Les Houthis devraient mettre fin à l'offensive de Marib qui se trouve «dans l'impasse»

L'envoyé spécial des États-Unis pour le Yémen, Timothy Lenderking, accompagné du porte-parole du département d'État Ned Price, à droite, s'exprimant par téléconférence. Département d'État, Washington, 16 février 2021 (Photo AP)
L'envoyé spécial des États-Unis pour le Yémen, Timothy Lenderking, accompagné du porte-parole du département d'État Ned Price, à droite, s'exprimant par téléconférence. Département d'État, Washington, 16 février 2021 (Photo AP)
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Publié le Mercredi 15 septembre 2021

Les Houthis devraient mettre fin à l'offensive de Marib qui se trouve «dans l'impasse»

L'envoyé spécial des États-Unis pour le Yémen, Timothy Lenderking, accompagné du porte-parole du département d'État Ned Price, à droite, s'exprimant par téléconférence. Département d'État, Washington, 16 février 2021 (Photo AP)
  • Tim Lenderking: Les Houthis ne sont pas vainqueurs dans ce conflit. Celui-ci est dans une impasse. Il est temps de déposer les armes et de se rendre à la table des négociations
  • Lenderking a appelé les factions en guerre à cesser les combats et à faciliter la distribution de l'aide humanitaire aux Yéménites dans le besoin

AL-MUKALLA: Les Houthis soutenus par l'Iran ne gagneront pas leurs batailles dans la province de Marib, malgré leurs attaques incessantes et le déploiement de milliers de combattants. Au lieu de cela, ils se sont empêtrés dans une impasse militaire qui a perturbé les efforts pour mettre fin à la guerre, selon l’envoyé américain pour le Yémen. 

«Dans ces circonstances, cela n'a aucun sens de continuer à se battre, comme le font les Houthis à travers leur offensive à Marib. Ils ne sont pas vainqueurs dans ce conflit. Celui-ci est dans une impasse. Il est temps de déposer les armes et de se rendre à la table des négociations», a déclaré Tim Lenderking lors d'une conversation en ligne mardi portant sur la crise humanitaire au Yémen. 

Il a appelé les factions en guerre à cesser les combats et à faciliter la distribution de l'aide humanitaire aux Yéménites dans le besoin, avertissant que le pays est à nouveau au bord de la famine. 

«Toutes les parties sont tenues d'ouvrir des accès dans les zones sous leur contrôle. Il faut laisser les humanitaires entrer et faire ce qu'ils doivent faire. Il faut laisser l'économie se reconstruire. Concentrons-nous sur la reconstruction des infrastructures afin que les gens puissent retourner chez eux», a affirmé Lenderking. 

Le médiateur américain a exhorté les donateurs internationaux et les pays riches à augmenter leur financement des programmes d’assistance de l'ONU au Yémen afin d'empêcher les Yéménites de mourir de faim. 

«L’intervention humanitaire au Yémen est financée à moins de 50%. Si nous ne pouvons pas mobiliser des fonds supplémentaires, plus de Yéménites mourront alors qu'ils auraient pu être sauvés. Et nous restreindrons davantage les possibilités de bâtir la paix dans le pays», a-t-il précisé. 

Lenderking a accusé les Houthis de stocker du carburant et de créer un marché noir pour ce produit important et de faire monter les prix dans le but de générer des fonds pour leurs actions militaires. 

«Nous avons vu les Houthis constituer des stocks et utiliser le marché noir pour faire monter les prix du carburant au-delà de la portée de la population yéménite», a-t-il déclaré, tout en dénonçant la milice pour son non-respect de l'accord de Stockholm et son utilisation des fonds pour soutenir l'offensive de Marib plutôt que d'utiliser ces fonds au profit des fonctionnaires. 

David Beasley, directeur exécutif du Programme alimentaire mondial de l'ONU, et Samantha Power, administratrice de USAID, qui ont également pris part à la réunion en ligne, ont fait écho aux mêmes préoccupations quant à l'impact des pénuries de fonds concernant la distribution de l'aide au Yémen. 

Beasley a affirmé que la dépréciation du riyal yéménite avait augmenté les prix de la nourriture et du carburant, avertissant que des millions de Yéménites risquaient de mourir de faim. «Cinq millions de personnes sont actuellement au bord de la famine. Seize millions de personnes s’acheminent vers la famine», a-t-il déclaré. 

Power a affirmé que la guerre qui faisait rage dans le pays a fait que les deux tiers de la population du Yémen se trouvent dans le besoin d'une aide humanitaire urgente, tandis que certains programmes vitaux ont été restreints en raison de réductions de financement. «Nous appelons de toute urgence les donateurs à augmenter les financements pour éviter une nouvelle détérioration des besoins humanitaires», a-t-elle affirmé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.