Droits humains: l'ONU alerte sur le triptyque climat-pollution-perte de biodiversité

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, à l'ouverture d'une session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève, le 13 septembre 2021. (Photo, AFP)
La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, à l'ouverture d'une session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève, le 13 septembre 2021. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Lundi 13 septembre 2021

Droits humains: l'ONU alerte sur le triptyque climat-pollution-perte de biodiversité

  • Cette «triple crise planétaire» a déjà, selon Michelle Bachelet, un large et direct impact sur toute une série de droits humains
  • «S'attaquer à la triple crise environnementale mondiale est un impératif humanitaire, un impératif de droits pour les droits humains, un impératif de consolidation de la paix et un impératif de développement», a-t-elle ajouté

GENÈVE: Réchauffement climatique, pollution et perte de biodiversité: une triple crise environnementale provoquée par l'être humain est la principale menace pour le respect des droits humains, a averti lundi l'ONU.

À quelques semaines de la COP26 climat à Glasgow (Écosse, Royaume-Uni) début novembre, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Michelle Bachelet a réclamé une "action climatique plus ambitieuse".

"Les crises interdépendantes liées à la pollution, au changement climatique et à la biodiversité multiplient les dangers - amplifiant les conflits, les tensions et les inégalités structurelles, et rendant les gens de plus en plus vulnérables", a-t-elle déclaré à l'ouverture de la 48e session du Conseil des droits de l'homme à Genève (Suisse).

"En s'intensifiant, ces menaces environnementales constitueront le plus important défi pour l'exercice des droits humains de notre ère", a-t-elle affirmé.

Cette "triple crise planétaire" a déjà, selon Mme Bachelet, un large et direct impact sur toute une série de droits humains, tels que "les droits à une alimentation adéquate, à l'eau, à l'éducation, au logement, à la santé, au développement et même à la vie".

La pollution est à l'origine d'un décès prématuré sur six, a-t-elle averti, avant d'égrener un chapelet de catastrophes environnementales: famine à Madagascar, désertification au Sahel, submersion des côtes au Bangladesh, raréfaction des ressources en eau au Moyen-Orient, gigantesques incendies en Sibérie et en Californie, inondations en Chine et en Allemagne...

"S'attaquer à la triple crise environnementale mondiale est un impératif humanitaire, un impératif de droits pour les droits humains, un impératif de consolidation de la paix et un impératif de développement", a affirmé Mme Bachelet. 

Xinjiang

La Haut-Commissaire a ensuite souligné que la crise environnementale n'était pas la seule à laquelle l'humanité est confrontée, dressant une autre longue liste de violations des droits humains dans le monde.

À cet égard, elle a dit regretter "ne pas être en mesure de faire état de progrès dans (ses) efforts pour obtenir un accès significatif" à la région chinoise du Xinjiang.

"Dans l'intervalle, mon bureau finalise son évaluation des informations disponibles sur les allégations de violations graves des droits humains dans cette région, en vue de les rendre publiques", a-t-elle pour la première fois annoncé.

Depuis son arrivée au Haut-Commissariat, Mme Bachelet n'a eu de cesse de réclamer un "accès total" à cette région. Fin février, elle avait réitéré son appel à une "évaluation complète et indépendante" de la situation des droits humains dans cette région.

Mais Pékin refuse toute enquête et estime que toute visite à la région doit être "amicale".

Le Xinjiang a longtemps été frappé par des attentats attribués à des séparatistes ou des islamistes de l'ethnie musulmane ouïghoure. Les autorités y imposent depuis quelques années une surveillance policière draconienne.

Les États-Unis, sur la base d'études de chercheurs occidentaux, reprochent à la Chine d'avoir arbitrairement interné plus d'un million d'Ouïghours dans des "camps" du Xinjiang. Pékin dément ce chiffre et affirme qu'il s'agit de "centres de formation professionnelle".

Palestiniens

Mme Bachelet a également attiré l'attention du Conseil sur "la poursuite et la multiplication des cas d'usage excessif de la force - ou totalement injustifié - contre des civils palestiniens par les forces de sécurité israéliennes".

Depuis janvier, 54 Palestiniens, dont 12 enfants, ont été tués par les forces israéliennes en Cisjordanie - plus du double du chiffre pour toute l'année 2020, a-t-elle détaillé. Et plus de 1 000 personnes ont été blessées par des tirs à balles réelles.

Elle a également fait part de sa profonde préoccupation face "aux mesures de répression de la dissidence prises ces derniers mois" par les autorités palestiniennes, et indiqué craindre une aggravation de la situation.

L'ex-présidente chilienne a en particulier dénoncé "l'usage injustifié" de la force par les forces de sécurité palestiniennes pendant les manifestations qui ont suivi le décès de Nizar Banat, un militant critique de l'Autorité palestinienne décédé en juin peu après son arrestation. 

"L'un des membres de mon équipe, qui surveillait les manifestations, figurait parmi les nombreux manifestants battus", a-t-elle dénoncé.


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Short Url
  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Short Url
  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Short Url
  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.