Libye: Haftar et le président du Parlement reçus en Egypte par Sissi

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a reçu le président du Parlement libyen Aguila Saleh et le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est de la Libye, le 14 septembre 2021(Présidence égyptienne, AFP)
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a reçu le président du Parlement libyen Aguila Saleh et le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est de la Libye, le 14 septembre 2021(Présidence égyptienne, AFP)
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Publié le Mardi 14 septembre 2021

Libye: Haftar et le président du Parlement reçus en Egypte par Sissi

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a reçu le président du Parlement libyen Aguila Saleh et le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est de la Libye, le 14 septembre 2021(Présidence égyptienne, AFP)
  • Chef de facto d'une armée qui contrôle la province orientale et une partie du sud de la Libye, le maréchal Khalifa Haftar est de plus en plus pressenti comme candidat à la présidentielle libyenne prévue le 24 décembre
  • En début d'année, Le Caire avait bien accueilli la formation d'un gouvernement unifié et transitoire, installé à Tripoli sous la houlette de l'ONU et chargé de mener la Libye à des élections après 10 ans de chaos

LE CAIRE: Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a reçu mardi le président du Parlement libyen Aguila Saleh et le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est de la Libye, a annoncé la présidence égyptienne.  

Chef de facto d'une armée qui contrôle la province orientale et une partie du sud de la Libye, M. Haftar est de plus en plus pressenti comme candidat à la présidentielle libyenne prévue le 24 décembre.  

L'Egypte a longtemps été considérée comme l'un des principaux soutiens de M. Haftar dans le conflit en Libye, marqué ces dernières années par l'existence de pouvoirs rivaux dans l'Est et l'Ouest.  

En début d'année, Le Caire avait bien accueilli la formation d'un gouvernement unifié et transitoire, installé à Tripoli sous la houlette de l'ONU et chargé de mener la Libye à des élections après 10 ans de chaos.  

M. Sissi a reçu en février le Premier ministre libyen intérimaire Abdel Hamid Dbeibah pour affirmer le « soutien de l'Egypte au peuple libyen » dans sa quête de « stabilité ».  

Le chef du Renseignement égyptien, Abbas Kamel, a également participé à la rencontre mardi, a indiqué son porte-parole Bassam Radi, sans donner plus de détails sur la teneur des échanges.  

L'ambassade américaine en Libye avait rapporté que M. Haftar avait rencontré début août au Caire l'envoyé de Washington pour la Libye, l'ambassadeur Richard Norland, ainsi que des responsables égyptiens « dans le cadre des efforts américains pour soutenir les élections parlementaires et présidentielle libyennes ».  

La Libye tente de s'extraire d'une décennie de violences depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Les combats ont cessé à l'été 2020 et un cessez-le-feu a été signé, mais les divisions ont rapidement refait surface, rendant de plus en plus hypothétiques les élections.  

La rencontre en Egypte survient quelques jours après la ratification controversée par M. Saleh d'une loi relative à la prochaine présidentielle libyenne, plusieurs critiques reprochant au chef du Parlement de ne pas avoir soumis le texte au vote parlementaire et d'avoir voulu favoriser le maréchal Haftar. 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.