Les plantes invasives, nouveau casse-tête environnemental

Cortaderia selloana, ou herbe de la pampa, a fini par être classée parmi les pires espèces invasives dans le sud de l'Europe (Photo, AFP).
Cortaderia selloana, ou herbe de la pampa, a fini par être classée parmi les pires espèces invasives dans le sud de l'Europe (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 15 septembre 2021

Les plantes invasives, nouveau casse-tête environnemental

  • Cortaderia selloana, placée sur une liste d'espèces invasives du projet européen LIFE de préservation de l'environnement, a déjà largement colonisé les régions côtières de l'Atlantique
  • Les espèces invasives contribuent largement à l'effondrement actuel de la biodiversité

PARIS: On trouve ses graines en jardinerie ou sur internet et ses hautes tiges surmontées d'épis soyeux blancs, jaunes, bleus ou rose ornent de nombreux jardins. Mais Cortaderia selloana, ou herbe de la pampa, a fini par être classée parmi les pires espèces invasives dans le sud de l'Europe.

La dispersion de cette haute graminée illustre parfaitement comment ces transferts volontaires ou non de plantes ou animaux peuvent nuire à la biodiversité dans une autre partie du monde. Également connue sous le nom de "roseau à plumeau", elle a d'ailleurs fait l'objet d'une motion au récent congrès mondial de la nature, qui s'est achevé en fin de semaine dernière à Marseille.

Objectif: "prendre des mesures pour éviter l'introduction de l'espèce dans d'autres pays" que ceux où la plante originaire d'Amérique du Sud s'est déjà implantée, mais aussi plus largement "réglementer le commerce en ligne des espèces exotiques envahissantes afin de limiter leur vente en dehors de leur aire de répartition d'origine".

Car "l'herbe de la pampa" a valeur d'exemple. "On voit plus facilement l'impact d'animaux (invasifs), ce sont des prédateurs qui détruisent une proie. Mais les plantes aussi peuvent avoir de graves conséquences," souligne Piero Genovesi, qui préside le groupe de l'Union internationale de conservation de la nature (UICN) sur les espèces invasives.

"C’est moins visible au début, et puis ça devient un gigantesque problème. L'herbe de la pampa, c'est très joli, mais ça s'étend très vite. Et une fois que c'est parti, c'est très difficile à contenir", poursuit le spécialiste.

Cortaderia selloana, placée sur une liste d'espèces invasives du projet européen LIFE de préservation de l'environnement, a déjà largement colonisé les régions côtières de l'Atlantique en France, en Espagne ou au Portugal. 

Bateaux bloqués

Face à ce phénomène croissant, l'UICN, qui fédère plus de 1.400 organisations et pays à travers le monde, a entrepris l'élaboration d'une "Classification des impacts environnementaux des taxons étrangers". Basée sur différents critères scientifiques destinés à mesurer les risques posés par les différentes espèces invasives, elle vise à aider les pouvoirs publics à calibrer leurs actions.

Car ces espèces invasives contribuent largement à l'effondrement actuel de la biodiversité, tout comme la destruction d'habitats, la sur-exploitation des espèces ou le changement climatique. Et les empêcher de s'implanter sur de nouveau territoires coûte bien moins cher que d'essayer de les éliminer une fois qu'elles y ont pris pied.

Ainsi de la jacinthe d'eau. Ramenée d'Amazonie par des explorateurs européens, ses belles fleurs pourpres ont enchanté les cours européennes, notamment celle de l'empereur Napoléon. A l'occasion de la campagne d’Egypte, elle s'est répandue dans la nature, colonisant tout le continent avec des conséquences multiples.

"En Afrique, ses immenses tapis verts bloquent la navigation, la pêche, l'accès à l'eau. Elle détruit l'habitat de nombreux poissons et augmente l'évaporation, réduisant la quantité d'eau disponible. Elle créé aussi un environnement favorable aux moustiques, augmentant le risque de paludisme", souligne de Pr Genovesi.

La diffusion d’espèces potentiellement dangereuses est grandement facilitée par internet. Par le commerce en ligne, mais aussi potentiellement par des tentatives d'arnaques.

L'an dernier, des milliers d'Américains se sont ainsi plaints d'avoir reçu des paquets de graines non-commandés, principalement en provenance de Chine. Il s'agissait sans doute d'une arnaque aux fausses commandes, pour faire monter le classement d'un vendeur ("brushing"). Le géant du commerce en ligne Amazon a en tout cas suspendu les importations de graines aux Etats-Unis.

Il faut aussi compter avec les accidents. A Marseille, le Pr Genovesi a ainsi repéré dans un insectarium une plante invasive et divers papillons exotiques. "On voit ça et on se dit, +pourvu qu'ils ne s'échappent pas+". 


L'armée américaine tire sur un pétrolier au large d'Oman, trois Indiens portés disparus

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  • "Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué
  • L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien

DUBAI: Trois membres d'équipage indiens sont portés disparus mercredi, après une attaque revendiquée par l'armée américaine contre un pétrolier au large d'Oman qui tentait, selon Washington, d'exporter du pétrole d'Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a précisé sur X que l'un de ses avions de combat avait tiré sur "la salle des machines" du Settebello, qui bat pavillon des Palaos, "après que l'équipage a refusé d'obtempérer aux ordres des forces américaines"

"Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué.

L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien.

Il s'agit du huitième navire neutralisé depuis le début du blocus imposé par les Etats-Unis contre les ports iraniens, d'après le décompte de l'armée américaine.

Le sultanat d'Oman est situé à l'entrée du détroit d'Ormuz, où le trafic maritime est quasiment paralysé depuis le début fin février du conflit opposant les Etats-Unis et Israël à l'Iran. Près d'un cinquième des livraisons mondiales de pétrole et de gaz transitent par cette voie.

La compagnie de sécurité maritime britannique Vanguard a indiqué avoir été informée que le Settebello avait "transmis un appel de détresse indiquant que sa salle des machines avait été touchée par un missile" au large de Sohar, dans le golfe d'Oman et qu'un incendie s'était déclaré à bord.

L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a spécifié que les faits s'étaient produits à 20 miles nautiques au nord-est de la ville omanaise de Sohar.

"Les autorités locales ont indiqué qu'un pétrolier avait signalé un feu dans sa salle des machines, et qu'elles se trouvaient sur place pour aider à l'évacuation de l'équipage", selon le communiqué de l'UKMTO.

"Le navire a fait état d'une victime et de deux membres d'équipage portés disparus. Aucun impact sur l'environnement n'a été signalé", a-t-elle ajouté.

Lundi, les secours omanais avaient évacué par hélicoptère 24 marins indiens d'un pétrolier en feu au large des côtes du sultanat d'Oman, selon les autorités indiennes, qui n'avaient pas précisé les causes de l'incendie. Le sinistre était survenu sur le MT Marivex, un navire battant également pavillon des îles Palaos

Le tir américain contre le Settebello est intervenu alors que l'Iran a revendiqué mercredi matin des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par la destruction d'un hélicoptère américain lundi.


Trump affirme que les Etats-Unis vont «attaquer très durement» l'Iran

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  • "On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous"
  • L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé mercredi qu'il allait "attaquer très durement" l'Iran, y compris potentiellement en visant des centrales électriques ou des ponts, et dénoncé les "tergiversations" de Téhéran concernant un accord.

Il a aussi annoncé que les forces américaines avaient mené une "mission secrète" qui avait permis de faire transiter 100 millions de barils de pétrole par le détroit d'Ormuz.

"On va les attaquer, les attaquer très durement", a déclaré le président américain à la presse dans le Bureau ovale, ajoutant que ce serait dès "aujourd'hui" (mercredi).

"On verra bien ce qui va se passer, mais on les a frappés durement hier, et on va les frapper durement aujourd'hui, (...) au cas où vous n'allumeriez pas votre télé", a-t-il dit.

Il a précisé être en droit de le faire après la destruction lundi d'un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.

L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère.

Ces frappes américaines en représailles à l'attaque de l'hélicoptère - qui survolait le détroit d'Ormuz, toujours verrouillé par l'Iran - ont notamment ciblé dans la nuit de mardi à mercredi les villes de Jask et Sirik et l'île de Qeshm, sur la côte sud de l'Iran.

"On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous", a poursuivi Donald Trump.

"Tout a été négocié. Nous avons un accord entièrement négocié, mais ils tergiversent sans cesse", a ajouté le dirigeant républicain.

Plus tôt, il avait estimé que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix".

"MORT!!!" 

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", avait écrit le président américain sur son réseau Truth Social. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"

Donald Trump a aussi affirmé à Fox News qu'il envisageait de plus en plus de mener des frappes contre des centrales électriques et des ponts iraniens.

Interrogé à ce sujet à la Maison Blanche par un journaliste de l'AFP, il a répondu: "Je ne vais pas vous le dire mais je peux le faire".

Sur son réseau Truth Social, il a par ailleurs écrit que l'armée américaine avait mené "une mission secrète en soutien des pétroliers et autres navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz".

"Ces efforts ont permis de faire passer 100 MILLIONS de barils de pétrole par le détroit", a-t-il ajouté, en précisant que "plus de 200 navires" avaient pu franchir le passage.

Cette "mission secrète" évoque le "Project Freedom", un projet d'escorte de navires annoncé début mai puis très rapidement suspendu par Donald Trump en raison, à l'époque, de "grands progrès" dans les discussions avec Téhéran.

Depuis l'entrée en vigueur de la trêve début avril, le dirigeant républicain multiplie les déclarations contradictoires, entre espoir d'un compromis tout proche et menace de reprise des hostilités.

Donald Trump affirmait encore mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue d'un accord avec Téhéran, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour sa conclusion.

Il a par ailleurs affirmé, dans un autre message mercredi, que le blocus américain des ports iraniens était "le plus réussi" de l'histoire, allant selon lui jusqu'à empêcher Téhéran de payer la solde de ses militaires.

Peu après les propos de M. Trump à la Maison Blanche, l'armée américaine a annoncé qu'un de ses avions de combat avait mis hors service un pétrolier dans le Golfe d'Oman qui tentait d'apporter du pétrole en Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"