une vague de chaleur s’abattait en juillet sur la région frappée par la sécheresse, l'Irak a déclaré que la situation dans la province de Diyala, située en aval, s'aggraverait en l'absence d'un accord avec l'Iran, d'où provient environ 18 % du Tigre irakien, sur les moyens de partager les "dommages" causés par la baisse des débits.


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.