Une dose de rappel contre le coronavirus serait «inutile», selon des experts saoudiens

Plus de 40,7 millions de doses du vaccin de la Covid-19 ont été administrées en Arabie saoudite. (Photo, SPA)
Plus de 40,7 millions de doses du vaccin de la Covid-19 ont été administrées en Arabie saoudite. (Photo, SPA)
Short Url
Publié le Dimanche 19 septembre 2021

Une dose de rappel contre le coronavirus serait «inutile», selon des experts saoudiens

  • Les nouvelles guérisons signalées se sont élevées à 77, portant le nombre total à 535 450
  • À ce rythme, l'Arabie saoudite pourrait avoir 70% de sa population complètement vaccinée d'ici le 31 octobre

DJEDDAH : Une troisième dose du vaccin de la Covid-19 est inutile, selon les experts saoudiens de la santé.

«Si les deux doses du vaccin empêchent une maladie grave, le séjour à l'hôpital et la mort, cela n'a pas de sens que l’ensemble de la population reçoive une troisième dose», a estimé le vice-ministre de la Santé chargé de la santé préventive, le Dr Abdellah Assiri.

Assiri, qui est également médecin - spécialiste en maladies infectieuses, a ajouté : «À ce stade d'excellente couverture vaccinale, nous devons reconsidérer la justification et la méthode des tests de laboratoire pour la Covid-19, et juger la pandémie uniquement du point de vue du fardeau de la maladie sur la société. 

Ces commentaires sont intervenus après l'annonce des injections de rappel proposées du vaccin de la Covid-19 de Pfizer et de BioNTech pour le grand public, et des troisièmes doses pour les personnes âgées de 65 ans et plus et d'autres groupes vulnérables.

Pendant ce temps-là, l'expert en maladies infectieuses, Ahmed Al-Hakawi, a révélé que l'accélération de la demande d'approbation d'une troisième dose (de rappel) pour tout le monde, n'était pas appuyée par une étude qu'il a mentionnée.

 

EN BREF

546 000

Le nombre total de cas de coronavirus en Arabie saoudite a atteint 546 479.

 

Intitulée «Sécurité et efficacité du vaccin BNT162b2 mRNA de la Covid-19 pendant 6 mois», l'étude, publiée le 15 septembre, a été menée sur plus de 45 000 participants dans 152 endroits, dans six pays.

L'étude a conclu que «pendant 6 mois de suivi et malgré une baisse progressive de l'efficacité du vaccin, le BNT162b2 avait un profil d'innocuité favorable et était très efficace pour prévenir la Covid-19».

«Le vaccin offre toujours une protection contre les maladies graves même six mois après la deuxième dose», a assuré Al-Hakawi, qui est également épidémiologiste à l'hôpital de Riyad.

L'Arabie saoudite a enregistré samedi 68 nouveaux cas de maladie à coronavirus (la Covid-19), portant le nombre total de cas confirmés à 546 479, a indiqué le ministère de la Santé.

Sur les cas de samedi, 20 étaient à La Mecque, 17 dans la région de Riyad et sept dans la province orientale. Hail et Najran étaient les régions avec le nombre de cas le plus bas, n'en affichant qu'un seul cas, chacune. 

Les nouvelles guérisons signalées se sont élevées à 77, portant le nombre total à 535 450.

Avec le taux de guérison élevé, le nombre de cas actifs est tombé à 2 373, dont 361 en soins intensifs.

Cinq personnes sont décédées au cours des dernières 24 heures, portant le nombre total de décès à 8 656.

Plus de 40,7 millions de doses du vaccin de la Covid-19 ont été administrées dans le Royaume, à raison de 201 505 par jour.

À ce rythme, l'Arabie saoudite pourrait avoir 70% de sa population complètement vaccinée d'ici le 31 octobre. 

Le ministère de la Santé a déclaré que 587 centres dans toutes les régions du Royaume ont été chargés des vaccinations. Ceux qui n'ont pas encore reçu de vaccin ont été exhortés à recevoir leurs doses.

Le ministère a de plus renouvelé son appel aux citoyens et aux résidents à respecter les mesures de précaution et à s'inscrire sur l'application Sehhaty (ma santé) pour recevoir des vaccins.

Pendant ce temps-là, des centres de test et des centres de traitement mis en place dans tout le pays ont aidé des millions de personnes depuis le début de la pandémie.

Les centres Taakad (fais ton test) proposent des tests de la Covid-19 à ceux qui ne présentent aucun ou seulement des symptômes légers ou qui pensent avoir été en contact avec une personne infectée.

Les cliniques de Tetamman (rassure toi) proposent des traitements et des conseils aux personnes présentant des symptômes viraux tels que la fièvre, la perte du goût et de l'odorat et les difficultés respiratoires.

Les rendez-vous pour les deux services peuvent être pris via l'application Sehhaty du ministère.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
Short Url
  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Guerre en Iran: Israël annonce avoir éliminé Ali Larijani

Ali Larijani, chef de la sécurité nationale iranienne, assiste à une cérémonie du mouvement chiite libanais Hezbollah marquant le premier anniversaire de l’assassinat de Hassan Nasrallah par Israël, dans la banlieue sud de Beyrouth le 27 septembre 2025. (AFP)
Ali Larijani, chef de la sécurité nationale iranienne, assiste à une cérémonie du mouvement chiite libanais Hezbollah marquant le premier anniversaire de l’assassinat de Hassan Nasrallah par Israël, dans la banlieue sud de Beyrouth le 27 septembre 2025. (AFP)
Short Url
  • Le ministre israélien de la Défense Israël Katz annonce la mort d’Ali Larijani et du général Gholamréza Soleimani lors de frappes israéliennes en Iran, un nouveau coup porté aux structures du régime
  • Israël intensifie ses opérations contre des cibles iraniennes et alliées, visant aussi un chef du Jihad islamique, sur ordre du Premier ministre Benjamin Netanyahu

Jérusalem: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé mardi "l'élimination" d'Ali Larijani, l'un des principaux dirigeants iraniens, et du général Gholamréza Soleimani, commandant de la milice du Bassidj, après des frappes menées dans la nuit en Iran par l'armée israélienne.

"Le chef d'état-major vient de m'informer que Larijani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, et Soleimani, chef du Bassidj — l'appareil répressif central de l'Iran, ont été éliminés hier soir", a déclaré M. Katz dans un message vidéo.

"Ils ont rejoint dans les profondeurs de l'enfer (Ali) Khamenei", guide suprême de la Révolution islamique, tué avec plusieurs autres haut-responsables iraniens aux premières heures des bombardements israélo-américains sur l'Iran le 28 février.

Depuis l'élimination du guide suprême Khamenei, M. Larijani était l'un des principaux visages du pouvoir iranien.

- Sous la tente -

Il "est le dirigeant de facto du régime iranien, surtout depuis deux semaines, mais même avant cela, il était considéré comme celui qui prenait les décisions et tirait les ficelles", a commenté un responsable militaire, sous couvert d'anonymat.

C'est Larijani qui "a orienté les attaques vers la région" et a ordonné des frappes contre Israël et les pays du Golfe, a affirmé ce même responsable.

Le chef de la milice du Bassidj, le général Soleimani, a quant à lui été "éliminé lors d'une frappe de l'armée de l'Air visant le quartier général de fortune sous tente qu'ils utilisaient, par crainte d'utiliser leurs bases habituelles".

Avec les Gardiens de la Révolution, le Bassidj est depuis plusieurs jours la cible des frappes aériennes d'Israël. Cette milice recrute essentiellement dans la jeunesse, et agit comme une organisation idéologique insérée dans toutes les institutions et strates de la société.

Elle "fait partie de l'appareil armé du régime terroriste iranien" et a "mené les principales opérations de répression, recourant à une violence extrême, à des arrestations massives et à l'usage de la force contre des manifestants civils", a commenté l'armée israélienne.

"L'élimination de Soleimani s'ajoute à celle de dizaines de hauts commandants des forces armées du régime iranien qui ont été éliminés au cours de l'opération, et constitue un nouveau coup dur porté aux structures de commandement et de contrôle du régime en matière de sécurité", affirme l'armée.

- Jihad islamique aussi visé -

Le responsable militaire a par ailleurs fait état d'une frappe contre l'un des principaux chefs du Jihad islamique palestinien, Akram Al-Ajouri, chef des brigades al-Qods, la branche militaire de ce mouvement, active surtout dans la bande de Gaza.

Akram Al-Ajouri "séjournait en Iran, où il résidait habituellement (...). Nous ne disposons pas encore de données" sur les résultats de la frappe, a ajouté cette même source.

"Le Premier ministre (israélien Benjamin Netanyahu) et moi-même avons donné pour instruction à l'armée israélienne de poursuivre sans relâche les dirigeants du régime de terreur et d'oppression en Iran", a ajouté le ministre Katz.

L'armée israélienne "poursuit ses opérations en Iran avec une grande intensité, en ciblant les ressources du régime, en neutralisant ses capacités de lancement de missiles et en détruisant des infrastructures stratégiques clés (...)". La Révolution islamique "est en train d'être démantelée, et ses dirigeants ainsi que ses capacités sont en train d'être neutralisés", a-t-il assuré.

M. Katz a félicité "les pilotes et les équipes au sol de l'armée de l'Air, ainsi que toutes les branches et tout le personnel du renseignement" pour cette "opération qui restera dans les annales de l'histoire des guerres et des campagnes aériennes modernes comme un exploit sans précédent".

"Bravo à l'armée israélienne, continuez comme ça!" a-t-il conclu.

"Le Premier ministre Benjamin Netanyahu ordonne l'élimination de hauts responsables du régime iranien", a par ailleurs annoncé un peu plus tôt son bureau, publiant une photo légendée de M. Netanyahu, tout sourire au téléphone, sous le drapeau frappé de l'étoile de David, un général à ses côtés et un autre collaborateur calepin en main.


Amman et Abou Dhabi : le monde arabe n’est pas partie prenante de la guerre contre l’Iran

Mohammed bin Zayed Al-Nahyan, président des Émirats arabes unis, et Abdallah II ont discuté des développements régionaux lors d’une réunion à Abu Dhabi. (WAM)
Mohammed bin Zayed Al-Nahyan, président des Émirats arabes unis, et Abdallah II ont discuté des développements régionaux lors d’une réunion à Abu Dhabi. (WAM)
Short Url
  • Lors d’une réunion à Abu Dhabi, Mohammed bin Zayed Al-Nahyan et le roi Abdallah condamnent les récentes attaques iraniennes contre leurs pays
  • Les pays du Golfe et d’autres nations arabes n’ont ni déclenché ni participé au conflit en cours entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, mais œuvrent à le contenir et à éviter une escalade régionale, ajoutent-ils

​​​​​LONDRES : Les dirigeants de la Jordanie et des Émirats arabes unis ont condamné les récentes attaques iraniennes contre leurs pays et ont réaffirmé que les nations arabes n’avaient ni déclenché ni participé au conflit en cours entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a débuté le 28 février.

Mohammed bin Zayed Al-Nahyan, président des Émirats arabes unis, et le roi Abdallah de Jordanie ont déclaré que le Conseil de coopération du Golfe et d’autres nations arabes s’efforcent plutôt de contenir la crise et d’empêcher une escalade régionale, selon l’agence de presse jordanienne.

Leurs déclarations ont été faites lors de leur rencontre à Abu Dhabi lundi, afin de discuter de l’intensification des actions militaires dans la région et de leurs graves répercussions sur la sécurité et la stabilité.

Ils ont indiqué que l’agression iranienne en cours dans la région viole la souveraineté des États, le droit international et d’autres normes, et constitue une menace pour la paix et la sécurité mondiales, selon l’agence de presse des Émirats.

Les dirigeants ont souligné la nécessité urgente de mettre fin à l’escalade militaire et de privilégier le dialogue et la diplomatie afin d’assurer la sécurité et d’apaiser les tensions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com