«Le MAK a un discours de raison»

Ferhat Mehenni, président du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK). (Photo, Liberté)
Ferhat Mehenni, président du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK). (Photo, Liberté)
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Publié le Mercredi 15 septembre 2021

«Le MAK a un discours de raison»

  • C’est le bain de sang perpétré par l’Algérie en 2001 en Kabylie qui nous a définitivement ouvert les yeux sur l'impérieuse nécessité de séparer notre destin de celui des assassins de nos enfants et de notre identité
  • L’Algérie, à l’opposé de la Kabylie, est globalement arabo-islamiste, aux antipodes des valeurs de la laïcité et du pluralisme politique

Le président de l’Anavad revient dans cet entretien sur son mouvement et répond assez sereinement à toutes nos questions.

Liberté : Quelle est votre situation vis-à-vis de l’Algérie ? Êtes-vous recherché ? Non ? On vous reproche quelque chose de précis ?


Ferhat Mehenni : D’expérience, je sais que la mise sur pied et l'installation du gouvernement kabyle de dissidence en exil, l’Anavad, constituent aux yeux des autorités algériennes une atteinte caractérisée à la sûreté et l’autorité de l’État, et un coup grave porté à l’intégrité du pays. Chacun de ces chefs d’inculpation constitue à lui seul un motif d'emprisonnement immédiat et justifie l'application de la peine de mort, de leur point de vue. Le point de vue de la dictature, bien évidemment.

Comment expliquez-vous la genèse du MAK, de l'idée de fédération algérienne, plus ou moins partagée d'ailleurs par d'autres courants politiques, à la revendication de l'autodétermination de la Kabylie ?


Je ne connais pas de courant politique crédible se battant pour l’idée d’une fédération algérienne. La régionalisation que réclament certains du bout des lèvres n’est pas une demande de fédéralisme et celui-ci ne signifie nullement la souveraineté de la Kabylie pour laquelle nous nous battons.
L’évolution dans nos actions politiques est dictée par les contingences et les contraintes du terrain, celles-ci nous imposent d’adapter nos modes d'organisations et nos méthodes de travail afin d'ajuster la portée de nos revendications.

 

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Un long et coûteux voyage palestinien se termine là où Ahmad Gibril a commencé

En 2014, Abbas a envoyé un télégramme au président syrien qui a acquis une notoriété à l'époque. (Photo, AFP)
En 2014, Abbas a envoyé un télégramme au président syrien qui a acquis une notoriété à l'époque. (Photo, AFP)
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  • Le président syrien Bachar al-Assad pourrait, à tout moment, commencer à libérer la Palestine
  • C'est l'impression que donne le consensus actuel entre Palestiniens, modérés et radicaux, islamistes et laïcs, de gauche et de droite

Le président syrien Bachar al-Assad pourrait, à tout moment, commencer à libérer la Palestine. C'est l'impression que donne le consensus actuel entre Palestiniens, modérés et radicaux, islamistes et laïcs, de gauche et de droite. Ils sont tous d'accord sur Assad et sa contribution inestimable à « la cause » et la nécessité de se rapprocher ou d'intégrer le régime Assad.

Ce long voyage semé de sang, de sacrifices, de débats et de défections, qui s'est terminé au point où Ahmed Jibril avait commencé, n'aurait jamais dû être entrepris.

Le secrétaire général du Comité central du Fatah, Jibril Rajoub, s'est récemment rendu à Damas, annonçant que le président palestinien Mahmoud Abbas se rendra également dans la capitale syrienne.

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«Tunisie. L’inhérence d’une errance»

Si l’on remonte dans le passé, le grand-père de Michel Giliberti était le fils d’un pêcheur de corail sur l’île de Lampedusa avant de s’installer en Tunisie. (Photo, La Presse)
Si l’on remonte dans le passé, le grand-père de Michel Giliberti était le fils d’un pêcheur de corail sur l’île de Lampedusa avant de s’installer en Tunisie. (Photo, La Presse)
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  • Il faut admettre que depuis l’aube des temps, le rêve nous construit, le rêve nous élève
  • Lui seul fait palpiter le cœur des hommes et si ces derniers n’avaient pas su conter leurs aspirations, leurs peurs, leurs prophéties, s’ils ne les avaient pas sublimées, nous n’aurions jamais survécu

Michel Giliberti, petit-fils de Siciliens, est né en Tunisie à Menzel Bourguiba. Son père, français d’origine italienne, et lui-même, né en Tunisie, s’occupait du cinéma l’Olympia de Menzel Bourguiba tout en gardant son travail à l’Arsenal. Sa mère, née en Corse, était femme au foyer. Si l’on remonte dans le passé, le grand-père de Michel Giliberti était le fils d’un pêcheur de corail sur l’île de Lampedusa avant de s’installer en Tunisie.

Aujourd’hui, Michel nous parle de son parcours et de son nouvel ouvrage «Tunisie, l’inhérance d’une errance » paru aux éditions Jacques Flament.

«Pour avoir parcouru bien des ouvrages photographiques sur la Tunisie, j’avoue que j’ai souvent regretté de les voir se limiter à la fidèle restitution de lieux et de leurs noms.

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Plus de 3,1 milliards d’euros de la BERD au Maroc en dix ans

La majorité des fonds accordés (75 millions d’euros) s’inscrivent dans le cadre de la facilité de financement de l'économie verte. (Photo, Le Matin)
La majorité des fonds accordés (75 millions d’euros) s’inscrivent dans le cadre de la facilité de financement de l'économie verte. (Photo, Le Matin)
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  • En dix ans, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) est devenue un bailleur de fonds majeur pour le Maroc
  • La BERD soutient notamment les entreprises et les ménages, dans le cadre de plusieurs programmes

Depuis le démarrage de ses activités dans le pays en septembre 2012 et jusqu'à fin 2021, les investissements cumulés de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) au Maroc ont atteint plus de 3,1 milliards d’euros. Ce montant, destiné à financer 78 projets, représente plus de 20% dans les financements totaux accordés par la BERD dans la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen (région SEMED) où la banque européenne opère dans 6 pays arabes.

En dix ans, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) est devenue un bailleur de fonds majeur pour le Maroc.

Depuis le démarrage de ses activités dans le pays en septembre 2012 et jusqu'à fin 2021, les investissements cumulés de la BERD au Maroc ont dépassé 3,1 milliards d’euros.

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