Le ministre israélien des AE se rendra au Bahreïn pour la première fois

Il y a un an, les Émirats arabes unis sont devenus le premier pays du Golfe à établir des relations officielles avec Israël et le troisième pays arabe à le faire après l’Égypte et la Jordanie. Bahreïn a signé le même jour, puis c’était au tour du Soudan et du Maroc de conclure les accords d’Abraham négociés par les États-Unis. (Photo, AFP)
Il y a un an, les Émirats arabes unis sont devenus le premier pays du Golfe à établir des relations officielles avec Israël et le troisième pays arabe à le faire après l’Égypte et la Jordanie. Bahreïn a signé le même jour, puis c’était au tour du Soudan et du Maroc de conclure les accords d’Abraham négociés par les États-Unis. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 17 septembre 2021

Le ministre israélien des AE se rendra au Bahreïn pour la première fois

  • Yair Lapid a annoncé cette visite lors d’une téléconférence avec le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, et des responsables de Bahreïn, des Émirats arabes unis et du Maroc
  • «Le club des accords d’Abraham est ouvert aux nouveaux membres», a lancé M. Lapid

JÉRUSALEM: Le ministre israélien des Affaires étrangères a indiqué vendredi qu’il se rendrait au Bahreïn à la fin du mois, ce qui constituerait la première visite d’un ministre israélien dans ce pays du Golfe à la suite d’un accord diplomatique conclu l’année dernière.

Yair Lapid a annoncé cette visite lors d’une téléconférence avec le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, et des responsables de Bahreïn, des Émirats arabes unis et du Maroc, qui ont conclu l’année dernière des accords de normalisation des relations avec Israël sous l’égide des États-Unis.

Les responsables ont salué les accords dits d’Abraham, qui ont conduit à l’ouverture d’ambassades, au lancement de vols directs et à de nombreux accords visant à stimuler les liens économiques. Ils espèrent que les nouvelles relations seront approfondies et que d’autres pays suivront cet exemple.

«Le club des accords d’Abraham est ouvert aux nouveaux membres», a lancé M. Lapid, avant d’annoncer qu’il envisageait de se rendre au Bahreïn vers la fin du mois. Il s’est déjà rendu aux Émirats arabes unis en juin et au Maroc en août.

L’administration Biden, quant à elle, a salué les accords négociés par l’administration de l’ancien président Donald Trump et s’est engagée à se baser sur eux.

Pour les Palestiniens, cependant, ces accords constituent une trahison de leur cause nationale, car ils ont contribué à éroder un consensus arabe de longue date selon lequel la reconnaissance d’Israël devrait dépendre des progrès vers la création d’un État palestinien.

M. Blinken, qui a organisé la vidéoconférence, a déclaré: «Nous devons tous nous appuyer sur ces relations et sur la normalisation croissante pour apporter des améliorations tangibles à la vie des Palestiniens et pour progresser vers l’objectif de longue date consistant à instaurer une paix négociée entre Israéliens et Palestiniens.»

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a qualifié les accords d’«événement historique qui mérite d’être commémoré», mais a affirmé que la réactivation du processus de paix avec les Palestiniens était «fondamentale».

Le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, Abdullatif ben Rashid Alzayani, estime qu’il faut s’employer à mettre en évidence les avantages de la coopération.

«Nous devons démontrer ce qu’une paix, une interdépendance et une prospérité régionales authentiques peuvent signifier dans la pratique pour la vie quotidienne de tous les peuples du Moyen-Orient», a-t-il déclaré.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.