Le vainqueur des élections marocaines salue une «volonté populaire de changement»

Le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, célèbre lors d'une conférence de presse dans la capitale Rabat, après que son parti est arrivé en tête des élections législatives et locales, le 9 septembre 2021. (Photo, AFP)
Le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, célèbre lors d'une conférence de presse dans la capitale Rabat, après que son parti est arrivé en tête des élections législatives et locales, le 9 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 10 septembre 2021

Le vainqueur des élections marocaines salue une «volonté populaire de changement»

  • Le RNI (libéral) a remporté les législatives, avec 97 élus, devant le Parti Authenticité et Modernité (PAM, libéral) et le Parti de l'Istiqlal (centre-droit)
  • Le PJD, lui, s'est effondré, passant de 125 sièges dans l'assemblée sortante à 12

RABAT: Le chef du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, a salué jeudi "la volonté populaire de changement", au lendemain de la victoire de son parti aux élections législatives marocaines et de la défaite des islamistes du PJD au pouvoir depuis une décennie. 

"C'est une victoire pour la démocratie" et "une expression explicite de la volonté populaire pour le changement", a affirmé M. Akhannouch, un homme d'affaires aisé, décrit comme proche du palais royal, dans un discours post-électoral.

Le président du RNI est favori pour succéder à la tête du gouvernement au secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste modéré), Saad-Eddine El Othmani.     

Il revient en effet au roi Mohammed VI de choisir le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête, qui sera chargé de former un exécutif pour un mandat de cinq ans.

Le RNI (libéral) a remporté les législatives, avec 97 élus, devant le Parti Authenticité et Modernité (PAM, libéral) et le Parti de l'Istiqlal (centre-droit), qui ont obtenu respectivement 82 et 78 sièges (sur 395).

Le PJD, lui, s'est effondré, passant de 125 sièges dans l'assemblée sortante à 12.

Le RNI – dirigé par M. Akhannouch, une des premières fortunes du royaume, ministre de l'Agriculture depuis 2007 – avait déjà joué un rôle crucial dans le gouvernement sortant, où il contrôlait des ministères stratégiques comme l'Économie ou l'Industrie.

Il a pris part à toutes les coalitions gouvernementales depuis 23 ans, sauf pendant une brève période entre 2012 et 2013.  

De son côté, l'ancien chef du gouvernement et ex-secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane, a appelé M. El Othmani, qui lui avait succédé à la tête de l'exécutif, à démissionner après la déroute du parti islamiste.

"Après avoir appris la douloureuse défaite que notre parti a subie, le secrétaire général du parti doit en endosser la responsabilité et présenter sa démission", a-t-il écrit jeudi dans une lettre publiée sur Facebook.

Depuis sa première participation aux législatives de 1997, le PJD avait poursuivi son ascension jusqu'à son arrivée au pouvoir en 2011 après les protestations du "Mouvement du 20 février" – version marocaine du Printemps arabe – qui réclamait la fin de "la corruption et du despotisme".

Mais ce parti n'a jamais été réellement en charge des portefeuilles les plus importants.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.