Nucléaire: l'Iran autorise de nouvelles cartes mémoire dans les caméras de l'AIEA

Le réacteur nucléaire à eau d'Arak, au sud de la capitale Téhéran, dans une photo publiée par l'Organisation iranienne de l'énergie atomique le 23 décembre 2019. (Photo, AFP)
Le réacteur nucléaire à eau d'Arak, au sud de la capitale Téhéran, dans une photo publiée par l'Organisation iranienne de l'énergie atomique le 23 décembre 2019. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 12 septembre 2021

Nucléaire: l'Iran autorise de nouvelles cartes mémoire dans les caméras de l'AIEA

  • Cette annonce pourrait faire gagner du temps à l'Iran avant une réunion du conseil d'administration de l'AIEA cette semaine
  • Depuis fin février, l'Iran a interdit aux inspecteurs de l'AIEA d'accéder aux images de surveillance alors que l'accord de 2015 demeure suspendu

TEHERAN : L'Iran a accepté dimanche d'autoriser les inspecteurs internationaux à installer de nouvelles cartes mémoire dans les caméras de surveillance de ses sites nucléaires sensibles et à continuer d'y filmer, a déclaré le chef de son programme atomique, évitant une confrontation diplomatique cette semaine.

Mohammad Eslami de l'Organisation de l'énergie atomique d'Iran a annoncé la décision après une réunion qu'il a eue avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Rafael Grossi, à Téhéran.

Depuis fin février, l'Iran a interdit aux inspecteurs de l'AIEA d'accéder aux images de surveillance alors que l'accord nucléaire de Téhéran avec les puissances mondiales demeure suspendu.

L'annonce pourrait faire gagner du temps à l'Iran avant une réunion du conseil d'administration de l'AIEA cette semaine au cours de laquelle les puissances occidentales devront officiellement réprimander Téhéran avoir fait obstruction à l’AIEA et pour son manque de coopération avec les inspecteurs internationaux.

L'AIEA a déclaré aux États membres dans son rapport trimestriel confidentiel la semaine dernière que ses activités de vérification et de surveillance ont été "sérieusement compromises" depuis février par le refus de l'Iran de laisser les inspecteurs accéder à leur équipement de surveillance.

En Israël, le Premier ministre israélien Nafatli Bennett a exhorté les puissances mondiales à ne pas «tomber dans le piège de la tromperie iranienne qui conduira à des concessions supplémentaires » sur l'impasse.

"Vous ne devez pas abandonner l'inspection des sites et la chose la plus importante, le message le plus important est qu'il doit y avoir une limite de temps", a déclaré Bennett. L'Iran "s'éternise, nous devons fixer un délai précis qui dit : jusqu'ici".

Depuis Riyad, les plus hauts diplomates d'Arabie saoudite et d'Autriche ont exprimé conjointement leur inquiétude face aux avancées nucléaires de l'Iran, le ministre autrichien des Affaires étrangères Alexander Schallenberg citant "l'échec de l'Iran à autoriser l'accès aux inspections nucléaires".


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.