Covid: Le festival du film de Marrakech de nouveau reporté

Une vue de la mosquée Koutoubia dans la ville marocaine de Marrakech le 24 février 2021. (Photo, AFP)
Une vue de la mosquée Koutoubia dans la ville marocaine de Marrakech le 24 février 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 15 septembre 2021

Covid: Le festival du film de Marrakech de nouveau reporté

  • La 19e édition de ce festival, rendez-annuel des cinéphiles du Maghreb, devait se dérouler du 29 novembre au 7 décembre dans la ville du sud marocain
  • En revanche, les "Ateliers de l'Atlas" auront bien lieu du 22 au 25 novembre, ont précisé les organisateurs du FIFM

RABAT: Le festival du film international de Marrakech (FIFM), une des principales manifestations cinématographiques du continent africain, a été reporté "à une date ultérieure" en raison de la pandémie de Covid-19 pour la deuxième année consécutive, ont indiqué mardi les organisateurs.

La 19e édition de ce festival, rendez-annuel des cinéphiles du Maghreb, devait se dérouler du 29 novembre au 7 décembre dans la ville du sud marocain. La précédente édition 2020 n'avait pas eu lieu en raison de la crise sanitaire.   

En revanche, les "Ateliers de l'Atlas" - un programme de soutien aux jeunes cinéastes d'Afrique et du Moyen Orient -, auront bien lieu du 22 au 25 novembre, ont précisé les organisateurs du FIFM, dans un communiqué diffusé par l'agence de presse MAP.

Ainsi, le festival de Marrakech "poursuit le développement de son laboratoire de découverte des nouveaux talents des cinémas du continent africain et du monde arabe", souligne le communiqué. 

Le cinéaste égyptien Omar El Zohairy, un des lauréats des "Ateliers de l'Atlas", soutenu par le géant américain Netflix, a remporté en juillet le grand prix de la Semaine de la Critique du festival de Cannes pour son film "Feathers". 

Depuis sa création, le FIFM a vu défiler des grands noms du cinéma mondial, comme les réalisateurs américain Martin Scorsese, iranien Abbas Kiarostami ou hongrois Béla Tarr.


La Française Nathalie Stutzmann à la tête de l'Atlanta Symphony Orchestra

Au centre, Nathalie Stutzmann. (Photo, AFP)
Au centre, Nathalie Stutzmann. (Photo, AFP)
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  • Avant Nathalie Stutzmann, l'Américaine Marin Alsop a été la seule femme à diriger l'un des 25 plus grands orchestres des Etats-Unis
  • Née Nathalie Dupuy à Suresnes le 6 mai 1965, Nathalie Stutzmann est la fille d'un père baryton et d'une mère soprano

PARIS : La Française Nathalie Stutzmann va prendre la tête de l'Atlanta Symphony Orchestra, devenant ainsi la deuxième femme à diriger un grand orchestre américain, a annoncé l'institution sur son site.

Avant Nathalie Stutzmann, l'Américaine Marin Alsop a été la seule femme à diriger l'un des 25 plus grands orchestres des Etats-Unis. Elle était, jusqu'en 2020, la directrice musicale de l'Orchestre symphonique de Baltimore.

"Nathalie Stutzmann est une musicienne enthousiasmante et de haut calibre (…). Ses interprétations sont palpitantes au point de nous faire croire que nous entendons les classiques pour la première fois", dit Jennifer Barlament, la directrice exécutive de lorchestre sur le site de l'orchestre, qui a annoncé cette nomination cette semaine.

Née Nathalie Dupuy à Suresnes le 6 mai 1965, Nathalie Stutzmann est la fille d'un père baryton et d'une mère soprano. Elle s'initie au chant (elle est contralto, la voix féminine la plus grave), se forme au piano, au basson, à la musique de chambre. Elle étudie la direction d'orchestre avec l'éminent professeur finlandais Jorma Panula.

À 18 ans, elle intègre l'Ecole d'Art Lyrique de l'Opéra de Paris et remplace la même année au pied levé la légendaire Jessye Norman, ce qui lui permet de signer son premier contrat à Erato. 

Nathalie Stutzmann compte plus de 80 enregistrements, dont l'album "Prima Donna" (2011) où elle chante et dirige simultanément l'orchestre. Dans son dernier disque, sorti en janvier 2021, ses chants rendent hommage aux contraltos de l'ère baroque.

Sa carrière de cheffe d'orchestre démarre en 2008. L'année d'après, elle crée son propre orchestre de chambre, Orfeo 55, qui a mis fin à ses activités en 2019.

"J'ai toujours été cheffe dans ma tête et dans mon travail personnel. Il fallait trouver le bon moment pour tenter l'aventure, il semblerait qu'une certaine égalité arrive en ce moment", avait-elle déclaré début 2021 à France Musique.

Nathalie Stutzmann, qui dirige un concert mercredi à la Philharmonie de Paris, est régulièrement invitée par des ensembles internationaux, de l'Orchestre symphonique de Londres à l'Orchestre national de Washington.

Elle a été annoncée comme la nouvelle cheffe principale invitée de l'Orchestre de Philadelphie à partir de la saison 2021-22, pour trois ans, et entame sa quatrième saison comme cheffe d’orchestre titulaire à l'Orchestre de Kristiansand (Norvège).

La cheffe d'orchestre devait faire ses débuts au prestigieux Metropolitan Opera House en octobre en dirigeant "Iphigénie en Tauride" de Gluck, mais le spectacle a été annulé en raison de complications liées à la pandémie de Covid-19.

Les cheffes d'orchestre ont gagné en visibilité cette dernière décennie, même elles restent fortement minoritaires (autour de 5%).


Défilé de stars sur le tapis rouge de « Casablanca Beats » au Festival du film d’El Gouna

L'actrice tunisienne Dorra Zarrouk à son arrivée pour la projection de « Casablanca Beats » au Festival Plaza, le 2e jour de la 5e édition du Festival du film d'El Gouna, à El Gouna, en Égypte, le 15 octobre 2021. (AFP)
L'actrice tunisienne Dorra Zarrouk à son arrivée pour la projection de « Casablanca Beats » au Festival Plaza, le 2e jour de la 5e édition du Festival du film d'El Gouna, à El Gouna, en Égypte, le 15 octobre 2021. (AFP)
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  • « Casablanca Beats », qui était en compétition pour la prestigieuse Palme d'Or, a fait sa première mondiale au Festival de Cannes 2021
  • Réalisé par le célèbre cinéaste franco-marocain Nabil Ayouch, le film raconte l'histoire d'un ancien rappeur, Anas, qui travaille dans un centre culturel d'un quartier populaire de Casablanca

EL GOUNA : Le Festival du film égyptien d'El-Gouna a projeté vendredi son premier film, le film marocain « Casablanca Beats ».

Des stars, dont l'actrice tunisienne Dorra Zarrouk et l'actrice égyptienne Amina Khalil, sont arrivées sur le tapis rouge vêtues de robes glamour.

Zarrouk a opté pour une robe grise volumineuse de la maison de couture basée à Dubaï Maison Yeya. Elle a accessoirisé son look avec des bijoux de la joaillerie libanaise Yessayan Jewelry.

Khalil a choisi une robe dorée asymétrique conçue par le couturier égyptien Sara Onsi. Elle a complété sa tenue de tapis rouge avec une pochette de la marque égyptienne Okhtein, précédemment promue par Kylie Jenner.

L'actrice égyptienne Youssra portait une robe en satin rouge de la maison de couture égyptienne Nazazy Couture. Ses grosses boucles d'oreilles et son bracelet en or ont été fabriqués sur mesure par la marque égyptienne Dima Jewelry.

L'influenceuse et entrepreneure libanaise Karen Wazen faisait partie des invités qui ont assisté à l'événement. C'est la première fois que Wazen participe au festival.

Dans une interview avec Arab News après l'événement, elle a déclaré : « J'ai été tellement impressionnée, au moment où je suis entrée, tout était extrêmement organisé. C'était un si beau lieu. Nous avons assisté à de nombreux festivals de films, à de nombreux événements avec tapis rouge, et je ne pense pas que nous ayons vu quelque chose de ce niveau. »

« Je suis super fière de voir quelque chose comme ça émerger de la région arabe. J'ai hâte d'y être à nouveau, espérons-le, l'année prochaine », a-t-elle ajouté.

La créatrice de lunettes portait une robe dorée à une épaule du couturier libanais Nicolas Jebran

Les acteurs égyptiens Jamila Awad, Rogena, Ola Roshdy, Ahmed Dawood et Laila Eloui comptaient parmi les autres célébrités qui ont posé pour des photos avant la projection.

« Casablanca Beats », qui était en compétition pour la prestigieuse Palme d'Or, a fait sa première mondiale au Festival de Cannes 2021.

Réalisé par le célèbre cinéaste franco-marocain Nabil Ayouch, le film raconte l'histoire d'un ancien rappeur, Anas, qui travaille dans un centre culturel d'un quartier populaire de Casablanca.

Encouragés par leur nouveau professeur, ses élèves tentent de se libérer du poids des traditions pour vivre leur passion et s'exprimer à travers le hip-hop.

Le réalisateur et les acteurs n'ont pas pu assister à la projection du film à El Gouna, précise le producteur exécutif qui a foulé le tapis rouge.

Il est en compétition pour le prix de la meilleure œuvre narrative au Festival du film d'El Gouna.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Prix Planeta: un million d'euros et le mystère Carmen Mola levé

Les lauréats du prix Premio Planeta 2021lors de la cérémonie de la 70e édition du prix "Premio Planeta", à Barcelone le 15 octobre 2021.(Josep Lago/AFP)
Les lauréats du prix Premio Planeta 2021lors de la cérémonie de la 70e édition du prix "Premio Planeta", à Barcelone le 15 octobre 2021.(Josep Lago/AFP)
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  • Le prix le plus important de la littérature hispanique est devenu cette année l'un des mieux dotés au monde, le vainqueur de cette 70e édition empochant un million d'euros
  • Il a aussi permis de lever le voile sur l'identité de Carmen Mola, pseudonyme sous lequel a été publié une trilogie de romans policiers à succès et derrière lequel se cachent trois auteurs

BARCELONE, Espagne : Un million d'euros et l'un des grands mystères de la littérature espagnole résolu : le prix Planeta a récompensé vendredi "La Bestia", et révélé l'identité de Carmen Mola, l'énigmatique signature derrière laquelle se cachent en réalité trois auteurs masculins.

Le prix le plus important de la littérature hispanique est devenu cette année l'un des mieux dotés au monde, le vainqueur de cette 70e édition empochant un million d'euros. Soit mieux que le prix Nobel de littérature (environ 980.000 euros), le British Booker Prize (59.000 euros) ou encore le Goncourt français dont le lauréat reçoit un chèque symbolique de 10 euros.  

Il a aussi permis de lever le voile sur l'identité de Carmen Mola, pseudonyme sous lequel a été publié une trilogie de romans policiers à succès. Derrière ce nom se cache en effet trois auteurs, Jorge Díaz, Agustín Martínez et Antonio Mercero, et non une Madrièlène née à en 1973 et mère de trois enfants comme déclaré jusqu'ici, a révélé Jorge Díaz.

"Derrière le nom de Carmen Mola, il n'y a pas, comme dans tous les mensonges que nous avons racontés, une enseignante de lycée, mais trois écrivains, trois scénaristes et trois amis (...), qui un jour, il y a quatre ans, ont eu l'idée folle de combiner leurs talents pour écrire une histoire ensemble", a expliqué Jorge Díaz après avoir reçu le prix.

"Cette histoire a eu du succès et en a donné une autre, une autre, une autre... et à la fin, elle nous a amenés ici ce soir", a-t-il ajouté.

"La Bestia" se déroule dans le Madrid de 1834, au plus fort de l'épidémie de choléra, et raconte l'histoire d'un journaliste, d'un policier et d'une jeune fille qui tentent de percer le secret derrière une vague de meurtres parmi les classes populaires.

Cette année un record de 654 œuvres ont concouru pour le Planeta, principalement venues d'Espagne (389) et de pays d'Amérique latine comme l'Argentine (41) et le Mexique (39).  

Parmi les lauréats de ce prix figurent des prix Nobel comme le Péruvien Mario Vargas Llosa et l'Espagnol Camilo José Cela, ainsi que d'autres écrivains prestigieux comme Eduardo Mendoza ou Antonio Muñoz Molina.