Une cellule pro-EI démantelée au Maroc

Des membres du Bureau central d'investigation judiciaire du Maroc (BCIJ), qui supervise les opérations antiterroristes, escortent un suspect devant une maison de la ville méridionale d'Errachidia, le 14 septembre 2021. (Photo, AFP)
Des membres du Bureau central d'investigation judiciaire du Maroc (BCIJ), qui supervise les opérations antiterroristes, escortent un suspect devant une maison de la ville méridionale d'Errachidia, le 14 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 15 septembre 2021

Une cellule pro-EI démantelée au Maroc

  • Les perquisitions menées aux domiciles des suspects et dans le local commercial de l'un d'entre eux ont notamment permis la saisie d'uniformes paramilitaires, de manuscrits faisant l'apologie d'«opérations terroristes»
  • Depuis 2002, la police a démantelé plus de 2 000 cellules «terroristes» et interpellé plus de 3 500 personnes dans le cadre d'affaires liées au «terrorisme», selon les chiffres communiqués en février par le BCIJ

RABAT : Les autorités marocaines ont annoncé mardi avoir démantelé dans le sud du pays une cellule "terroriste" affiliée au groupe jihadiste Etat islamique (EI) et arrêté trois suspects. 

Selon un communiqué du Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ) publié par l'agence officielle MAP, les trois suspects, arrêtés dans la ville d'Errachidia (sud-est) et âgés de 21, 27 et 37 ans, planifiaient "des crimes terroristes".

Ils avaient "choisi comme cible imminente d'assassinat" une personne travaillant dans "un service d'utilité publique", a ajouté le communiqué, sans autre précision.

Les perquisitions menées aux domiciles des suspects et dans le local commercial de l'un d'entre eux ont notamment permis la saisie d'uniformes paramilitaires, de manuscrits faisant l'apologie d'"opérations terroristes" et de matériel informatique et d'affiches.

Ces dernières se réfèrent au  "Khorasan", "province" de la branche de l'Etat islamique en Afghanistan, comme nouveau champ de bataille, selon le communiqué.

Par ailleurs, le chef de la cellule était actif "dans l'embrigadement et le recrutement", précise le BCIJ, qui relève de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

Les trois hommes "se partageaient les contenus numériques à caractère terroriste comme ceux documentant les attentats suicide et les assassinats commis par Daech", acronyme arabe de l'EI.

Ils ont été placés en garde-à-vue et l'enquête se poursuit pour "déterminer les liens régionaux et internationaux de cette cellule, ainsi que l'ensemble de ses (...) projets", et afin d'"interpeller toutes les personnes impliquées dans ses activités extrémistes", toujours selon le communiqué.

L'arrestation des membres de la cellule a été réalisée "en étroite collaboration" avec les services de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).  

Fin juin, le BCIJ avait arrêté quatre suspects affiliés à l'EI dans la région de Marrakech (sud) qui voulaient mettre en oeuvre les plans "des organisations terroristes internationales pour attaquer des cibles et des sites à l’intérieur du royaume".

Largement épargné ces dernières années par les violences liées aux groupes jihadistes, le Maroc a été marqué fin 2018 par une attaque contre deux touristes scandinaves, décapitées au nom de l'EI dans les montagnes du Haut-Atlas (sud).

Depuis 2002, la police a démantelé plus de 2 000 cellules "terroristes" et interpellé plus de 3 500 personnes dans le cadre d'affaires liées au "terrorisme", selon les chiffres communiqués en février par le BCIJ. 

Dans son communiqué de mardi, le BCIJ fait état de "la persistance des menaces terroristes en raison de la détermination de certaines organisations extrémistes à commettre des crimes susceptibles de porter gravement atteinte à l'ordre public".


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.