Maroc: la débâcle électorale des islamistes se confirme aux scrutins locaux

Saad Eddine El Othmani, Premier ministre marocain et président du Parti islamiste pour la justice et le développement (PJD) vote le 8 septembre 2021 à Salé. (Photo, AFP)
Saad Eddine El Othmani, Premier ministre marocain et président du Parti islamiste pour la justice et le développement (PJD) vote le 8 septembre 2021 à Salé. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 10 septembre 2021

Maroc: la débâcle électorale des islamistes se confirme aux scrutins locaux

  • Le PJD arrive loin derrière ses principaux rivaux, le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti authenticité et modernité (PAM)
  • Aux élections communales, les islamistes subissent un effondrement spectaculaire, passant de 5 021 sièges à 777

RABAT: La déroute historique du parti islamiste aux législatives au Maroc se confirme avec les résultats complets des élections communales et régionales publiés vendredi. 

Pour la première fois, les quelque 18 millions d'électeurs marocains ont choisi leurs 395 députés le même jour, mercredi, que leurs représentants communaux et régionaux.

Au niveau national, le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste modéré), au pouvoir depuis une décennie, essuie une défaite d'ampleur inattendue avec seulement 13 députés élus contre 125 dans l'assemblée précédente, selon les résultats du ministère de l'Intérieur après dépouillement de l'ensemble des bulletins.

Le PJD arrive loin derrière ses principaux rivaux, le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti authenticité et modernité (PAM), deux formations libérales considérées comme proches du palais royal, et le parti historique de l'Istiqlal (PI, centre-droit) qui recueillent respectivement 102, 86, 81 sièges (sur 395).

Aux élections communales, les islamistes subissent un effondrement spectaculaire, passant de 5 021 sièges à 777. Il perd ainsi le contrôle des grandes villes qu'il dirigeait, comme Rabat, Marrakech, Fès ainsi que les deux grands pôles économiques de Casablanca et Tanger. Il a été très largement devancé par le RNI et le PAM qui remportent 9 995 et 6 210 sièges (sur un total de 31 503).  

Enfin, aux régionales, les résultats du Parti de la justice et du développement dégringolent aussi, avec 18 sièges contre 174 lors des précédentes élections locales en 2015.

Le RNI et le Parti de l'Istiqlal arrivent en tête avec respectivement 196 et 144 sièges sur un total de 678.

Le RNI, qui fait parti de la coalition gouvernementale, est dirigé par un homme d'affaires fortuné, Aziz Akhannouch, décrit comme proche du palais.

Le roi Mohammed VI doit nommer un chef de gouvernement, issu du parti arrivé en tête du scrutin législatif, chargé de former un exécutif pour un mandat de cinq ans. Il succèdera à Saad Eddine El Othmani, qui a démissionné jeudi de la direction du PJD.

Vendredi, l’hebdomadaire Al Ayam titrait en une "la fin tragique des islamistes", tandis que le quotidien L’Economiste évoquait un "désaveu massif" pour le PJD. 

En 2011, le Maroc s'est doté d'une nouvelle Constitution accordant de larges prérogatives au Parlement et au gouvernement.

Toutefois, les décisions et les orientations dans des secteurs clés continuent d'émaner d'initiatives du roi Mohammed VI.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Short Url
  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Short Url
  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
Short Url
  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.